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P CC I T. IV. p . 6 s & le P. Hélyot, H'ijl- desOrdres Rdig. T. I. C. XVI. Ce premier Fondateuraes Laures fut imité dans le V e siécle par S. Euthy-)lle le Grand, qui bâtit auffi une Laure à quatre011 cinq lieues de Jérusalem. La Laure de S. Sabas futensuite fort renommée. Il y avoir deux Laures, dites deSabas , la vieille Sc la nouvelle. Voye^ les Notesà P. le Quien , fur la vie de S. Jean Damascene ,P- IX. no t, 1.
Ce nom ne fe dit que des anciens Monastères d’O-wcnt & d’Egypte, on ne le dit point des Monastèresd’Occident.
Caur.e , s’est dit encore autrefois pour ce que nousa Ppelons aujourd’hui 1 Eglise Paroissiale. Laura , Pa-r °chialis Ecclejla. Arius gouvernoit une des princi-pales Eglises , de celles qu’on nommoit dans cetemps-là Laures , & que nous- nommons présente-ment Parodies. Mainbourg , Hijl. de VArianisme.
II y en a qui distinguent entre Laure Sc Monastère.Quaréiimo prétend qu’une Laure est un Monastère°ù il y a plus de mille Moines; mais outre qu’il estdifficile d’en assembler tant dans un même lieu fanssiu’ss y ait âe la confusion, même entre des person-nes sages & vertueuses, nous savons qu il n’y avoirPas plus de soixante & dix Anachorètes dans la Laurede S. Gérastn, Sc qu en certains temps il n’y en aPas eu davantage dans celle de S. Sabas , quoiqu’end autres temps il y en ait eu plus de mille dans celle-Cl - D’autres croient avec allez de vraisemblance,sin’une Laure est un Monastère dont les cellules fontentièrement séparées , non-seulement comme le sontpelles des Chartreux , lesquelles font jointes par un'■Aoitte commun, mais comme elles étoient au Mo-nastère de la Chartreuse, dans les commeucemens deOrdre, entièrement séparées, Sc épaisses çà Sc là.~ es Moines des anciennes Laures , auffi bien que lesChartreux dans les commencemens de leur Ordre ,Ne s’aílembloient qu’une sois la semaine pour faire^Office en commun; c’étoit depuis le Samedi jus-qu’au Lundi : le Dimanche après avoir reçu l’Eucha-r istie , ils prenoient un repas tous ensemble, oùils mangeoient des légumes cuits, Sc buvoient unpeu de vin , les autres jours de la semaine qu’ilscroient séparés dans leurs cellules, ils se contentoientde pain Sc d’eau.
Ce mot Laure vient du Grec *«2?« , qui veut direhameau , village. Cette étymologie favorise le der-nier sentiment qui vient d’être rapporté ; car lescellules séparées d’une Laure forment une espèce devillage.
Ï-AUREA. s. f. Nom d’une divinité payenne. Laurea.Une inscription trouvée en Catalogne , Sc rapportéepar Gruter , p. CIF > n. /. est conçue en ces termes:
LA VRE AVGV8HS A C R V M
IN. HONOREM. ET. MEMORIAM.AMILI £
L. zEMILlUS. MATERNVS.
ET
FABIA. F V S C A. PARENTES
S. P. F. C.
j. C’est-à-dire ,Sepulchrum pofueruntfdiœ chariffìma.j stÉAT. adj. m. Poëte Lauréat , ou couronné deauner. du Latin Laureatus Poeta , est un Pocteri , C f re , te ,l par la cérémonie du couronnement de lau-uia ’ Cérém °nie qui s’est pratiquée en Italie, en.Alle-f 0 ‘J’ ne ’■ en Espagne , & c. Cette cérémonie étoity tc f l ' lc *f nn c. A la fin du XII e siècle , on vit revi-co - a CCrémonie ^ es Foetes Lauréats , c’cst à dire .;„^founés de laurier. De-là vinrent les Jeux Floram- Nues a Toulouse en 1314.p !r es recherches de M. l’Abbé du Resnel sur le:
°etes couronnés , Poét& Laureati , offrent plussent:p a l? s outieux & agréables. L’usage de couronner le:°etes est auffi ancien que la Poésie, mais il fut aboiVec l es combats Capito lins, où les Poètes étoiencouronnés d’une manière éclatante. Nos Rois ne f
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font point souciés de créer des Poètes en titre ; cepen-dant le titre de Poëte Lauréat, n’étoit pas inconnuen France. Ronsard, quoique représenté avec unecouronne Poétique, ne la reçut jamais dans les for-mes. Il sot plus honoré par les Vers que Charles
IX. fit a ía louange. Obferv. fur les écrits
Modernes.
