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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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rìlescere, effcetam fieri. Cette terre se lasse de porterdu grain, il saut iui donner du repos. Cet arbre selasje de donner de belles productions. Liger.Lasser , se dit figurément en Morale de ce qui ennuie ,ou rebute l’esprit. Fastidium afferre , creare , La Mu-sique la plus agréable lasse enfin, dégoûte, ennuie.Le trop grand nombre de pensées dansSénéque, ac-cable Sc lasse l’eíprit. Nie. Ce qui divertit la plupartdu monde m’ennuie, Sc les choses de sens Sc de rai-son ne me lassent point. Le Ch. de M. Se lasser k po-lir une rime. Boil. L’esprit se lasse aufli-bien que lecorps. Les crimes des hommes avoient lassé la pa-tience de Dieu quand il envoya le déluge. Les plusgénéreux se lassent de prêter à ceux qui ne rendentpoint. Ils commençoient à se lasser de fournir deschevaux. Ablanc.

$ 3 *Lasser , Fatiguer , dans le sens figuré. Un sup-pliant lasse par sa persévérance , Sc fatigue par ses im-portunkés. On le lasse d’attendre. On se fatigue àpoursuivre.

Lasser. Terme de Marine. Lasser une voile, c’est saisirla voile à la vergue avec un quarantenier qui paíledans les yeux de pie ; cela se fait lorsqu’on est surprisd’un gros vent, Sc qu’il n’y a point de garcettes auxris.

LASSER, LASSET, L ASSURE. Voye\ Lacer, Lacet,Laceure.

LASSERET. f. m. Voye £ Laceret.

LASSIÈRE. f. f. l r oye\ Las. f. m. C’est la même chose.LASSIS, ou LACIS. s. m. Espèce de capiton, ou debourre de soie.

On appelle aussi de la sorte des étoffes de peu deconséquent» faites de capiton.

LASSIS. Voye\ Lacis. Quelques-uns écrivent ce motavec deux ff, au lieu d’un c , mais mal.

$ 3 *LASSITUDE, f. f. Lassitudo , defatigatio. Ce termeest souvent employé comme synonyme avec fatigue ,c’est à dire, comme désignant la suite ou seffet d’uneaction violente , d’un travail rude, ou par la diffi-culté, ou par la longueur. Mais il exprime propre-ment l’état d’un homme qui ne peut plus agir. Lalassitude le soit quelquefois fontir lans qu’on ait rienhk. A” iye% sart. suivant. La fatigue , au contraire,est toujours la fuite de faction. On fort bien souventde fa lassitude en changeant de travail. Voye\ Las.fCF La lassitude, qui n’est précédée d’aucun exercice,au moins violent, vient d’une disposition du corps,d’une lenteur de circulation dans le sang, de foibleísodans les nerfs, d’obstruction, &c. Torpor , stupor. LesMédecins appellent ces fortes de lassitudes, lassitudesspontanées. Elles précédent ou accompagnent ordi-nairement les maladies aiguës.ffT Le mot de lassitude sc prend aussi dans un sons figurépour désigner l’ennui qui provient d’une chose quidéplaît par elle-même, ou par sa durée, ou par ladisposition dans laquelle on se trouve. Moleília. Laréconciliation avec nos ennemis n’est bien souventqu’une lassitude de la guerre. La Roch. On changed’amis autant par lassitude, que par dégoût. M. Esi>.Le mépris de la mort n’est quelquefois qu’une lassi-tude de maux présents. S. ÉvR.

LAST. f. m. Terme de Marine. C’est en général lacharge entière d’un navire, ou un certain poids demarchandises , ou une certaine mesure de grains.Navis onus. C’est un mot Allemand qui est en granduíàge dans toute la mer du Nord. Les Grecs Sc lesLatins l’appeloient Achane. En particulier, c’est unecertaine quantité de telle ou telle pesanteur, disterenteselon les lieux Sc les denrées, comme à Dantzic lelaft, ou charge de lin, est de 2040 livres. Le last dehoublon est dc 3830. Un last de farine ou de miel,comprend douze tonneaux. Un last de sol en con-tient dix-huit. Voyez-en toutes les différences dans laPyrotechnie de Casimir Polonois. Ordinairement lelaft se prend pour deux tonneaux de France, de forteque quand on dit un vaisseau de cent lofs, on en-tend un vaisseau de deux cents tonneaux. Un laft defroment. Un last de seigle. Le last de harengs est dedix milliers, chaque millier de dix centaines, Sc cha-

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que cent de cent vingt. On trouve aussi dans les titresde la balle Latinité, lesta , lastus, last, lastus Sc lest *pour signifier la même chose. On dit aussi leth , Scc’est le mot le plus usité en France.

