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•oins directs & manefestes d’un Auteur, & les imi-tations qu’il fait d’un original.
On le dit aussi dans la galanterie, des plaisirs dé-robés 8c pris en cachette.
LARCUDIA , ou ARCUDIA. Nom d’une petite villede Barbarie , en Afrique. Arcudia. Elle est dansle Royaume de Tripoli , vers la frontière decelui de Barca , fur le golfe de Sidra. QuelquesGéographes croient qu 'Arcudia est la ville qu onnommoit anciennement PhiUni vicus , ou P hila-riorum ara , que d’autres jugent être Naima , ouTaïmi , fur le même golfe , mais un peu plus àl’occident. Oh conjecture encore , que Larcudiapourroit être l’ancienne ville d’ Automala , que d’au-tres placent à Zanagra, bourg du voisinage de Lar-' cudia. Sanfon dit Larcudia , & non pas Arcudia ,comme Alaty. Mais Michelot 8c Tenn, Pilotesdu Roi , & Berthelot , Profelîèur d’Hydrographieà Marseille , dans leurs Cartes de la mer Méditer-ranée , la nomment Liconda , 8c non pas Larcudia.
LARD. f. m. Graisse ferme qui est entre la chair &la peau des animaux. Laridum. On le dit parculière-ment des pourceaux, des marsouins, des baleines.Les pourceaux qu’on nourrit de glands, ont le lardplus ferme que les autres. Ce cochon a plus de qua-tre doigts de lard. Du petit lard est un morceau decochon où il y a peu de chair qui tient au lard , 8cqu’on met au pot. Une flèche de lard est cettegraisse qu’on leve 'tout le long d’un des côtés d’unpourceau , qu’on sale & qu’on garde long-temps.
Laridum , du lard , a été pris des Celtes , qui di-sent lard. Pezron. Ces Celtes font les Bas-Bretons :or il n’est pas sûr qu’ils n’aient pas pris lard du Latin ,ou de ceux qui l’avoient reçu des Romains.
Lard , fe dit proverbialement en ces phrases. Ceuxqui aiment à dormir long - temps font du lard.
|fcT f/on dit d’une personne fort grasse, qu’elle estgrasse à lard , & d’un homme sur qui on veut re-jettes quelque faute, que c’est lui qui a mangé lelard. On dit aussi d’un homme fort avare qu’ilest vilain comme lard jaune.
On dit encore des bons ménagers, principalement de ceux qui approchent un peu de la lésine,qu’ils ne jettent point leur lard aux chiens.
Lard. Terme de Charpentier & de Menuisier. LesOuvriers qui travaillent en bois , appellent le larddu bois, ce qui est entre l’écorce 8c le vif de l’ar-bre. On le nomme autrement aubier. Voy. ce mot.
Lard. Nom d’un ancien bourg du Royaume de Tripoli, en Barbarie. Larda , autrefois Aspis. Il est furla côte occidentale du golfe de Sidra, près du capde Lard , & au nord du bourg de Zédico. Maty.
LARDER, v. a. Piquer une viande , y appliquer depetits filets de lard. Lardo figere. Il y a des Rôtisfeurs en blanc qui ne font que larder. Il y en a quiaiment mieux barder la viande que la larder. Onlarde de gros lardons, & en dedans, la viande qu’onmet en pâte , à la daube , a l’etuvee. On lardele bœuf à la mode.
Larder , fe dit aussi figurément en quelques phrasesfamilières au lieu de Percer 8c de piquer. Figere , con-figere. Transverberare , transadigere. On peint SaintSébastien tout larde' de flèches. Ces deux soldats quife battoient fe font lardés de coups d’épées, pourdire, percés de plusieurs coups.
En Maréchallerie , on dit larder un cheval decoups d’éperon , lui en donner tant de coups queles plaies y parodient.
Molière fait dire à l’Avare, Je voudrois bien sa-voir à quoi vous fervent tous ces rubans dont vousvoilà lardée depuis les piés jufqu’à la tête. On lardeles jambons de citrons, de cannelle,de clous de girofle.
On dit aussi Larder une carte , Lnferere , quandon la fourre entre plusieurs autres cartes } ou unfeuillet dans un livre.
