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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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LAS

LAS - £ 111 • ou LASSIÈRE. f. f. Terme d’économie rusti-t i uc ' Qui se dit d’une partie d’un endroit d’une gran-^ e ’ Manipulorum locus. Le las d’une grange est unendroit à côté de Paire, où l’on entaííè les gerbes debile. Liger.

LAS, LASSE. adj. Ce terme est souvent employé00111 me synonyme de fatigué. Lajfus , fejfus , defaú -gatus. On dit en ce sens qu’on est las à force de-travailler ; qu on est las d’avoir marché long-tems.H faut pourtant remarquer que ces deux mots qui* e ressemblent par l’idée générale qu’ils présentent,°nt leurs nuances particulières qui les caractérisent ;en forte qu’il y a des occaíìons où ils ne peuvent, ni*} e doivent figurer l’un pour l'autre. Le mot fatiguéfoppoíe toujours un travail rude, ou par la difficulté011 Par la longueur. Etre fatigué, c’est avoir trop agi,c est n’avoir plus la force d’agir. Le mot las , au con-r rni r c , suppose la continuation d’une même chose. Ildesigne proprement l’état d'un homme qui n’a plus lavolonté ni la force d’agir. Etre las , c’est ne pouvoirstas agir. On est las d’un travail qui commence à^plaire. On est souvent las sans avoir rien fait.

L homme fatigué a besoin de repos pour réparer sesforces. L’homme las doit changer de travail pourcviter l’emiui. Les Manœuvres étoient rebutés & lasdo travail d’une fi rude journée. Cet homme est bienff des fatigues de la guerre. Ces troupes font lasseso une longue marche. Je fuis un peu las du voyage.

. Voir. )

As > se dit auifi figurément de l’cnnui que donnent lesc noses qui durent trop long-tems. Je fuis las de com-poser sans fruit & fans récompense. Je suis las d’en-durer vos remontrances, le récit de vos vers ou de vosproces. J e fui s i as à parler à des lourds qui ne pro-tent point de mes discours. On dit auffi qu’une fem-j?” est bien lasse de son mari, qu’elle ne peut plussouffrir ses débauches. Les avares ne sont jamais las^ acquérir des richesses pour ceux qui souhaitent leurNiort. Gomb. Je suis las de la servitude. Dac.

On dit proverbialement, on va bien loin depuisqu’on est las , pour dire qu’uu homme qui a du cœurfait des efforts extraordinaires. On appelle auffi lasfi aller, un fainéant, un paresseux, un lâche. Expres-.hon populaire.

I 4 c ac ^‘ Vieux mot. Triste, affligé. Gloff. fur Marot,SA. Ville de la Terre Sainte, en Asie. Lasa. Quel-ques- uns la mettent dans la Tribu de Ruben, & disentHue c’est celle dont parle la Genèse, X. ip. 8c qu’elleappelle Lésa, S. Jérôme la nomme Callirhoé, c’est-a dire, Belle-Fontaine, parce qu’il y avoit des sourcesfi eaux chaudes & froides, douces & salées , quiI soient médecinales 8c fort agréables à boire.

LAS f’ Laghi.

^Aí-í. C m. Terme de Calendrier. Nom du huitième7°is fies Arabes, au rapport d’Abraham Échellensis:l fopond à notre mois d’Avril.

La(A;AR. Foye^ Lescaut.

CHANGE, l. f. Vieux mot. Intervalle. Onze íè-

LAspl^ sans la s chan ë e '

Lac^E. Foye\ Lâche.

I áço EMENT. Foyer Lâchement.

LASChcSl Moye\ Lâcher.

£ - V °y e l LÂchete.

oSClp , IVE. adj. Le mot Latin lascivus ne secieii^ Pas toujours dans un sens odieux chez les An-diíL S ' Couvent il ne signifie que badin, folâtre, bon-quiTstl ££ne a fi‘ c - l a f cívus ul VLn0 j Hui a le vin gai,, a fiin, enjoué le verre à la main. Virgile a dit,

’Vf r d une bergère qui agaçoit un berger, malo' h a iute a " "

lU s a petit, lasciva puella. Ovide a dit lascivior5 Pfos bondissant qu’un chevreau ; & Martial,

en ;me ^

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v r^ V JU ? ecus s en parlant des chevreaux & des che-e U i" en François le mot lascif se prend toujoursc hn part, & paroît désigner un homme en-

J. a Eixure, à une vie molle & sensuelle. Salax.r 0 'j t ;V” C de même des choses qui y portent, & il pa-l a r ff \ l Plus particulièrement aux mouvemens qu’àr es i A Ul0n - On défend les tableaux lascifs , les postu-a Jciyes , l es regards lascifs , les livres lascifs , les■lomé F.

