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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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De Launomarus, on a fait Launomar, Launomer >Launemer, Laumer. D. Mabillon, qui a donné la viede S. Laumer tut un manuscrit de Liteaux, dit que cesut à Neuville-Lamar qu’il naquit, qu’on y a bâti unechapelle en ion honneur, & que ce lieu est à quatrelieues de Chartres. Ne faudroit il point écrire Neu-ville-Lamarc? Sc ne seroit-ce point ce surnom de laMare qu’on avoir cru dérivé de Launomarus , qui au-roit fait prendre ce lieu pour celui de sa naissance ?Chastelain.

LAUNCESTON. Ville d’Anglcterrc , au pays de Cor-nouailles : on la nomme austl Dunhivid.

LAUNY. Bourg du Cercle de Satz en Bohême. Launa.Il est fur la rivière d’Eger , à cinq ou lìx lieues deLétomerit, vers le couchant méridional. Maty.

LAVOIR, f. m. Réservoir d’eau destiné pour y laver lelinge, auprès d’une source , ou d’un ruisteau. Lava-crum, lavatrina. Ce village a un lavoir beau Sccommode.

Ravoir , se dit aussi d’un lieu préparé pour laver lesmains des Religieux dans un Monastère. Lavatoríum.Piscina. C’est d’ordinaire un grand bassin de pierreoù tombe Peau de plusieurs robinets, qui est situéprès du Réfectoire. On dit plus ordinairementLavcmain , que Lavoir en ce sens.

Lavoir de cuisine, est le lieu où on lave la vaisselle.Lavatrina culinaria , lavacrum.

Lavoir , se dit aussi en parlant des lieux qu’on voitchez les Indiens & les Mahométans , proche deleurs Pagodes Sc de leurs Mosquées, où ils felavent le corps, où les principaux membres, avantque d’y entrer, par une cérémonie de Religion. Ba-lineum , balneum , piscina.

tsjs Lavoir , terme d’arquebusier. C’est une verge defer, à un des bouts de laquelle on met un lingemouillé pour nettoyer le canon d’un fusil.

Lavoir, ou Lavadéro. Terme de Relation. Endroitoù l’on tire de l’or par le lavage, au Chili Sc au Pé-rou. Aurï lavatoríum. Voici comment M. Frésierdécrit les lavoirs du Chili. On creuse au fond descoulées dans les angles rentrans qui fe forment parsuccession de temps , où l’on juge par certaines mar-ques qu’il peut y avoir de l’or; car il n’en paroîtpoint à l’œil dans les terres où il est. Pour facilitercette excavation, on y fait couler un ruisseau , &pendant qu’il coule on remue la terre , afin que lecourant la délaie & l’entraîne plus facilement. Enfin ,quand on est arrivé au banc de terre où est l’or, ondétourne le ruisteau , pour creuíer à force de bras ;c’est cette terre qu’on porte fur des mulets dans unpetit bassin fait par son plan comme un soufflet de for-ge , dans lequel on fait couler avec rapidité un petitruisteau pour la délayer ; Sc afin qu’il détrempe mieux.Sc détaché 1 or qui est mêlé parmi ; on la remuefans celle avec un crochet de fer , qui sert aussi àrama/îer les pierres qu’on jette hors du bassin avecles mains : cette précaution est nécessaire pour qu’ellen’arrête pas le cours de l’eau , qui doit tout entraîner,excepté l’or, que fa grande peiànteur précipite aufond du bassin parmi un fable noir fin, où il n’estguère moins caché que dans la terre, s’il n’y a degros grains, du moins comme une lentille, il s’entrouve souvent de plus gros, Sc dans quelques la-voirs on en a tiré de trois marcs. Je ne doute pas néan-moins que par ce canal, il ne s’écoule hors du bassinbeaucoup de petites particules d’or ; à quoi l’on pour-roit facilement remédier. Bien des gens racontent desLavadéros d’Andacoll, auprès de Coquimbo, qu’a-prèsplusieurs années, on trouve encore de l’or dansla terre qui avoir été lavée. Ces lavoirs font très-

í fréquens dans le Chili.

& Il y a des lavoirs très-abondans où l’on a trouvédes pepitas, ou grains d’or vierge, d’une grandeurprodigieuse ; entre autres deux , dont un qui pefoitfoixante-quatre marcs & quelques onces , fut achetépar le Comte de laMoncloa, Viceroi du Pérou, pouren faire un présent au Roi d’Eípagne; í’autre est tombéentre les mains de D. Juan de Mur en 1710 pendantqu’il étoit Corrégidòr d’Arica. Celui-ci est frit comme

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un cœur de bœuf en petit, & pese quarante-cinqmarcs, de trois alois distérens, autant que je m eupuis souvenir, de onze, dix-huit , & de vingt- un.carats, ce qui est remarquable dans une même malle.Frésier. , p. 1 pi.

