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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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rente. On cite sur les lanternes de corne , Plaute ,dans le Prologue de TAmphytrion, & Martial, Liv.XLF. Ep. ói. Il est vrai qu’ils y parlent de lanternes ,mais ils n’en disent point la matière. Car pour le titrede TÉpi gramme de Martial, lanterna cornea , est onbien sûr qu’il soit de Martial lui-meme ?

On appelle soufflets à lanternes , ceux qui repré-sentent une lanterne de papier, dont l’ais supérieur,quand on le leve, demeure parallèle à Tinférieur

Il y a à la Chine une fête célébré qu’on appelle lafête des Lanternes. C’est le quinzième jour du premiermois ; on le homme le jour ou la fête des Lanternes ,parce qu’on en suípend dans toutes les maiíbns & dansles rues en si grand nombre, que c’est une fureurplutôt qu’une fête. On en allume peut-être plus dedeux cens millions ce jour-ià. On a outré en cettematière une cérémonie , qui d’ailleurs eût pu être to-lérée , comme plusieurs autres coutumes, pour s ac-commoder au caprice du peuple, & qui est deve-nue par un entêtement ridicule le plaisir le plus sé-rieux des gens de qualité.

On expose ce jour là des lanternes de toutes sortesde prix; quelques-unes coûtent jusqu’à deux milleécus ; & il y a tel Seigneur qui retranche toute Tan-née quelque chose de íà table , de ses habits, de sonéquipage, pour être magnifique en lanternes. Cen’est pas la matière qui coûte ; la dorure , la sculptu-re, les peintures, la foie & le vernis, en font toute• la beauté: pour la grandeur, elle est énorme. Onenvoit de vingt cinq à trente pieds de diamètre. Cefont des sales, ou des chambres , &c trois ou quatrede ces machines feroient des appartemens fort raison-nables ; de forte qu’à la Chine on peut manger, cou-cher , recevoir des visites , représenter des comédies,Ôc danser des ballets dans une lanterne. Il faudroitpour leclairer y allumer un feu de joie, tel quenous le représentons dans nos places publiques;mais comme on en seroit incommodé, on se con-tente d’y mettre un nombre infini de bougies, oude lampes, qui de loin font un fort bel ester. On yreprésente aulsi divers spectacles pour divertir lepeuple , & il y a des gens cachés, qui par le moyende plusieurs petites machines, font jouer des marion-nettes de grandeur humaine, dont les actions fontsi naturelles , que ceux-mêmes qui en savent Tartifi-ce, ont de la peineànes’y pas méprendre.

Outre ces lanternes monstrueuses, il y en a uneinfinité d’autres médiocres. J’en ai vu non-seulementde propres, mais encore de magnifiques. Elles fontordinairement composées de six faces, ou panneaux,dont chacun fait un cadre de quatre pieds de haut, &d’un pied ôc demi de large, d’un bois vernis, & ornéde quelque dorure. Ils y tendent une toile de foie fineÔC transparente , sur laquelle on peint des fleurs , desrochers, & quelquefois des figures humaines. La pein-ture en est belle, les couleurs vives; Ôc quand lesbougies font allumées , la lumière y répand un éclat,qui rend Touvrage tout-à-fait agréable.

Ces six paneaux joints ensemble composent unhexagone surmonté par les extrémités de six figures desculpture,- qui en font le couronnement. On y sus-pend tout autour de larges bandes de satin de toutescouleurs en forme de rubans, avec divers autresornemens de loie qui tombent fur les angles, fanslien cacher de la peinture, ou de la lumière. LesChrétiens se n servent quelquefois pour Tornementdes Eglises. Les Chinois en suspendent aux fenêtresdans leurs cours , dans les salles, ôc quelquefois dansles places publiques. La fête des Lanternes est encorecélébré par les feux de joie, qui parodient en ce tems-là dans tous les quartiers de la ville.

Lanterne , qu’on nomme aussi P Hoir , terme de Ga-zier. Instrument rond qui sert aux Gaziers à ôter lafoie de dessus TourdiíToir , pour la mettre fur lesdeux erdubes du haut du métier à gaze.

Lanterne , en termes de Guerre , Instrument de Ca-nonnier dont on se sert pour charger le canon. On lenomme aussi Cuiller à charger. / / byqr ce mot. Lan-ternes ou cuillers à charger. De £a Font.