LAS 4^ 3

paroles lascives , 8c tout ce qui excite aux actions ouaux pensées déshonnêtes.

LASCIS. Foye% Lassis.

LASCIVEMENT, adv. D’une manière lascive. Salad-es Ceux qui regardent les femmes lascivement, pè-chent contre la Loi de Dieu. Elles se jouent lascive-ment 8c fans pudeur. Pat.

LASCIVETÉ. f. £ Forte inclination à la luxure, mou-vement indecent ,, action qui bielle la pureté desmœurs. Vie molle & sensodle. Lascivia , salacitas.Voyez Lascif. Les Princes Orientaux s’abandonnentà toutes fortes de lascivetés. II fut chassé du ciel pouría lasciveté. AblAnc.

LAscivETÉ, se dit auffi de ce qui porte, de ce qui exciteà la luxure. Il y a trop de lasciveté dans ces tableaux,dans ces vers.

LASCIVIE. f.s. Lasciveté. F. ci-dcísus. Le mot de lascìvicse trouve dans Bayle, mais il n’est pas reçu par l’usage.

LASEE. Nom d’une ville dont il est parlé dans le texteGrec, A cl, XXFL1. 8. Lassa. La Vulgate la nommeThalalle, C’étoit apparemment une ville maritimede l’ìle de Crète. Des manuscrits la nomment Alyfíâ.Grotius croit que c’est -son véritable nom ; que laVulgate & l’interprête Arabe qui la nomment Alasia,ont lu ainsi.

LASER, í. m. Suc qu’on tire par incision d’une plantequi croît dans la Syrie, dans la Médie, dans la Lybie.Plusieurs croient que cette plante est une espèce deLaserpitium, d’où ce suc a pris son nom. On rap-pelle autrement Asfafœtida. Assa Foetida.

LASERPITIUM. f. m. Plante dont il y a plusieurs es-pèces. Celle que C. Bauhin appelle Laserpitium Gal-licum, Pin. i$6. pousse une tige haute, semblable acelle de la férule, canelée, nouée, fongueuse. Sesfeuilles sont disposées en ailes, fermes 8c roides, gar-nies par derrière de quelques poils rudes. Ses Heurssont à cinq feuilles disposées en roses, & attachées àde grandes ombelles. Ses semences sont a fiez grandes,jointes deux à deux, garnies chacune en leur longueurde quatre grands feuillets en vives arrêtes, odoran-tes, de couleur de buis. Elle est incisive, atténuante ,résolutive, vulnéraire.

Ce mot vient du Latin lacerare , déchirer , parcequ’on fait, selon quelques-uns , des incisions à la tige& aux racines du laserpitium étranger, pour en avoirune gomme qu’on appelle Laser , ou Ajfafœtida.

LASLO. Foye% Labislas.

LASPI. Ancienne ville de l’Asie Mineure. Laspia, au-trefois Priapus , Priapum. Elle est dans la Natolie „fur la mer de Marmara, un peu au nord de Lampsaco.Maty.

LASSAN. Petite ville de la Poméranie Royale. Lajfa-num. Elle est dans le Comté de Gutzkow, fur la ri-vière de Pêne, à trois lieues au dellus de Wolgast , 8cvis à-vis du lac de Lallan, que le Pêne forme dansPille d’Usedon. Maty.

LASSANT, ANTE. adj. Qui lasse, ennuyeux. Travaillassant. Besogne lassante. Voyez Lasser. C’est unechose bien lassante de dire toujours à une même per-sonne, je vous aime. S. Evr.

LASSATIN. f. m. Lajsatinus. Quelques-uns nommentLaffatini, ceux qu’on nommoit communément Assas-sins , dont le chef s’appeloit le Vieil, ou le Vieux dela montagne. F. Spelman , 8c ci defíùs Assassin.

LASSAY. Petite ville de France dans le Maine, fur unruisseau qui tombe dans la Mayenne.

CLASSÉ, ÉE. part. , ,

LASSER, v. a. fp*Souvent employé avec le pronompersonnel On le confond ordinairement avec fati-guer : mais il faut observer avec M. P Abbé Girard,que c’est la continuation d’une même chose qui lasse ,8c que c’est la peine qui fatigue. On se lasse à se tenirdebout. On se fatigue à travailler. Lassare , fatigare.

On se lasse, autant à être debout qu’à marcher.Ce Capitaine est infatigable, il ne se lasse point, il esttoujours à cheval. La lecture continuelle lasse lesyeux. Il a la main lasse d’écrire. Les chevaux quivont le trot, lassent , fatiguent beaucoup.

Lasser, en termes d’Agriculturc, se dit des terres ,_/?«-

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