A neut ou dix lieues vers l’Est de Coquimbo >font les lavoirs d’Andacoll, dont For est de vingt'trois carats. On y travaille toujours avec beaucoup d eprofit quand l’e .• 1 ne manque pas. Les habitans alN'rent que la terre est créadice ( créatrice ) ; c’est ^dire , que l’or s’y forme continuellement, parcequ’après avoir été lavée , quelque 6o ou 80 ans aptes,on trouve presque autant d’or qu’auparavant. Fr £ 'zier ,p. 121.

L AVON A. Bourg, ou petite ville de 1 ’ Amasie , estNatolie. Lavotia. Elle est fur la mer Noire, entreChirilonda & Pormon. On prend ce lieu pour l’aù'cienne Hermonajsa , qui étoit en Cappadoce. MaiA-LAVOT. f. m. Terme de Commerce. Meíure dont oùfe sert à Cambray pour mesurer les grains. Il faù cquatre lavots pour la razière. La razière rend feP cboisseaux un tiers de Paris.

LAURA. Nom d’un bourg de l’Alentéjo, en PortugalLaura. Il est fur la petite rivière de Laura , à huit lieuesd’Ebora , vers le couchant septentrional. Quelqn eSGéographes prennent Laura pour YArcobrlga , 011Arcobrica de l’ancienne Luiitanie, que d’autresmettent à Arcos de l’Estramadura, ou de Val deVez, qui est un village de l'Estranudure de PortugalMaty.

LAURAGUÈS, ou LAURAGUAIS. Nom d’une coir.trée s avec titre de Comté. Lauracius ager , Lauraceft"Jis , ou Lauûacenss ager. Elle est dans le HaUt'Languedoc ,entre Toulouse, Carcassone & Castres-On la divise en haut Sc bas Lauraguais, Castelnaudar/est le principal lieu du premier, Sc Lavaurdu dernier*, Maty. Lavaur en Lauraguais au Haut-Languedoc?Fleur y. Papirius Malíòn dit que c’est Saint i-'apoubqui est capitale du Lauraguais.

L’an 1477. par Lettres Patentes du mois de J^ 11 ’vier, le Roi ( Louis XI. ) érigea en Comté le p^de Lauraguais, qui étoit de l’ancien Toulousainen investit Bertrand II. de la Tour, Comte d’Auvej'gne & de Boulogne, en contre échange de la ville »Boulogne, que ce Seigneur céda au Roi. La FAiLt £lAnnales de Toulouse , p. 24$.

Ce pays a pris ion nom de Lauriac, lieu duraguès ; quelques uns veulent qu’o^t dise Auri2 c ’Auriacum , Sc Auragues , Auriacenss pagus , ou Al’article l’ Auragues. Il y a apparence en ester Osc’est en joignant l’article à ce mot qu’on en a &Lauraguès. Voye\ Vales. N ot. Gall. p. 2 6 g-LAURE, s. f. Laura. Lieu où demeuroient ancien 1 - 1 ^ment des Moines. Une Laure disséroit d’untère. Les Monastères étoient semblables à ceu* ss

ue

nous voyons encore aujourd’hui parmi nous. C’és 1 ^de grands bâtimens composés de lieux destines .disserentes aílemblées de la Communauté, Sc de c

Iules, ou chambres que les Moines occupoient, c

particulière. En un ’- c pCoccupé par des Moines qui vb° ^:é fous la conduite d’un Abb e >

cun ayant la sienneMonastère étoiten Communauté

cn communauté tous ta conduite a unmenoient la vie Cœnobitique. Les Laures étoien*-espèces de villages, dont chaque maison ‘■sd, £ (t-étoit habitée par un ou deux Moines au pins- ^à-dire que la Laure étoit formée de cellules 'f sschées, dans lesquelles vivoient des Solitairesles uns des autres, quoique soumis à un rnêm eAinsi l’on pourroit dire que les maisons des ^treux nous représentent en quelque sorte l eS Èmnct'nés Laures 5 & celles des Moines font cte vrais * ^ V etères. La Laure de S. Sabas est fameuse daU s . ul isiècle. La première de ces Laures fut sondéeS. Chariton, que les uns disent avoir été ^âtiemfous l’Empcreur Aùrélicn , Sc que les antres ^ ^nent être un autre Chariton, qui ne fonda <*■ . sl e utsix milles de Jérusalem ,'qu’après que S- ^ sdy e í

introduit la vác Monastique dans la Palcssine-^Tillemont, Hist. des Jsmp. T. III-p-