Larder la Bonnette. Terme de Marine. C’est unmoyen dont fe fervent les Calfàteurs quand un vaisseau a été percé à l’eau , fans pouvoir découvrirl’endroit où est la voie d’eau, pour la trouver 8c pour
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l’arrêtef. Ils lardent une bonnette avec plusieursbouts de fil de carrer , qu’ils laissent pendre tout dulong, 8c après avoir mouillé la bonnette , ils jettentde la cendre , ou de la poussière íur ces bouts defil , afin de leur donner un peu de poids pour 1 afaire enfoncer dans l’eau. Ils descendent la bon-nette dans l’eau, 8c la promènent à stribord , dCà bâbord de la quille , jufqu’à ce qu’elle fe trouveopposée à l’ouverture qui est dans le bordage ; alorsl’eau qui court pour y enter, poulie la bonnettecontre le trou : ce qu’on connoît par une espèce degazouillement , ou de frémissement que font l’eaU& la bonnette. Pour exprimer ce bruit, les Mate-lots disent que la bonnette sape.
LARDÉ j ÉE. part. O 11 appelle une collation las'dée , Ccena dubia , celle où l’on sert de la viandelardée en même temps que des fruits, autrementun ambigu.
LARDÉRE. f. f. Petit oiseau que Pomey appelle enLatin parus , & qu’il croit être la même chose quemésange.
LARDIER. f. m. Vieux mot qui fe trouve dans nosanciens Auteurs ; il signifie un lieu où l’on garde,on ferre le lard. Lar darium dans la basse Latinité.
Trois bacons avoit en un mont ,
Che\ un prudhomme en un lardier. R. Du Renard-
Lardier. f. m. Henri I , Roi d’Angleterre, donnApar la croise l’investiture de deux Evêchés, à RogetIon Chancelier; celui de Salisburi , & celui d’Hemford à un autre Roger son Lardier : ainsi non 1 'moit-on celui qui gardoit les provisions de bouche*Fleury, Hijl. Eccl.
LARDOIRE. í. m. Petit instrument qui sert à larder*Veruculum lardarium. C’est une forte de brochettecreusée & fendue en quatre par un des bouts, asi 11d’y pouvoir mettre le lardon à mesure qu’on lardequelque viande que ce soit. On en fait de cuivre& de bois. Grofle lardoire , petit c lardoire ,lardoif &à piquer , lardoire à venaison. ,
LARDON. 1. m. Petit morceau de lard coupé en long jdont on pique la viande quand on la rôtit, ou quandon la met en pâte , ou à la daube. Laridi lingula.
Assaillir un poulet hérissé de lardons. N. ch. de veR s '
Lardon , fe dit figurémant & familièrement, p ol!Í ”Brocard , raillerie, mot piquant. Diclerium , sco^ma , scurrile diclurn. U y a de certaines petites villes dFrance , où personne ne pafle fans avoir son lardo 11 ’Le pauvre homme fut mal accommodé dans ceh 6compagnie, chacun lui donna ío n lardon.
Celui qui mordses amis en cachette , p
Qui rit tout bas des lardons qu on leur jette-
,1 fleS
Lardon , fe dit aussi d’un petit feuillet de nou-v? ^particulières que l’on donne outre la gazette. Oappelé ce feuillet lardon , parce qu’il renfermé çdinairement quelque brocard , quelque Praillerie contre quelqu’un. On a vu des aqui n’étoient que des grossières satyres ; il t jjtd’autres dont les traits font fins 8c délicats, G 1 ,d’une femme qu’elle est le lardon de son si iial a ss e jquand elle instruit les gens de tout ce qui s’y Pqu’elle en fait toutes les nouvelles,
C’ efl par elle toujours qu on. apprend dans I eLes bons tours qui Je font che ^ la brune ^^vR*
Lardon. Espèce de Gazette de Hollande. ^ 0 U chan£fuite M. Bayle, Professeur de Roterdam, h ,qfj c a-l’étymologie du mot de lardon , dans cette . ^ cl - 0 istion de Gazette, voici ce qu’il me répondit aque c’est à Paris que le titre de lardons- etc ^ tC1 npSnos petites nouvelles raisonnées : car dan»^p aJ1 de >que personne ne les appeloit de la forte en qc
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