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à' une toile , disterens objets, différentes ligurespeintes en petit fur des morceaux de verre. Elle estcomposée d’un, miroir parabolique qui réfléchit lamuiered’une bougie , dont la lumière sort par le pe-* lt tr °u d’un tuyau, au bout duquel il y a un verrede lunette, Sc entre deux on coule successivementplusieurs petits verres peints de diverses figures, lef-stuelles se représentent sur la muraille opposée, enplus grand volume. Le premier qui a enseigné la cons-truction de la lanterne magique est Swenterus, en sonlivre, Delicia Mathematica. Le P. Kircher & Kest-fetus, Jésuites, en ont aussi écrit, & avant tous,Roger Bacon, Anglois, en avoir donné quelqueidée.
Ceux qui savent les principes de la Catoptrique &
, Dioptrique comprendront facilement tout lemécanisme de la lanterne magique. Ils verront que' 1 on met au fond de la boëte un miroir concave de
métal, afin que les rayons envoyés par la chandelleplacee au foyer de ce miroir, soient réfléchis parallè*. es fur des figures peintes en petit avec des couleursrort transparentes fur des verres très-minces, que l’ona mis au commencement du tuyau mobile de la lan-terne magique. Ils verront encore que puisque ces pe-tir es figures peintes fur le verre , Sc vivement éclairéesP ar derrière , n’envoient fur la muraille que des rayonsde lumière qui ont paílé par deux verres convexes ,dont on a eu foin de garnir le tuyau de la lanterne , cesP e dtes figures doivent être peintes en grand fur la^maille. Une des propriétés des verres convexes estc grossir les objets. Enfin ils verront que puisque lesrres convexes représentent les objets dans une fìtua-011 opposée à celle qu’ils ont, il est nécessaire den verler les figures que Pont veut représenter sur lamuraille dans leur état naturel,fa lanterne magique dont P Abbé Nollet donne ladescription, j. vol. de ses leç. de Phys. a son tuyaumobile garni de trois verres lenticulaires. Mais alors,il faut mettre les objets d’abord après le premier verrelenticulaire, Sc placer la chandelle un peu plus basRue le foyer du miroir de métal , afin que les rayonsde lumière soient réfléchis divergens par la surface demiroir.
If? Pour faire une lanterne magique sans le secours d’unverre de métal, placez d’abord une chandelle alluméeau fond de la boëte; mettez ensuite un verre con-vexe, après ce verre convexe mettez les objets, puisa quelque distance des objets un second verre convexequi les représente en grand sur la muraille.
f anternes , est aussi un instrument d’Eííàyeur d’or 8 cd argent, qui est une petite construction de menuise-rie en forme de petit cabinet, ou de tabernacle, dans«quelle font suspendus deux trébuchets ou balancestres-fines. Le destus & les côtés font fermés avec duy erre, pour empêcher Paction de Pair fur le trébu-
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Interne, au pluriel, se dit figurément des fadaises,des fors contes, des discours impertinens. T o ut cestue vous me dites , ce font des lanternes. Il est fami-lier.
On dit proverbialement en parlant d’un sot & d’unpedule à qui l’on fait croire tout ce qu’on veut, même«s choses les plus absurdes , qu’on lui feroit croire que
^effies sont des lanternes.
^TERNEAU. f. m. Termes de salines. Ce mot fe. u vc écrit avec une apostrophe après la lettre l , cedoit marquer qu’il y a un article, 8 c qu’onlo . dite Sc écrire anterneau : cependant ce mot adt'Sune / avec apostrophe dans un Traité ma-c lj e Ctlt "it la manière de faire le sel, 8 c dans la pian-os £ ra vee d’un marais salant, où les noms de cha-la ^ ai ^ e fe trouvent fans article. L 'Anterneau estres f et îj e chaussée qui sépare les méans dans les ai-m ’ e m est terminée de chaque côté par les bras
c _ RnER. v. a. Fatiguer, importuner par des dis-^ Uìs ridicules , impertinens. Odium creare , odiumnif r f‘ fe lle feis ce qu’il me vient lanterner. Il n’estque du discours familier.
Tome V.
L’on me lanterne les oreilles ,
Quand on me dit qu un repas , &c.