On voit pìuheurs Poètes Lauréats en Italie, enAllemagne, en Espagne & en Angleterre ; maisonn’en voit point en France. Il est vrai qu’on y voulutcouronner Pétrarque; mais la ville de Rome disputacet honneur a celle de Paris , & Pétrarque donnala préférence à la première : & d’ailleurs c’eûttoujours été un Poëte Italien couronné Poète Lau- ■rdat en France. Le Tasse étoit près de çecevoir cethonneur, & tout étoit diíposé pour cette cérémo-nie ; mais il mourut la veille de son couronnement.On a couronné des Poètes Lauréats en Allemagne ,dont le nom n’étoit feulement pas connu avantcette cérémonie. C’étoit plutôt à la parenté , à la sol-licitation , ou même à 1 intérêt qu’on donnoic ionsuffrage, qu’au véritable mérite. Daniel Kleschiusremporta de ses courses beaucoup d’amis, de science& d’honneur , & les titres de Maître de Philhsophie& de Poëte Lauréat. Goujet.
LAURÉATION. s f. Terme reçu dans quelques Uni-versités pour désigner Faction par laquelle on prendle degré de Maître-ès-Arts. Ce mot vient du LatinLaurus. Le laurier consacre à Apollon est regardécomme le symbole de la gloire Littéraire.
LAURÉE. s. f. Est le nom d’une couronne de laurier,que les Grecs donnoient aux Lutteurs qui avoientremporté la victoire , & les Romains à ceux quiavoient ménagé ou confirmé la paix avec les ennemis.Corona laurea.
LAUREL, f. m. Nom d’un arbrisseau du Chili, enl’Amérique méridionale. Laurellus. C’est une espècede laurier , dont le bois est blanc & fort léger. Fré-zier , p. 1 oS.
LAURENCE, f. f. Laurentia. Nom de femme. Ce futà Naples que fe sit le premier établissement desCapucines, par la Vénérable Mere Mari c-LaurenceLonga. P. Hélyot.
LAURENT, f. m. Nom d’homme. Laurentius. Il y aun S. Laurznt , Archevêque de Cantorbéry, qui avécu à la fin du VI e Sc au commencement du VII esiècle, Sc un autre Archevêque de Dublin en Irlan-de, qui mourut le 14 Novembre 1181. Voye 3; furcelui-ci la Description Geograph. & Hifi. de laHaute-Normandie , T. I.p. 7/. Saint Laurent, Diacre deS. Sixte Pape, fut brûlé vif fur un gril à Rome,Fan zy8. dans la persécution de Valérien. Voyez
j l’éloge que S. Ambroise fait de ce Saint dans sesOffices, Z. L. c. 41. & l’Hymne 11. du Perifieph.de Prudence. Quelques uns , comme Godeau, écri-vent Laurens ; & d’autres, comme M. Ghastelain,tantôt Laurens , Sc tantôt Laurent.
Île de Saint Laurent. C’est une île de la mer duSud , près du Calao, port du Perou, du cote dusud-sud-ouest de cette ville, par les 11 deg. 8 m. de la-titude méridionale , Lc par les zoo deg. i;m. delongitude. L’ïle de Madagascar s’appelle auffi File deSaint Laurent. Foyes[ Madagascar.
Saint Laurent , est encore le nom d une riviere Scd’un Golfe de Canada. Le fleuve de Saint Laurentest une des plus grandes rivières de 1 A m clique. Ilprend fa source dans le Lac des Huions, traverseceux d’Erie , d’Ontario & de Saint Pierre , & va sedécharger dans lc grand Golfe de Saint Laurent, àFile d’Anticosti, âpres avoir reçu plusieurs rivières,dont les principales font celles de Saint François , desPrairies, des Monts, des trois rivières de Saguenay Lcde Sainte Marguerite , qui s’y déchargent du côtédu nord ; & celles des Iroquois Lc de Champlainqui s’y rendent du côté du midi. On donne au fleuvede Saint Laurent huit cens lieues de cours. Il en atrente de large à son embouchure ; Sc a peu près deuxcens brastes de profondeur. Les vaisseaux de guerreremontent cette rivière jusqu’à Tadoussac , & les