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Tertullien , Âpolog. c. i j, Sc 22. avec les Notes dePamélius, & L. de Speclac. c. p. S. Augustin, de Civit.Dei , L. IX. c. 11 Sc les Notes de L. Vivez. NatalisComes , Mythol. L. IV. c. 4., Lambin , fur le Prolo-gue de Y Aulularia de Plaute, & fur la III e . Satyre duII e . Livre des Satyres d No ra ce , à ces mots Immolettzquus hic porcum Laribus. Spon. Rech. d’Antiq. Dif-fert. XVIII. Caíàubon , fur Suétone dans Auguste.,c. 2. Voye\ encore ci-delfous PENATE ; car c’étoitla même chose.
Ce nom de Lares vient du Latin Lares , qui estdérivé de Lara ou Lare ; c est le nom ssune Nymphequ’on disoit être la mère des Lares.
J.AREDO. Nom d’une petite ville d'Espagne. Laredum.Elle est fur la côte de Biscaye, ou elle a un Portfort grand & fort sûr, à onze lieues de Bilbao, ducôté du couchant. Maty.
LARENIER. f. m. En termes de Menuiserie , est unepièce de bois qui avance au bas d’un challis dormant,d’une croisée ou du cadre des vitres, pour empêcherque Peau ne coule dans 1 ultérieur du bâtiment, &pour Louvoyer en dehors. Cette pièce est communé-ment de la forme d’un quart de cylindre coupédans fa longueur.
LARENTINALES. f. f. pi. Terme d’Histoire &deMythologie. Larentinalia. Nom d’une fête chez lesRomains. Il y en a qui croient que c’étoit une fête desLares, mais il n’y a pas d’apparence que le vingt-deuxième jour de Décembre leur étant consacré fousle nom de Compitales , le vingt troisième le fût en-core fous un nouveau nom; il eût été plus naturel,8c plus conforme à l’ufage , de leur consacrer deuxjours fous un mcme nom. Le sentiment de Paul Ma-urice , de Goltzius, de Thafconius, deRosinus, &de plusieurs autres , est que les Larentinales font lamême choie que les Laurentales. Voye £ ce mot, &les Auteurs cités , auiîì bien que Macrobe.
Les Larentinales étoient une fête à l’honneur deJupiter. Elles fe célébraient le X. des Calendes deJanvier, qui est le 2 3 de Décembre. Un Auteur Ano-nyme , dans une Dissertation fur deux médailles d’ordu cabinet de Madame, imprimée à Paris en 1720,prétend que les Larentinales furent instituées à L hon-neur des deux Acca Laurentia , l’une nourrice deRomulus , & l’autre célèbre Courtisane dé Rome,qui avoir institué le peuple Romain son héritier , fousle régné d’ Ancus ; que ces fêtes furent ensuite appe-lées Jeux Floraux, parce que le Sénat honteux , sui-vant Laitance, de célébrer une fête fous le nom dedeux Courtisanes fameuses, prit du nom de Flora quel’on avoit donné à la dernière, le prétexte d’illustrer& d’ennoblir en quelque façon une chose peu hon-nête ; que ce qui fe paíloit à Rome pendant les JeuxFloraux, répond à l’idée que l’on y avoit des deuxAcca Laurentia , en l’honneur defquelles ces Jeuxavoient été établis.
On rapportoit fort différemment l’origine & l’oc-cafion de cette fête, comme on le peut voir dansMacrobe, L. I. Saturn. c. 10. Plutarque & Ovide lesappellent Laurentales , Festus , Larentales j d’autresLaurenties , Laurentalia, Larentalia Laurentidi serim ,Macrobe & plusieurs autres Larentinales. Le Prêtrede cette déesse, qui présidoit aux Larentales, fe nom-moit Larentialis ou Laurenûalis flamen.
LARGAGE, f. m. Vieux mot, qui signifie une fortede tribut. Largagium, dans la baise Latinité. Il yen a qui prétendent qu’on doit dire lardage larda-gium , parce qu’ils croient que ce tribut fe levoit furle lard.
LARGARAY. Nom d’une ville de l’Inde de là le Gange.Largar&um. Elle est près du Lac de Chiamay, & dela rivière d’Ava , 8c elle est Capitale d’un Royaumequi porte son nom. Maty.
