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• 6e qu’elles n’y étoient connues que de peu de gens,mon frère m’écrivit de Paris qu’on y voyoit le lar-UOn toutes les semaines ; s’exprimant comme si c’eût^ tc un nom déja établi. On croit qu’on a nommé cesgazettes de la forte , du mot de lardon , dans la signi-fication d’un trait piquant j Sc que la figure longue& étroite du papier fur lequel on imprime ces nou-velles , y a aussi contribué. Ménage , Dicl. Etym.
■Lardon. Ternie d’Horlogerie. Pièce longue que l’on1T1 et à la coulisse. La queue d’aronde que l’on metau nez 6e au talon de potence de montre s’appelleaussi coulisse ou lardon.
L-Ardon. Terme d’Artificier. On appelle de ce nomks petits serpenteaux de différentes grosseurs , soitparce qu ils ont quelque rapport à la figure d’un'lardon à larder, soit parce qu’en les jettant par lemoyen des pots à feu dans les spectacles d’artificesfur les aísistans, on donne matière à rire de la vaineterreur qu’on leur cause, parce qu’en langage popu-laire , le mot de lardon signifie un trait piquant pour
moquer de quelqu’un.
On appelle aussi lardon en Serrurerie 6c ouvragese u fer , de petits morceaux de fer qu’on met auxlevasses qui le font en forgeant , afin de rapprocherct de souder les parties écartées.
"aRE, ou LARA. f. f. Terme de Mythologie. Nomd une Naïade , qu’on nomme aussi LARANDA &f ARUNDA. Lara Laranda. La Naïade Lare , étoity‘le du tìeuve Almon, Mercure la fit mère de deuxjumeaux qu’il nomma Lares , du nom de leur mère ,P qui furent honorés comme des dieux. Voy. Ovide,jyjL L. //, v. $j)7 , & 61s- Lara s’appeloit aussi.fund a s 6c Mania , parce quelle étoit mère des•pnes. Voyel Voisins, de Idolol. L. L, c. n.
ara j ou Larunda , qu’on appelle aussi Mania ,PAtce qu’elle étoit mère des Manes, l’étoit encoredes Lares Sc de la folie. Aussi prioit-on ces dieuxPour les fous, comme il paroît par les Mencechmi deElaute, Acl. 77, scen. IL , v. ió. & par Horace ,L. II,Satyr.
f ARE, ou LARES. f. m. 6c pi. Terme de Mytho-l°oìc. | '7T Lar, au pluriel Lares. Ce renne est in-ternent employé au singulier : on dit en style d’An-tiquaires , qu’une figure représente un dieu Lare.Lgs Lares étoient des Génies que les Payens croyoientassister les hommes ; ou les divinités qu’on révéroisdans la maison , & qui étoient comme les gardien-nes des familles ; des dieux domestiques qu’on pía-çoit dans le coin du foyer. Lares. Plutarque , dansses Questions romaines , distingue de bons 6c demauvais Lares , comme il y avoit de bons 6c demauvais Génies : 6c quelques uns, comme Euclide ,? nt cru que chaque homme en avoit deux, l’un°fi 6c l’autre mauvais. 11 y en avoit de publics &^particuliers. Apulée dit que les Lares domestiques11 étoient autre chose que les âmes de ceux quiAVoient bien vécu , 6e bien rempli leur carrière ;au contraire , ceux quiavoient mal vécu erroient va-Sabonds , & épouvantoient les hommes : on les appe-Larves. On nommoit aussi les premiers Pénates ,d °fi les adoroit fous la figure de petits marmousetse cite, d’argent & d’autres matières. Les Panthées ,l es figures qui représentent tout-à-la fois plu-dieux, étoient aussi nommés Lares. Varron^ Mactobe disent que les Lares étoient enfans deOvide dans ses Fastes, les fait enfans depelle UrC ^ Lara, que Lactance & Ausone ap-] a i ^si^arunda. Le Temple des Lares étoit dansSabins 1116 r< -‘8’ on Rome. T. Tatius , Roi des
Lares si ^ P reiT der qui a bâti un Temple auxctoip ' ^sieminée & le foyer des maisons leur
T-"V sacrés.
f atl ICUx Lares étoient aussi des dieux de la nais-ss .-LpArce qu’ils prenoient foin d’un enfant dès7 . rr ance , comme on le voit dans Ovide, Fajl.dans r^sif T< * ’ dans Tibule L. I , Eleg. XI , y. //, 6ev. ^ ssien , desexto Consul.Eonor. Carm. XXFIH ,tii ril í' j cst pourquoi, parce que Macrobe écrit, Sa-Lotne E C ' 1 ^ ur ^ R UC ^ es Éâvptiens avoient
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quatre dieux qui présidoient à la naissance , le génie,la fortune, l’amour 6c la nécessité, & qu’il les ap-pelle Prajlites , quelques uns lui font dire que lesEgyptiens avoient aussi leurs dieux Lares ; mais ily a bien de la différence entre les dieux des Égyptiens& les Lares j Sc tous les dieux qui présidoient à lanastïance, n’étoient pas Lares pour cela.
