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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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ccs ' Luttes à baux, en rennes de Marine, font;deP e tites pièces de bois fort minces qu’on met entreo2ux, les barrots , les barrotins d’un vaisseau.attes de gabarit, ce font des lattes qui fervent àr mer les façons d’un vaisseau, qui prend la ron-Cllr qu’elles lui donnent dans leur tour : elles foutrondes par savant , & dans les dûtes elles le fonta ulìi à ['arrière ; elles font minces & ovales entirant de savant vers le milieu , & carrées au mi-Lattes de caillebottis, ce íont de petites plan-cries refeiées, qui fervent à couvrir les barrotinsP e caillebottis.

a ?te. Terme de la Marine des Galères. Les lattes°nt des traverses , ou des poutres qui soutiennentP e Pont , ou plutôt la couverte des Galères.

Ai . Te - Nom d’un ancien village ou bourg. Latara.) dans le Languedoc, à un mille de Montpellier,r U f le lac de Maguelonne, qu on appelle quelque-Lat S pour cette raison le Lac de Latte. Maty.*THR. y. a. Appliquer des lattes fur des che-J r °ns, fur un pan de bois de charpente , attacherUr Un comble des lattes espacées de quatre pouces. sl° Ur Y accrocher la tuile , ou l’ardoife. AJfulasJC'nere. Latter à claire voie, c’est mettre des lattesUr Un pan de bois, pour retenir les plâtras des pan-nea ux , & le recouvrir de plâtre. Latter à lattes join-Pves, c'ed clouer des lattes íi près les unes des au-tres > qu elles fe touchent, ce qu’on appelle lattis ,£° lli: lambrisser les cloisons , plafonds, cintres ,c> Daviler. Un mur de charpente qu’on a latteenduit , est estimé les trois quarts d’un mur de’ Tla Çonnerie. Quand il est conutlatté , il vaut au-lâ í^flue le mur entier.

M r ri?

UtTK r E ' parC ' A iï ullS fi ratus -

i J-ía. f. m . Terme de Louvre,

lat

Couvreur. Couverture de

tes j arrangement des lattes fur un comble. AffulœJ r «t«. Faire un lattis. Foy. Latter.

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lAv ABO. f. m. Terme d’Eglife , & d’Imager. Carteon met au côté droit de l’Autel, où font écrites^ s paroles , Lavabo inter innocentes manus meas ,c - Mettre le lavabo où il doit être.s e ff Va bo , fe dit auíïï de faction des Prêtres quirivent les mains, en disant la Messe , & de laPartie de la Messe où cette action se fait. La Messe^ et °it au lavabo , quand je fuis arrivé. Il a fallu enRostre une autre.

S > , se dit encore du linge auquel le Prêtre

j>p. a ff e les doigts , après fe les être lavés ensuite de

^Ta, rt0ire -

Ce ' . ADEROS. Baíîîns où fe fait le lavage dTme

p. riitie espèce de terre où il fe trouve de l’or.y ov„ r r

çj e * 1 1. m. Action de laver, c’est-à-dire,

o r ^ etto yer avec de l’eau , toutes les saletés, lesti 0 . 1 1 es dont une chose est couverte. Lotura , lava-$ 3 “ Savage des vitres.qitau^ AGE j fe dit quelquefois d’une trop grandeOu lte d’eau répandue pour laver quelque chose,d’oì, jet tó trop d’eau pour nettoyer le plancher,$ 3 * Oq p , tut venir tout ce lavage.dan s n e dit beaucoup mieux des alimens noyésUn vraO/ tr °P grande quantité d’eau. Ce potage estvin , c av age j Vous mettez trop d’eau dans votreOn 1 6 plus que du lavage.grande dlt m éme quand on prend *une trop- de crai n ^ U p 11 ^ t d de quelque breuvage que ce soit.

» tQ ut ce / ° rt que vous ne vous trouviez mal de

r*T*ot Ér*«-

111 et de p e . ^r’Ues de Salpêtrier , c’est quand ondes cnvi er j U< ^ e P u r ts pure fur les cendres & plâtres

Paller s stui est un jour & un peu plus à

V>t

^ VAge j

PP^ration n i US rravail des mines ; c’est uneMoyen d i ^uclle on dégage , on sépare, parCS 3 etl un ^ CaU 5 ^ es P art l es terrestres, pierreu-L'o, ne p m ° l ■> l gs parties qui ne font point

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métalliques , de la partie propre à être fondue.