Lanterner , v. n. Signifie auffi, S’amufer à la bagatelle,n aller point au solide, ne conclure rien. Inepte in realiquâ tergiversari. Cet homme ne fait que lanternertout le jour. Il ne fait que lanterner, marchandertout, 8 c n’achette rien. Que diantre lanternez voustant ? dit Senece a un homme qui fait de grands disocour$, au lieu daller droit au but. Il est aussi fa-milier.
LANTERNERIE. f. f. Discours, ou chose de peu d’im-portance. Inania verba. Il ne dit que des lanterne-ries , il ne s’amufe qu’á des lanterneries. Il est fami-lier.
LANTERNIER. f. m. Celui qui a soin d’allumer leslanternes des rues. Laternarius. On le dit auffi del’ouvrier qui fait ou qui vend des lanternes.
ftFOn le dit figurément, mais dans le style familierseulement, d’un diseur de fadaises. Nuga , nugatorineptus. Ne vous amusez pas à ce qu’il vous dit, c’estun vrai lanternier.
fjCF On le dit de même d’un homme qui ne peut pren-dre aucun parti , que la moindre difficulté arrête.Cessator. N espérez pas conclure avec lui, c’est unlanternier, un franc lanternier.
LAN TERNIS sES. f. m. Nom d’Académiciens établisà Toulouse. Les noms de la plupart des Académies
Italiennes, paroissent bisarres Sc extraordinaires.
Nos Lanternifl.es de Toulouse semblent avoir voulusympathiser avec l’Italie à cet égard-là. Merc. d&Janv. 1 73 2.
En rócjy&en 1696, Mile P Héritier eut le prix del’Académie des Lanternifles de Toulouse. Ce fut enlui adjugeant le second, que cette célèbre Académiel’admit dans son corps, honneur qu’elle n’avoit en-core accordé à aucune dame. Journ. des Sav. Décem.
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Ces Académiciens ont été ainsi nommes, parcequ’avant que leur Société fût érigée en Académie , ilss’alíembloient la nuit, éclairés par de petites lanter-nes Ces Messieurs ne fe formalisèrent point dusobriquet, 8 c pour conserver le souvenir de leur ori-gine , ils prirent pour devise une étoile avec cesmots Lucerna in nocle.
sT LANTERNON. f. m. Terme d’Architecture, di-minutif de lanterne. Sorte de coupole. Il reste unpoint ( touchant la restauration du Panthéon ) fur le-quel je n’ai garde de vouloir justifier ceux qui le pro-posent. C’est le lanternon à placer fur le grand œilde la voûte. Lettre fur le Panthéon. Mém. de Trév .Novemb. Cette idée n’est cependant pas de
l’Architecte, elle vient de plus haut, & on y est tel-lement attaché, qu’on ne veut point entendre parlerd’embellir la voûte, à moins qu’on ne la garantissepar ce lanternon , des injures du tems. Il faut avouerque cette ouverture de la voûte est extremement in-commode pour ceux qui sont dans PEglíse. Par là,tombent avec la pluie, la neige, la grêle , des rhu-mes 8 c des catharres de toute espèce. Mais le boucherpar un coupolin, c’est surcharger l’édifice, c est alte-rer l’effet de la lumière qu’il reçoit par cet œil, c’estfaire disparaître tout l’artifice de l’ancien Archi-tecte. Id.
LANTIONE. s. f. Sorte de bâtiment qu’on volt dansles mers de la Chine- Il approche fort des galères del’Europe : il a seize rangs de rameurs, huit à chaquecôté, 8 c six hommes à chaque rang. Les Corsairesdes mers de la Chine se servent souvent de lantiones.
LANTIPONNAGE. s, m. Mot bas & burlesque, pourdire importunité ridicule, discours frivoles & impor-tuns. Importunitas , cessatio. Monsieur le Médecin,que de lantiponnage ? Mol.
LANTIPONNER. Terme populaire & burlesque, quisignifie tenir des discours frivoles, inutiles 8 c impor-tuns , fans aller au fait. Cessare , nugari. Vous ne faitesque lantiponner : venons au fait.
LANTRIGUET. Foyei Tréguier.
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