Il y en a qui écrivent ce mot avec un e muet à lafin, laste , Sc qui lui conservent son genre masculin*C’est ainsi qu’on le trouve dans le Dictionnaire del’Académie Françoise.

fCT LAST-GELD. C’est ainsi qu’on appelle à Ham-bourg, un droit de fret qui se leve fur tous les va»'seaux étrangers qui y arrivent ou qui en partei» »excepté les vaisseaux François qui en font exempts.

LAST-GELT. C’est ainsi que se nomme en Hollandeun droit qui se leve fur chaque vaisteau qui entrequi sort, ainsi nommé de ce qu’il sc paie à proportionde la quantité de lest ou last, que chaque bâtimententrant ou sortant peut contenir. Ce droit est de cinstsous ou stuyvers par lest en sortant, Sc de dix sous enentrant. Sur quoi il faut remarquer que ce droit étantune fois payé, le vaiíïèau qui l’a acquitté reste soa» cpendant une année entière.

LASTRE-BLANC. f. m. C’est ainsi qu’on nomme fSmyrne les carreaux de verre qui s’emploient en v ' 1 'trages. Le laftre-blanc paie à la Douane de cette viH eles droits d’entrée, à raison de vingt cinq piastres | acaille. Il y a aussi du lastre de couleur ; celui ci p aiejusqu’à trente piastres.

LA-SUS. adv. Ci-dessus , ou de la demeure célesteGloff. fur Maroc.

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LAT. f. m. Terme de Mythologie. Nom d’une Idosedes anciens Arabes du Paganisme. Lat, Lads.Mahométans disent que ce mot est une corruption stAllah , nom du véritable Dieu qui doit être adore*D’IIerbelot. Il y a plus d’apparence que ce nostvient de l’Hébreu lllh operuit , obvolvit, d’où s’&fait dS lat, absconfio, Sc au pluriel latim, ciVchantcmens, opérations du démon, parce qu’elle nCse font qu’en secret. Ainsi quand lldolatrie s’intrO'duisit chez les Arabes, l’on appela ìsh, Lat, ïldoiqu ils adóroient; c’est à-dire , absconfio, res ah dit & >parce qu’on n’ofoit idolâtrer qu’en secret.

Lat, est aussi le nom d’une Idole des Indiens, quiétoiïadorée dans la ville de Soumenar. Sa statue étostd’une feule pierre, haute de cinquante brasses, p o: fau milieu d’un Temple, soutenue de cinquante-!^colonnes d’or massif. D’Herbelot. C’étoic appatment la même Idole que celle des Arabes, quis âvoient portée aux Indes ; car outre que c’est le nf eíl1nom, nous savonsd’ailleurs que ses Arabes ldoU cí£adoroient anciennement des Abadirs, ou Baétfi eS *c’est à-dire, de grosses pierres brutes. V. BaÉT^ 1,

Sc. Abadir. ■

LATAINE. C f. Vieux mot. Colère. e

LATANIER. 1. m. Arbre des îles Antilles, qui c» ^ .jespèce de Palmier. Il éleve sa tige allez haut,ne croît pas beaucoup en grosseur. Au lieu de Hches, il n’a que de longues feuilles, qui, etaiknouies, font rondes par le haut, & plillees par fà la façon d’un éventail. Elles font attacheesgrandes queues qui sortent de certains hlz*(fequi entourent la tête du tronc, comme une 8 -

toile rouge & fort claire. Ces feuilles étant h cC ^ j apetits faisceaux , servent à couvrir les cases > apeau qu’on enleve de deíïus les queues, est P r °L pe-sai re des cribles, des paniers Sc plusieurs ao.tr c y a àtits meubles très-propres. Du même endro»naissent ces feuilles, il fort aussi une espèce de pui-ses membraneuses, qui, se fendant en long » P , L {clent en dehors une petite gerbe branchue , c jj? pistilquantité dc tres-petites fleurs blanches, d ot ff qu’u» edevient ensuite une baie un peu plus 8f° ^ d’nn 6baie de pistolet, remplie d’un suc viost 1semence ronde , dure Sc de la grosseur d Lin , SCIndiens de ces îles font aussi du bois de cet'■ uftaeS

de celui du Palmiste franc, des arcs > d’éP^ eS 'dont ils se fervent en leurs combats au i£