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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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main j qui vivoit sous l’Empire de Néron. Il futdésigné Consul, mais cet Empereur le fit tuer. Onprétend qu’il fut appelé Lateranus , parce qu’il ai-moit la retraite , &: à vivre caché, Quoi laterefrequens in otio soleret. Son Palais fut appelé le Pa-lais , l’Hôtel, la maison de Latran. Il étoit sur lemont Cœlius, proche de la Porte-Latine. Constan-tin le donna aux Papes, qui en font encore maî-tres , Sc qui y ont une Eglise sous le titre de S.Jean de Latran , Sc un Palais qu’on nomme le Pa-lais de Latran.

Saint Jean de Latran est le premier Siège desPapes. Prudence en parle. Constantin ayant saitbâtir cette Église, elle fut appelée basilique Constantinienne , autrement l’Église du Sauveur , à causeque pendant que S. Sylvestre en faisoit la dédica-ce ; l’image du Sauveur apparut sur la muraille : maiscomme l’Empereur fit faire près de cette Église unbaptistère j & que les baptistères avoient l’imagede Saint Jean - Baptiste , on lui donna aussi lenom de S. Jean de Latran , qui lui est resté, quoi-que son véritable nom soit celui de S. Sauveur , &que ce soit sous ce nom que l'Église solennise le 9Novembre la dédicace de cette Église. Sixte V fitrebâtir le Palais de Latran , & Innocent X a fait ré-parer l’Église de S. Jean de Latran.

On appelle Conciles de Latran les Conciles quise son t tenus à Rome dans la Basilique de Latran.Il y a cinq Conciles de Latran tenus en 1123,1139, 1179, 1214, & en 1 y 13 , jufqu’en 1J17.Quoiqu’il y ait d’autres Conciles tenus dans le Pa-lais de Latran , comme celui de Pan 313 , on neles appelle pourtant pas Conciles de Latran , maisde Rome. Voyc[ encore Latéran. Il y à Parisune Commanderie de l’Ordre de Malte du titre deS. Jean de Latran. Il y avoir autrefois ' à Aix la-Chapelle un Palais qui s’appeloit Latran.

Chanoines Réguliers de la Congrégation de S. Sau-veur de Latran. C’est une Congrégation de Cha-. noines Réguliers, dont l’Églife de S. Jean de Latranétoit le chef-lieu. Dom Gabriel Penot , qui a écritl’Histoire de cette Congrégation , dont il étoit,prétend qu’il y a eu depuis les Apôtres une succes-sion non interrompue de Clercs vivans en com-mun, & que c’est de ces Clercs que les Papes éta-blirent à S. Jean de Latran , après que Constantinl’eut fait bâtir. Mais ce ne fut que fous Léon I, versle milieu du cinquième siècle , que les Chanoinesde S. Jean de Latran commenceront à vivre encommun. Ils possédèrent cette Église pendant huitcens ans , depuis Léon I. jufqu’à Boni face VIII,qui la leur ôta Pan 1294 pour y mettre des Cha-noines séculiers. Eugène IV les y rétablit cent cin-quante ans après, ayant tiré pour cela des Chanoi-nes de la Congrégation Frigdonienne , ou Friso-naire , dont nous avons parlé en fa place. Diver-ses Congrégations ont été unies à celle de S. Jeande Latran , Sc cet Ordre s’est étendu jufqu’en Pologne& en Moravie. Voy. le P. Hélyot 3 Histoire des Or-dres Iielig. & Milit. P. II j c. 3 ,4 , y & d.

Ce nom de Latran vient de l’ancien Palais de lafamille des Latírans , qui étoit bâti dans ces quar-tiers-là de Rome. D’autres le dérivent du nom d’uneidole appelée Lateran , Lateranus ; on le nommaainsi du nom Latin later , qui veut dire brique ,parce que cette idole étoit la divinité des foyers,qui font ordinairement bâtis de brique. Voy. ci-dessusLatéran. -

LATRECEY. Bourg de France dans la Bourgogne,Diocèse de Langtes , dans le Marquisat d’Arc enBarrois.

LATREU TIQUE. adj. m. &■ f. qui fe dit du sacri-fice qu’on offre à Dieu comme au Souverain Être,pour reconnoitre la souveraine Majesté j & le sou-verain domaine qu il a sur tous les êtres. Latreuti-cus , a , um. L’holocauste est un sacrifice latreutTqne. Le sacrifice de la Messie n’est pas seulement unsacrifice d’action de grâces , il est tout ensembleEucharistique, latreuûque , propitiatoire Sc impétra- t

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toire. Conférences d’Angers. On le nomme l&"treutique , quand on l’oftre à Dieu pour recon-noître son souverain domaine sur toutes les créa-tures. Idem.

