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Gutta. Les gommes les résines, les mastics, font des■larmes de distérens arbres.
Larme , signifie auísi une petite quantité de liqueur.Guttula , latryma. Voilà dune essence íi exquise,qu’il lien faut qu une larme pour faire une bouteilled’hippocras. Ce malade demandé du vin dans fa fiè-vre , ne lui en donnez qu'une larme.
f£T Larme Batavique. Lacs y ma batavica. On donnece nom en Physique à des espèces de larmes de verrequi fe font en laisiant tomber dans Peau une goutte deverre fondu, On leur a donné le nom de Bataviques ,pàrce qu’on a commencé à les faire en Hollande, enLatin Batavia. Prenez un peu de la matière fonduedont on fait les verres; lailfez-là couler 8c tomberdans un vase plein d’eau. Laissez refroidir dans Peaula partie la plus épaifle & la plus pesante qui coulesans fe détacher tout-à fait, 8c qui s’alongc en formede larme. Frappez avec un marteau la tète de cettelarme , elle ne fe brisera pas. Pourquoi? Les partiesfrappées ne peuvent pas être disposées en forme devoûte, fans se soutenir les unes les autres. Elles doi-vent donc être à Pépreuve des coups.
Si vous rompez Pextrémité de la larme batavique,elle s’écarterá tout d’un coup en poussière, à deux outrois piés à la ronde. Pourquoi ?
Jl faut considérer la larme batavique comme uncomposé de plusieurs surfaces ou couches appliquéesles unes fur les autres. Puisque c’est dans Peau qusonâ fait refroidir les larmes , la première surface a sesparties beaucoup mieux rapprochées & beaucoupmieux liées que la seconde; la seconde, que la troi-sième , 8c ainsi de suite, jusqu’à là dernière, qui ren-ferme un grand nombre de bulles d’air qu’on voirrassemblées au centre. Si vous rompez la queue de lalarme $ Pair extérieur entre avec impétuosité dans la- larme, en chaste Pair intérieur, qui, pénétrant desurface en surface par des routes qui vont toujours enfe rétrécissant, acquiert assez de force pour faireéclatter la larme en mille pièces.
Faites refroidir la larme batavique dans Pair & nondans Peau ; rompez-en la queue, la larme ne fe brise-ra pas. Pourquoi ?
Si l’on fait refroidir la larme dans Pair, les différen-ces Couches qui la composent, se refroidifient lente-ment & presque en même tems, & par conséquentles interstices font à peu près égaux. L’action de Pairintérieur qui pénétré de íurfiice en surface, n’estplusla même que dans le premier cas.
C’est à-peu-près par la même raison que les larmesrecuites ne fe brisent pas plus que les larmes refroi-dies dans Pair.
On appelle aulsi en Architecture, larmes , ou cam- jpanes , ou clochette's, gutta , certains ornemens d’Ar-chitecture qu’on appelle autrement Gouttes. Ce sontdes ornemens ronds qui repréíentent des gouttes d’eau8c qui font comme de petits cônes sous le plafond de lacorniche dorique ou triangulaire , comme de petitespyramides au bas des triglyphes de Perdre Dorique.
Larme de Job. Lacrymajobi. Plante arondinacée, quipousse des tiges à la hauteur de deux ou trois pieds,grosses, nouées. Ses feuilles font longues d’environun pié & demi, assez larges , comme celles des ro-seaux. Ses fleurs naissent en manière d’épi, compo-sées de plusieurs étamines. Elles ne font suivies d’au-cunes graines. Ses fruits croissent séparément sur lemême pié : ce font des coques dont chacune renfermetme semence grosse comme un petit pois, dure, lisse,jaunâtre au commencement, rougeâtre quand elle estmure , faite en forme de larme, ce qui a donne lenom a la plante. On les enfile après les avoir amolliesdans l’eau bouillante, 8c l’on en fait des chapelets.On cultive cette plante dans les jardins en Candie, enSyrie ; 8c dans les autres pays orientaux. Elle porte àpeine de la semence dans les pays froids. Lemery.