Lavage. Manière de tirer l’or des rivières. En plu-sieurs endroits du Chili & du Pérou on tire defor par le lavage. Voy. Lavoir,

LAVAGNA. Nom d’une petite ville qui a titre deComté , & qui dépend de la Maison de Fiesque.Lavania , Lebonia. Elie est de l’État de Gènes,& située fur la côte du levant , à deux ou troislieues de Rapallo, à Peníbouchure de la rivière deLavagna , en Latin Lavania , & anciennement à-tella. Maty.

LAVAGNE. f. f. La pierre'de Lavagne de Gènes cilune espèce d’ardoife , dont on couvre les maisons& dont on fait du pavé. Elle est très-bonne par fagrandeur & son épailïèur à peindre de grands ta-bleaux. On la tire de la côte de Gènes dans un lieuappelé Lavagne.

LAVAL , ou LAVAL - GUION. Fallis Guidonis.Ville de France , située dans le Maine , fur la Mayen-ne , à quinze lieues d’Angers, du côté du nord.Laval appartient aux Ducs de la Trimouille , &est considérable par fes Manufactures de toiles.Maty. La Maison de Laval étoit une des plusanciennes & des plus considérables de France. Onla faifoit remonter jufqu’au IX e siècle , où Gui I ,Baron de Laval , vivoit fous les enfans de C harle -magne. Long. 16. d. 4/, lat. 48. d. 4'.

§ 3 * LAVANCHE. f. f. C’est la même chose que LA-VANGE. Foy. ce mot.

LAVANDE, f. f. Sorte de plante dont il y a plusieursespèces. Pseudonardum , lavandula , cajìa. La grandelavande , ou la lavande mâle , qu’on appelle auíÏÏNard & Aspic en Provence , pouffe des tiges à lahauteur de deux ou trois piés , dures, ligneuses ,carrées. Ses feuilles font oblongues , blanchâtres.Ses Heurs font en gueule , petites : elles naiílent àla cime des tiges Sc des branches, disposées commepar anneau , & en manière d’épi, de couleur bleueou violette. Ses semences font menues, oblongues,enfermées dans une caplule qui a servi de calice à lafleur. Toute la plante, & principalement la fleur,rend une odeur forte, aromatique , agréable. Elleest propre pour fortifier le cerveau & les nerfs ,pour challer les vents , por.r exciter les mois auxfemmes. Ost fe sert des rieurs de la lavande pourfrire une huile, qu’on appelle Huile ellentielle delavande. En Provence on l’appelle Huile d’aspic,par corruption, pour Huile de fpic. Foy. Aspic.En Latin lavandula latifolia. C. Bauh. pin. 2.1 6.

§ 3 “ La Lavande femelle , Lavandula minor , ou Au-gusti folia , est semblable à la lavande mâle doncon vient de parler, mais elle est plus baííe , fesfeuilles font plus étroites &c plus courtes , & l’odeurest moins forte.

Ce mot vient de lavare , laver , & l’on a donnéce nom à la lavande ordinaire , parce qu’on l’em-ploie dans les bains. Lavandula , lavande , est prisdu Celtique lavend. Pezron.

LAVANDER. f. m. Espèce de linge ouvré , qui femanufacture en quelques lieux de Flandre.

LAVANDIER. f. m. Officier du P,oi qui a foin defaire blanchir le linge. Lotor liegius. Il y a dansla Maison du Roi deux Lavandiers du corps, ser-vant six mois chacun. Un Lavandier de Panneteriebouche. Un Lavandier de Panneterie commun or-dinaire. Deux Lavandiers de cuisine , bouene &commun.

Lavandier des Philosophes. Nom que les Sagesdonnent à Jupiter , lequel agit & régné durantl’opération appelée lavement des Philosophes.

LAVANDIÈRE, f. f. Femme qui blanchit du linge,des toiles. Lotrix. Il y a grand nombre de Lavan-dières à Charenton , à Saint-Cloud. En ce sens ondit plutôt Blanchisseuses. On fe sert du mot de La-vandière , quand on veut parler de celle qui lave& qui aide à la Blanchiíleufe.

Ce mot vient du Latin labendria , dont s est serviGellus. Du Cange dit auffi qu’on a dit lavandarius& lavander dans la basse Latinité.

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