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Pour être bon , il faut qu il soit de moyenne taille,la tête moyenne 8c ronde, de gros yeux à Heur detête ; qu’il soit tout d'une pièce ; linon deux mailles ;bien relevés de mahuttes ; le vol long & bien afiilé,qui ne croillê point ; bien couvert de manteaux ;la main en sorejje ardoiíée , grande & déliée ; lechamp de ton pennage tirant fur le roux , 8c qu’ilsoit bordé de seu fur les mailles de derrière. VLaneret.
Le Lanier -, est sort propre au vol pour champs,pour rivière j & à toute volerie. Il faut fe {gouvernerenvers tous les oiseaux du leurre , comme envers lesfaucons : iln’a pas beaucoup de courage , & n’estpas de grande entreprise; il vole de faim & denécessité , à moins que ce ne soit un Lanier depastàge ; il n’est pas beaucoup agréable en íà
volerie. .
Le Laneret , est beaucoup plus agréable en fa vole-rie que le Lanier ; il vole pour corneille , pourcourlis, & pour les champs; il est fort aisé à gou-verner 8c à maintenir en bon état ; il n’est pas sisujet aux maladies que le Lanier , 8c n’est pas siflegmatique.
Le Lanier & le Laneret doivent être tenus pen-dant leur mue dans un lieu sain & tempéré; ilsfont familiers & domestiques : on les traite au com-mencement & pendant la mue comme les faucons ;il faut leur donner des viandes chaudes.
Martinot dit que le faucon Lanier est communen tous pays , 8c partculièrement en France ; qu’ilfait son aire fur les plus grands arbres des boisde haute futaie dans les. nids des corbeaux , oudans les rochers qui sont le long des rivages de lamer; qu’il est de moindre taille que le faucon gen-til ; que son pennage est très beau après la mue ;qu’il est plus court empiété qu’aucun des autresfaucons j 8c que les meilleurs des niais, ou fors,sont ceux qui ont grosso tête , 8c la main tirantfur le bleu ; qu’ils sont bons à toute volerie &font faciles à leur vivre, Sc supportent mieux legros pat qu’aucun autre oiseau , 8c font très - fami-liers 8c aisés.
Il n’y a pas d’oiscau plus paisible fur la perche ;il demeure toujours dans le pays où il est né, 8cn’est pas de partage , comme les autres. Il est beau-coup meilleur en été 8c en automne, qu’en hiver.On lui donne quelquefois le surnom de faucon La-nier j 8c parce que l’on en trouve plus commu-nément ; qu’il est beaucoup plus facile à gouverner8c entretenir, qu’il est plus familier & plus aisé , l’ons’en sort plus ordinairement en France.
Les Laniers , qui ont la guirlande blanche autourdu cou, font les plus courtois oiseaux de ceux deleur espèce ; & selon l’opìnion d’habiles Faucon-niers, ils sont meilleurs pour perdrix que les sa-cres ; car ils endurent plus de peine 8c de travailqu’aucun autre oiseau , 8c fe peuvent reclamer aupoing , 8c arrêter en toutes manieies oc en tonslieux; mais les sacres font plus forts pour résister.
II y a une espèce de Lanier qu’on appelle autre-ment Pie grièche , en Latin Collurio. Il y en ade deux sottes, qui ne font disterentes que parleur sexe.
La femelle est de la grandeur d’une moyennegrive. A la voir de loin , le champ de son pen-nage paroît entièrement gris, mais de près son ventre8c fa poitrine parodient blancs , son dos est griscendré. Elle a une très - grosse tête, & les yeuxdistans l’un de l’autre. Depuis l’ouverture du becle long des yeux jusques fur le cou , elle a unemarque noire , qui est un peu oblique. Elle a le becd’un noir luisant, 8c courbé comme celui de l’eper-vier ; le dessus l’est beaucoup, & le dessous l’estmédiocrement en haut.