On appelle proverbialement des larmes de croco-dile^ les larmes feintes de ceux qui versent des pleurssims être véritablement affligés. On dit aussi ironique-ment à un enfant qui témoigne quelque envie depleurer, qu’il e st sor le pont de Stirntc-Larme, On
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dit aussi, ce que maître veut & valet pleure, sont tou-tes larmes perdues. On dit en fe moquant de ceux q u*ont les yeux fossiles & débiles, ou une fluxion fur i £Syeux, qu ils ont toujours la larme à l’œil.LARMER. v. a. Vieux mot. Pleurer. On ne le âplus.
LARMETTE. f. f. Petite larme. Lacrimula. Il c ívieux.
O liqueur sainte , d petite lârmette ,
Digne quaux cieux , au plus haut on te mette,Qui tihomme à Dieu peut réconcilier , .
Quand il fe veut par toi humilier. Marot.
LARMIER , ou LARME, si m. Terme de MaçoUnerie, qui fe dit de cette avance , ou petite corn*'che qui est au haut du toit, & qui préserve somurs de la chute des eaux , en empêchant que ^pluie ne tombe le long des pierres. Summi pari 1 'tis corona, lorica. C’est fur cette corniche que po( ôPextrémité des chevrons , des tuiles & des ardoi'ses. On Pappeile aussi mouchette , gouttière , ° acouronne.
M. Félibien dit que le nom du larmier vient &ce que son usage est de faire écouler l’eau , 8c ^faire tomber goutte à goutte , 8c comme par la*'mes loin du mur.
Larmier , est aussi le chaperon , ou sommet d’un®muraille de clôture , qui est fait en talus p° uCfaire écouler Peau , & quand ce talus ou chaperonest des deux côtés, cela désigne que le murmitoyen. Supercilium. Le larmier dune chemines»c’est le couronnement d une souche de cheminée.Larmier Gothique, ou à la Moderne, est dans lf Jvieux murs le long d’un cours d’affisse au dr o ltd’un plancher, ou sous les appuis des croisées, un®espèce de plinthe en chanfrain refouillé par-dessusen canal rond , pour jetter plus facilement les eassiau-delà du mur.
Larmier bombé & réglé, c’est en dedans ou en deho l ' sœuvre d’une porte, ou d’une croisée , le linteau £ilVtré par le devant 8c droit par son profil.
Larmier , est aussi une espèce de fenêtre fort ébi' a "seé qu’on pratique dans les caves, cuisines,Obliquati luminis fenestra. Larmier fans meneau »est une fenêtre à une feule ouverture ; Unius lufljfnis obliquati fenestra , fimplarii luminis obliqua st"nestra : larmier à meneau , qui a un montant f 'toyen , est celle qui est de deux ouvertures f lllScroisière. Medii scapi obliquata fenestra. Motss^’Larmiers , fe dit aussi en parlant du cheval. Parfisà côté des yeux du cheval, ou un peu au-dessus>fCT depuis le petit coin de l’œil jufqu’au derrière ^ eSoreilles : ce qui répond aux tempes dans lesmes. Ce mot so prend aussi pour une veine aup reîde l’œil du cheval. Pomey. Equi vena ocularia ■Larmier, si m. ou Larmière, si f. Terme de Chan^C’est 1 endroit auprès des yeux par où il coul e . acerf quelque larme, ou gomme qui s’épaissit.
Cervi tempora cavum. Salnove fait ce mot mafcun ,J ’& dit Larmiers, & non pas Larmières . ^
LARMOIE, f. f. Terme de Fleuriste. Nom d’unelipe qui est gris-de-lin & blanc de larmes. ^ oRl ,xftFLARMOIEMENT, f. m. Etat dans lequel lessont toujours baignés de larmes. Le larmoi e ’ n ,depend quelquefois d’un vice local. S’il n’en ^ e P e .pas , c’est un signe que le sang est porté avec v ^lence vers la tête. Dans les maladies aiguës n Pfige le délire , ou l’hémorragie dans le nez.m.atio. s
LARMOYANT, ANTE. adj. Qui fond enLacrymabundus. On trouva cette mère toatCmoyante. CoM £ '
fCT On a appliqué ce mot à un certain gente de
dies , plus attendrissantes que comiques , f Qnt fiapleurer plutôt que rire; & qui par cette raison ^ uoeSg-oût de bien peu de gens, quoique quelqu ^ uC -aientr été jouées sor nos Théâtres avec assezcès. Si la Comédie mânquoit de conuqu »