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Elle est faite en forme d une longue cuiller ronde,& est attachée au bout d’un bâton.

Lanterne à mitrailles, est un bois rond concave enforme de boëte qu’on remplit de mitrailles pour encharmer un canon.

Lanterne à gargouises. Terme de Marine. Etui de boisdans lequel 011 met les gargouiles pour les porter enhaut.

Lanterne, en termes d’Orfévre, est la partie d une croiséd’Evêque , ou d’un bâton de Chantre, qui est grosteêëà jour, qui en quelque façon représente une lanter -ne. Les croises ôc bâtons d’argent doivent être con-tremarqués aux vases, fonds de lanterne , dômes,douilles ôc croisillons, suivant les Statuts des Or-fèvres.

|sF Lanterne, en termes de Méchanique, est une pe-tite roue dans laquelle engrenne une autre roue, unrouet, un héristòn. Elle diffère du pignon en ce queles dents du pignonsont saillantes, & placées au deílusôc autour de toute la circonférence : au lieu que lesdents de la lanterne , si on peut les appeler ainsi , nefont proprement que des trous pratiqués au dedans ducorps même, où les dents d’une autre roue doivententrer.

Lanterne , en termes d’Horlogerie, est de même unepetite roue placée au centre d’une grande ; elle tientlieu de pignon dans les grostes Horloges. Les lanternesfont composées de fuseaux ronds, cylindriques, mon-tés ôc rivés entre deux plaques parallèles. Il seroit àsouhaiter que Ton pût exécuter les lanternes en petit,avec autant d’égalité ôc de facilité que Ton fait les pi'gnons , pour s’en servir dans les montres ; mais Texe-cution en est trop^difficile : on doit former les ailesdes pignon s-en général, autant qu’il fera possible , furla forme dîme lanterne , quoi qu’en puiíîent dire lespartisans du sentiment contraire. On se sert plus volon-tiers de lanternes pour les grostes Horloges, ôc de pi-gnons pour les montres. Les dents des roues engren-aient dans les ailes des lanternes ou des pignons. L®pignon ou lanterne qui conduit une roue, doit avoirses ailes un peu plus larges que les dents de la rouequi est conduite , ôc les ailes d’un pignon qui estconduit, seront plus serrées. Le P. Alexandre. LeSdents de la grande roue engrenant dans la lanternéqui est fur Taxe de la roue moyenne, Tobligent àtourner. Idem.

Lanterne de Moulin, est un pignon à jour fait en for'me de lanternes , qui est composé de deux tourtes,ou pièces de bois rondes , au bord desquelles s° ntdes fuseaux où s’engrennent ôc s’accrcchent les de» tSde la roue intérieure du moulin qui fait tourner 1 £Smeules.

Lanterne , en Architecture , est une construction “ echarpente qui le met au plus haut des dômes &pavillons., où il y a d’ordinaire quelques fenêtres p 0111leur donner plus de jour.

Lanterne, se dit aussi d’une cage carrée de charpenté’garnie de vitres, au destus du comble d’un cornas 1de dortoir, ou d’une galerie entre deux rang* ,boutiques pour Téclairer, comme il s’en voir àbourse de Londres. ^

Lanterne d’escalier, est une tourelle élevée au-û^"^d’une plate-forme , ou terrasse, pour couvrir laronde d’un escalier par où Ton y monte , qui se P ra j eque dans les pays chauds, où les terrasses ferventcouverture ; ôc comme il s’en volt de pierre à l’entde la plûpart des dômes.

Lanterne d’Eglise , est une petite tribune en fo rrnC slLi :cage de menuiserie vitrée , ou fermée dejaloupes,sert d’oratoire dans une Eglise, pour prie 1 'avec moins de distraction. , ^re-

Lanterne ou Écoute, est aussi un petit cabine 1 ^ j eSnuiserie , fermé de jalousies, qu’on éléve ^ a m c erlieux 011 le font des actions publiques, p 0 l f r ^ êtrequelques personnes q pi veulent écouter a g ra n d-vues. Il s’étoit glissé dans la lanterne de laChambre , quand onplaidoitsa cause. tique»

Lanterne magique, est uue petite machine d 0 u

qui lait voir en grand, sur une muraille b last for

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