L’autre Lanier ou Pie grièche mâle , en Latin La-nius mas, estd’une plus petite taille : il a les couleursplus lavées, 8c le dessus de la tête 8c du dos d’unbrun moins éclatant. Ses jambes & fes pieds fontbruns. Son bec est si fort, qu’il percerait un gant
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doublé , 8c bleísoroit encore la main ; auílì casse r illa tête 8c les os des oiseaux qu’il prend très-facise-ment. Celui-ci est appelé Pie grièche ou Lanierblanc , en Latin Lanius albus , 8c il n’y a que sebec, les jambes & les ongles qui ne le soient pas ;car le bec & ses ongles sont noirs , & les jambesjaunes , étant semblable pour le reste au précédent.U vit de papillons 8c grands insectes ; il prendaulll quelqucíois de petits oiseaux , dont il calseles os & les avale.
Le Lanier , ou Pie grièche mue tous les ans au com-mencement du printems ; il n’a point de chant ; il sesoutient comme f émerillon , 8c se perche toujoursau faite des arbres : il agace, mais non pas si foreque la grande pie. On l’a ainsi appelé à cause queson pennage est diversifié de deux ou trois couleurs.Faultrier.
Il y a une espèce de Lanier qui n’est point le Larnier François dont on fe sort dans la Fauconnerie;mais c’est un oiseau de rapine. Il est de la taille dufaucon ; le dessus de fa tête est plat & large : elle esttrès-groile aussi bien que son cou, qui sont d’uncendré clair, de même que le ventre, 8c tout sedeíîusde son dos, de fes cuiílès, de son croupion ,& le dessous de fa queue ; la prunelle de son œilest noire & environnée d J un cercle jaune. Entre segrand coin de l’œil & le bec , il a une tache noire.Son bec tout entier est de la grosseur d’un doigt, ilest noir 8c fort courbé , & crochu à Pextrémité :proche de la tête il est couvert d’une membranejaune. Son dos, le dessus de fes manteaux , 8c sesplumes qui couvrent les grandes pennes, que lesFauconniers appellent les témoins aux oiseaux deproie , & le haut de fa queue , font d’un gris quitire fur le brun : mais les couteaux 8c les vanneauxsont tout-à-fait obscurs, ou pour mieux dire noirs.Son vol est long & bien affilé, & passe de beau-coup le croupion, de manière qu’il ne s’en fautqu’un pouce qu’il n’égale la longueur de la queue.Ses cuisses ne sont pas entièrement couvertes de plu-mes. Ses jambes, qui font jaunes, font fort grêlesà proportion de la grosseur de son corps, 8c nefont pas plus grosses qu’un tuyau de blé. Les doigtsde fes pieds font pareillement grêles & jaunes j il*font garnis de petits ongles noirs, crochus , me-nus & très foibles , qui font tout autant de signesde fa foiblesse, Sc de son peu de courage. FaulT.
Il y a encore une autre espèce de Lanier fans cœuoque l’on pourroit appeler buse. Il a le bec noir, cou-ronné 8c jaune , la langue large 8c noire; le cerclequi environne la prunelle large 8c jaune. Sa tête 8Ctout son dos sont de couleur brune un peu mêlée dejaune. Le haut dés Elises est gris cendré ; les ailes sou ccomposées de six ordres ; les trois derniers font de coi*'leur de rouille ; elles sont néanmoins blanches en de-dans. Il y en a trois tout-à-fair noires du second ot'dre , qui sont un peu blanchâtres à leurs extrémité' .Le troisième ordre est compose de six pennes blan-ches , les quatre premières defquelles íont brunes, se sdeux autres traversées d’une couleur noire. Le qtrieme ordre en a deux châtain. Le cinquième autans*inais elles sont disposées de manière que les deux der-nières vont au troisième ordre. Le sixième 8c dernj etest compose de trois pennes, qui répondent aux p' 11mes du quatrième. Sa queue est fournie de do_uz epennes , dont Jes trois premières de chaque coiussssblanches & marquées de taches de couleur de rondlave ; la quatrième est tachée de noir ; la einquse 1 * 1de taches brunes 8c de couleur de rouille'; se sdu milieu qui couvrent les autres, qui pour ce^ _raison sont appelées couvertes , sont de gris cen rL ’le croupion est entièrement blanchâtre. Sa P 0 ^ 1 ^est de gris cendré ; tout le reste jusques aux cU >c j sdiversifie de taches de couleur de rouille. Ses Pss £Sfont jaunes, fes enlises revêtues de plumes í uau genoux. Ses jambes font droites comme p.
tons y ses ongles noirs, longs 8c fort crochusque ses doigts triaient pas beaucoup de song u ■Faultrier.