U y avoit des Lares publics, & des Lares particu-liers , prives , domestiques. Voy. Gruter , Infcript.P■ GF1 , n. 4 , & n. 12. Ces Lares privés , ou parti-culiers , avoient foin de chaque maison, de chaquefamille particulière. On peut voir fur C ela le Prolo-gue de la Comédie de Plaute , intitulée, Aulularia.Les Lares particuliers s’appelloient aussi Pmstites ,comme qui diroit Gardiens, de prajlo.
Quòd prsfiant oculis omnia tuta fuis.
dit Ovide, dans ses Fastes.
Les Lares publics se nonunoient aussi Compitales ,Compitana de compitum , carrefour ; & Vialcs , com-me qui diroit Voy ers, de via , voie , chemin public-,parce qu’on les plaçoit dans les carrefours & fur lesgrands chemins, dont le peuple les regardoit commeles dieux tutélaires , ainsi qu’Arnobe le dit, Z. 777.adv. Gentes. Dans Gruter 3 p.LXXFIII. n. 7. LariViali , Roma Asternaí. On nommoit Urbani , c’est-à-dire , Lares de ville , ceux qui avoient la protec-tion des villes j & Hostiìiens, Hojlilii, ceux qui avoientfoin d’éloigner l’ennemi. Il y avoit des Lares de lacampagne que les Inscriptions antiques appellent Zu-res Ruraux, Lares Rurales dans Gruter, p. CCLI.
Apulée , de Deo Sacra, aílûre que les Lares étoientla postérité des Lémures. Arnobe dans son troisièmeLivre , Adv. Gentes , rapporte que tantôt Nigridiusdifoitque c’étoient les Gardiens & les Prptecteurs desmaisons, 8c tantôt que c’étoient lesCurétes de Samo-thrace , que les Grecs appeloient Dactyles ídéens ,6c dont nous avons parlé au mot CURETE, & aumot DACTYLE : que Varron n’étoit pas plus cons-tant dans ses opinions fur ces dieux, que tantôt ildiíoit que ce font les Manes, d’où vient que l’on di-íoit que leur mère étoit surnommée Mania ; 6c quetantôt il les appelloit Héros, & dieux de Pair. LesLares avoient un Temple à Rome dans le Champde Mars. On les y honoroit fous le titre de Grun-dules , comme qui diroit- grognants , comme fontles porcs.
Tertulien dans son livre de B.esurreclione carnis ,dit que le culte des dieux Lares est venu de ce quel’on avoit coutume autrefois d’enterrer les corps dansles maisons; ce qui donna occasion au peuple crédulede s’imaginer que leurs âmes y demeuroient aussi,comme des dieux secourables Sc propices, & deles honorer en cette qualité. On peut ajouter que lacoutume s’étant ensuite introduite cTenterrer les mortsfur les grands chemins, ce pourroit bien être de-làqu’on prit occasion de les regarder comme les dieuxdes chemins. Au rapport de S. Augustin, de Civit.Dei , L. IX. c. n. c’étoit le sentiment des Platoni-ciens, qui des âmes des bons faisoient les Lares , 6cles Lémures des âmes des méchants.
La victime qu’on offroit aux Lares étoit un porcquand on leur sacrifioit en public. Plante , Mencech.Acl. II. Scen, II. v. 16. Horace, Z. II. Satyr. j.En particulier on leur ossroit du vin , de 1 encens ,une couronne de laine , & un peu de ce que 1 on íer-voit à table. Foyc% Voisins, de Idolol. L. I. ç. //.On couronnent les Lares de fleurs 6c fur tout de vio-lette , de myrte , de romarin. On leur offroit de lafarine 8c des petits bouquets ; on brûloit des parfumsdevant eux. Le symbole des dieux Lares étoit unchien , que l’on représentoit ordinairement avec euxà cause desii fidélité, & du service qu’il rend aux hom-mes pour la garde des maisons. On les représentoitaussi quelquefois vêtus d’une peau de chien, commel’a remarqué l’Auteur du Traité de Futilité des Voya-ges. Foye^ fur les Lares Arnobe à la fin de son troi-sième Livre, Adv. Gentes. Lactance, L. 7. ç. 20.