Ce mot vient de x«rg<« , latrie , culte de latrie 'd’où se forme adoro , MTfìm;, cultor , ado-

rator. Pour ïmuùìuoí , je doute qu’on trouve latreu.'tique dans un bon ouvrage.

LATRIE, f. f. Terme de Théologie, Culte de R e 'ligion qui n’appartient qu’à Dieu seul. Latria. L eSChrétiens adorent Dieu d’un culte de latrie : ilshonorent les Saints d’un culte de dulie. On confondquelquefois les termes à’honorer Sc d' 'adorer , de latrie& de dulie ; mais il faut les distinguer quand onparle exactement. Le culte de Latrie n’appartientqu a Dieu, & ne peut fe terminer qu’à lui. Cetteadoration intérieure que nous rendons à Dieu enesprit 8c en vérité , a les marques extérieures, dontla principale est le sacrifice , qui ne peut être ostettqu’à Dieu seul, parce que le sacrifice est établi pouffaire un aveu public, 8c une protestation solennellede la Souveraineté de Dieu, 8c de notre dépendancede lui. Tout culte religieux se doit terminer à Dieucomme à sa fin nécellaire ; Sc si l’honneur que l’É-glise rend à la Sainte Vierge Sc aux Saints, peutêtre appelé religieux , c’est à cause qu’il se rap-porte nécestairement à Dieu. Boss. M. Daillé con-vient que les Pères du quatrième siècle ont reconnula distinction que nous faisons de latrie Sc de dulie >8c qu’ils ont honoré les Saints comme nous lefaisons.

LATRINES, s. f. pi. On 11 e fe sert guère de csterme en François ; ce que les Latins appeloientlatrines ^ nous l’appelons privés , garderobe , lieuxsecrets , Sc même absolument les lieux. Latrie■ forica.

Mais on s’en sert encore pour exprimer ceux desRomains, ou d u moins d’une antiquité reculée. Veí-pasien mit un impôt fur les latrines. Voy. Lieux.

Il est défendu de mettre des latrines auprès despuits. Ce mot vient d u Lati w latere , être cache.LATTE. f. f. Afiula , ambrices. C’est un morceau debois de chêne refendu selon son fil en manière derègle mince , qui s’attache fur les chevrons d’un com-ble pour en porter la tuile , ou l’ardoise. La latte secloue sur les chevrons. Les lattes pour l’ardoisc Rap-pellent lattes volices. On couvre de lattes les pan 5de charpente pour soutenir un enduit de plâtresSc celle-là s’appellç latte jointive. On s’en s elCaussi pour soutenir les toiles des ailes de mouh 11 'La latte carrée doit avoir quatre piés de long , 11,1pouce trois quarts , ou deux pouces de large , ^deux à trois lignes d’épaisseur , Sc cinquante à ^botte. La latte volice a même songeur & épaisse '8c a quatre à cinq pouces de large. Il n’y en a q^. evingt cinq à la botte. Les contrelattes font o' - " 1 ’nairement de la même longueur que les lattes . O"attache les contrelattes en hauteur .contre les laf cSrOn appelle contrelattes de fente, celles quifendues par éclats minces, & servent pour les tuiRS’& contrelattes de sciages , celles qui fervent p o us Lardoises , Sc qui sont refendues à la soie : cc souces dernières que Daviler appelle Lattes volices•emploie l’ardoiíe fur des lattes de fente avec cord ^lattes de sciage. Daviler. Toute latte Sc c ° nV ^,latte , tant de fente que de sciage , doit être fan*bier. Id. ^

Ce mot vient de lata , c’est-à-dire large ; ^

l’Allemand latt ; ou de l’Hébreu laat , UN 1 ? ° ulut , qui signifie texit , obvolvit. ,

Latte. Terme de Meunier, On appelle lattes sos cC ^sons qui sont aux volans d’un moulin à ve>ss -sur lesquels on tend la toile , ou les voiles so 1quelles porte le vent. r, sert

Latte. Terme d’Arpenteur. Mesure dont 011 q u ' 1C ìi-poiuT’arpentage, dans quelques endroits d e íl (esne. Elle est plus ou moins grande so ivralieux. . m jn-

On appelle souvent lattes des pièces de b o1 c£S .