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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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L A R

alor"^ 16 ’’ ^ e ^ e n’éfóit que larmoyante , c’estj ° ls C I U e lle seroit un genre vicieux. Le mélange^ coniiq uc & du larmoyant , le mélange des rises pleurs n’est pas supportable dans une CoiVié-e ' mais les Défenseurs du larmoyant prétendent*?uune pièce attendriíîante &c lans aucun mélangee comique, est très conforme aux mœurs , & très-catrale. Les pièces attendrissantes font dans le genre■r es Romans tendres & passionnés..

R.moyant , ante. f. m. & f. Nom de Secte. Ona donné , dit - on , à quelques Hérétiques , quiPloient & fe lamentoient dans leurs prières. La-La Cr y mans 3 plangens.

Rmoyer.. v. n. Pleurer à chaudes larmes , té-m°igner ía douleur, ion affliction par des larmes.ç acr yman. Ce mot a peu d’usage. Cette femme neai f que larmoyer.

Sénecé l’a saie actif dans l’épitaphe d’une chienneen vieux style.

Çf gît Cachette , à. qui Dame Lucine ,Jfitreufiement pourchassa maie mort ,yùen elle fut moult flatteuse & badine ,

. r °p mieux le sent qui larmoya son sort. SÉnecÉ.

^MOYEUX j EUSE. adj. L'Auteur du Discours furies„ 1 1tiqu e s j parmi les Œuvres de S. Évremont, s’estL erv i de ce terme , même en parlant sérieusement,ss peuple n’attend pas que l’Orateur, par des ré-crions touchantes ík chrétiennes , l’attendrisse ,Pleure souvent où il entend parler des jugemense Dieu ; bien moins toutefois par un sentiments^fí) 10 ^ 5 < ì ue pour être plus larmoyeux , & pour

affl' ' ■?/— r — - r ‘“"' ^

% tni ger aitement des moindres choses. Ce ternie

trouve point ailleurs.

ne

URNssr C P ° int aiilcurs -

da Bo “‘-S - ou petite ville de l’île de Chypre

a P^'tie méridionale & fur la côte qui regardeEgypte , avec un-port fort fréquenté par les Eu-p. l ®Pcens. Larneca.

RROBO. Ancienne petite ville de la Numidie. La-ssa , autrefois Collops parvus. Elle est dans la^onstantine , province du Royaume d’Alger, entrevihe de Colle, & celle de Bone. Maty.

RRÉS. f. m. pi. Monnoies dont on fe sert aux Mal-í_ARn S ’ Cinq larrés font une piastre.

RIS. f. m. Vieux mot François, qui signifie paysstui n est pas cultivé , terre qui n’eft pas cultivée.■Ager incultus , & dans la balle Latinité Lanicium.Tout au long d'un lattis sauvage ,

Plein de sojses-, près de boscage. Guiart.

pRON, Larronnesse, f. m. & f. Qui prend fur-^Veinent le bien d’autrui. Fur , latro. Un larron?mestique mérite la corde. Les larrons qui fe ca-ent la. nuit dans les maisons , ou qui y entrentVec t>ris de portes, ou avec de fausses clefs, fontl llls du même supplice. Justinien condamne lelsfri? manifeste au quadruple , & le larron non ma-j. 1 e ste au double. Cette distinction ni point de! France. La peine est arbitraire. On a écrittir des larrons , pour apprendre à se garan-

en A leurs finesses. Le Capitaine Smith a fait auiìïy d.ngl 0 i s une Histoire des larrons de fa nation.

I^UUs êtes de franches, vous êtes desines larronesses,larr ^° N - Fripon , Filou , Voleur , synonime. Lepas°ll pl ; en d en cachette ce qui ne lui appartientPron scrobe. Voy- aux autres articles les nuances

Lar R q n CS a chacun de ces mots.les C ì *~ atro - est pris de lar\ r, lazron ; car chezà mor fCS ’ ^ a \ a veut dire occidere , tuer, mettreson v' 1 ' ^ ^lì une étymologie du P. Pezron, Lardi t Ient plus probablement de latro : latro s’estc ôté" V 1 ^ atCro s Rue l’on difoit d’abord de latus ,q u j R u i signifioit un Soldat, un Garde du corpseti R ' au c ôté de celui qu’il garde. $CF Ceux quileufs ccs Graves , les avoient fins cesse à

p ar i Cc , tí:s 3 de-là ils furent appelés laterones , &loìenr 1CVlacion latrones. Et comme ces soldats pil-P Ç UZ 5 oioient, détroussoient les passans, on ap-^ tr °r €S ? voleurs , ceux qui en faisoient autant.> le dit quelquefois en général d’un malfai-