LARGE. adj. m. & f & f. Ce qui a la seconde dimen-sion des corps, laquelle avec la première qu’on nom-me longueur, fait des superficies. Ce qui est compo-sé de deux ou plusieurs lignes parallèles , ou mises àcoté les unes des autres, & qui íe joignent. Latus , a.La figure carrée est auffi longue que large. Une ligne
L A R
en Géométrie n’est point large ; mais en Ecriture onappelle des lignes larges , quand il y a beaucoup àcdistance entre deux rangées de caractères.
Large , fe dit auffi relativement du côté d’une surfaceà une autre. Celui qui a le plus d’étendue s’appeU ele long, 8c celui qui en a le moins, s’appelle le large-Ce Royaume a trois cens lieues de long , & deuxcens de large. Chaque étoffe doit être large , suivantqu’il est ordonné par les Réglemens de la Marchan-dise. On appelle du ruban large , celui qui a quatredoigts de large • demi -large , celui qui n’en a quedeux.
Au Large. Cette expression, qui signifie à l’aife , íâusêtre pressé , ni incommodé , est une forte d’adverbe.Il a pris un grand logis, il est logé bien au large-Quand il est à table, au Sermon , il veut être astis aularge , n’être point pressé.
Moi qui ne compte rien ni le vin ni la chere ,
Si l on n eft plus au large a fis dans un jeflin ,Qu aux Sermons de Cafaigrie , ou de l'Abbé Co tin-
Bon..
Au Long &c au Large , c’est-à-dire, dans toute Re-tendue de la superficie, s’étendre au long & au large ,acquérir beaucoup de terrain autour de foi, de touscôtés.
En termes de Marine, ces mots au large font uncommandement qu’on fait, ou un avertissement qu’ondonne pour empêcher une chaloupe, ou un autrebâtiment, d approcher d’un vaisseau. En général, cesmots au large signifient plus avant en mer, & il estrelatif à un autre lieu, ou un autre corps, dont stmarque que celui dont on parle est éloigné.
A? Large s’emploie auffi substantivement. Ainsi l’ondit qu’une étoffé a une aune de large. Cette toile n’ aque demi-aune de large. Gagner le large, prendre I elarge. Expression familière. S’enfuir.
Large , f. m. Terme de Marine. Ce mot fe dit pontexprimer une disposition, une situation par laqueU eon est éloigné d’une côte, ou d’un vaisseau ; ou unmouvement par où on s’en éloigne. C’est la hautemer ou un endroit de la mer éloigné des côtes, ou UUendroit éloigné d’un autre à la mer. Courir au large rfe mettre au large , être trente lieues au large. L amer vient du large ; cette expression signifie que l eSlames font pou fiées par le vent qui vient de la me 1 ' 5& non pas par le vent qui vient de la terre. O*dit que. la Flotte a pris le large , qu’on attire l’eU'nemi au large , prendre le large d’une tour , pàst el. au large d’un vaisseau. C’est la même chose que larg uê 'On dit auffi , en termes de Manège, d’un cheval’qu’il va large , quand il gagne le terrain , en s’élo*'gnant du centre de la volte. Un cheval large du st e 'vant, qui a beaucoup de poitrail. '
IP”Large , en Fauconnerie , fe dit de l’oifeau, lorsiss 1écarté les ailes. C’est une marque de santé P :l1 'faite.
Large, en termes de Médecine. Pouls large. P 11 ^^latus. On dit que le pouls est large , lorsque l’ai' celparait à chaque pulsation distendue contre natut' e ’Dìcl. de James.
tfA Large , en Peinture. C’est l’oppofé de m c f 11 fDans le méchanifme de l’art > ce mot à la nrêiuegnification que le mot grand, dans les parties de cart, qui font du ressort de l’efprit. Lumières latgf ’grandes, étendues. Contours, draperies larges. P ell j edre large, largement, donner de grands coupspinceau, en n’exprimant point trop les petites p aí f ^des objets, & en les réunissant fur des malles ë cnC ^ £Sles de lumières & d’ombres, qui donnent à toutesparties , & conséquemment au tout, un celt , al ,i r éeTcieux, qui le fait paraître plus grand qu’il n element. efpè'
Large dE loi, en termes de Monnoie , so dit.desces, ou des pièces qui font au-dessus du ntl 5par l’Ordonnance, comme fort fe dit de ce ^font au-dessus du poids ordonné. Purior î ua ^ s jg-.monetaria jubeat. Si ès boètes fe trouvent aucu
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