L A lY I

teur , d’un criminel. Jésus-Christ fut crucifiéentre deux larrons. 11 pardonna‘au bon larron.

m ? r au % lu 'é> & dans le style badin,íe dit de celui qui s’empare d’une chose, qui l’em-porte , ou la consume. C’est une larronnesse decœur. Un larron d’honneur. Malh. C’est- à-dire, qui aattente à la pudeur d’une fille, ou à l’hon-neur d’unmari.

Ah ! je devois du moins , pour contenter ma rageFaire au larron d'honneur , crier le voisinage.

Mol.

j Vâge la fit décheoir ; ses foins ne purent faireQu'elle échappât au temps , cet insigne larron.

La Font.

Les Écoliers appellent larrons , de petites pelli-cules sèches , qui sont dans les plumes , & quiboivent, ou qui dérobent leur encre.ífiF Les Imprimeurs appellent larron , une feuille depapier qui fe trouve pliée quand elle paste sous lapreste, & qui cauíe une interruption d’imptesllonquand on la déplie. Ils donnent le même nom à unmorceau de papier quisse trouve collé fur une feuillequ’on imprime j & qui laisse du blanc à la place qu iloccupoit, lorsqu’il vient à se détacher.

Les Relieurs appellent aussi larrons , des feuilletspliés qu’ils laissent par inadvertance , fans être ro-gnés. U y a plusieurs larrons dans ce livre.

Larron , Ledit proverbialement en ces phrases. Il fautêtre Marchand j ou larron; pour dire, qu’un Mar-chand qui vend trop cher, dérobe. On dit qu’ona eu un larron de marché , lorsqu’on a achetéquelque chose de halard qu’on a eu à vil prix.On dit au contraire , quand on a acheté quelquechose trop cher , ou ía juste valeur , qu’il ne fautpoint crier au larron. On dit que l’occasion fait lei larron , pour dire j que la facilité de dérober inviteà le faire, & ce proverbe ne se dit pas seulement dularcin , mais de toute autre occasion où l’on esttenté par la présence de l’objet. Ce que l’Espagnolexprime plus élégamment : En casa abierta cl juslopecca. On dit de deux personnes d’intelligence pourfaire des friponneries, qu’elles s’entendent commelarrons en foire. Acad. Fr. Demandez à mon com-pagnon si je fuis larron. On dit encore, Les grandslarrons pendent les petits. On tient que Diogéne estle premier Auteur de ce reproche , qui dit, voyantun larron mené par les Ministres de la Justice,Magni fures parvum ducunt. Pour dire , se confier àcelui dont on devoir se défier davantage , on dit , Auplus larron la bourse , par allusion à l’histoire deJudas j à qui on avoir confié la bourse. On dit aussi,la chose la plus hardie est la chemise d’un Meu-nier , parce qu elle prend tous les matins un larronau collet. On dit aussi, qu’un homme est larroncomme une chouette, & est bon larron qui à lar-ron dérobe , lorsqu’on prend quelque chose à unhomme qui l avoir dérobée à un autre.

On trouve un jeu que Vopiscus & d’autres Anciensappellent Ludus latrunculorum , Ad latrunculos lu- /dere. Csest le jeu des Echets. Voye\ ce mot. /Les îles des' Larrons , ou de la Velas , ou dela Sapana, ou de Marie- Anne. Infulsi latronum ,vela-rum Sapatm , Maria- Anmz. C’est un amas d une ving-taine d’Iles. Elles font entre 1 océan oriental 3 & lamer Pacifique, dans l’Archipel de S. Lazare. Ellessetendent depuis le Huitième de^rc de latitude íep - *tentrionale jusqu’au vingtième. On leur a donné lenom d’îles des Larrons , à cause du vice de leurshabitans , & les Espagnols leur ont donné celui deMarie-Anne, à l’honneur de Marie-Anne d’Autri-che , Reine d’Espagne. La Sapana , ou Sépan , quileur donne quelquefois son nom, est une des prin-cipales. Les Espagnols ont fait quelques etablissemensdans ces îles, pour favoriser leurs navigations duPérou aux Philippines. Maty.

LARRONNEAU. f. m Petit larron. Qui ne vole quedes choses de peu de valeur. Furunculus. C’est à faire