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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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leur couche, que pour leur enfant. Quand on mec unenfant en nourrice, on lui donne une layette.

Borel dérive ce mot, Bien ou mal, de lagena.

Layette , est aussi un tiroir d’une armoire, ou cabinet,ou buffet, où l'on serre plusieurs choses qu’on veutséparer Sc mettre en ordre. On le dit particulièrementdes papiers dans un trésor, des médailles, des coquil-les dans un cabinet de curiosités. On peut comparerles layettes de ce pédant à la maiíon de cet Ludionde Plaute, Qu& inanis plena erat & araneis. Mascur.

Dans les Archives des Chambres des Comptes, desChapitres , des Monastères , quand les titres font bienen ordre, ils font distingués par layettes ou tablettes ;ces layettes Ion t marquées par les noms des domai-nes, Amiens, Lyon, Orléans, du num. i, 2, /,&c. ou par les lettres de l’Alphabet, Layette A, B,C , &c , ou par chaque mot du Pater , layette , Pater,layette , no fier, &c.

On appelle auiìì layettes , certains petits morceauxde bois ou d’ivoire qui fervent à boucher les trous dubourdon des musettes, &’qui font mobiles dans sesrainures.

LAYETERIE. f. f. L’art ou le métier des layetiers.

LAYETIER. f. m. Capsarius , capsularum opifex. Ou-vrier qui fait des layettes & autres menus ouvrages,comme ratières, chaufferettes, &c.

LAYEUR. s. m. Metator. Celui qui fait des laies, ouqui marque le bois qú’on veut layer.

LAYLA, LAYLA, CHIENS. Termes de chasse dont lePiqueur doit user pour tenir ses chiens en crainte,loríqu'il s’apperçoit que la bête qu’ils chassent est ac-compagnée, pour les obliger à en garder le change.Salnove.

LAYON. Petite rivière de France, qui fort de 1 étangd’issemay, fur les frontières du Poitou Sc de P Anjou ,Sc se jette dans la Loire fous le pont de Chalons.

LAYWEL. Nom d'une fontaine singulière , située àPextrémité de la ville de Brixain, près de Torbay,dans la province de Devon. Elle est éloignée d’unbon mille de la mer. Au nord Sc nord est, elle estadoffée contre le revers d’une chaîne de montagnesqui fait en cet endroit une espèce de coude. Elle sortdu pié de ces montagnes, & paroît couler du sud-ouest, au nord est. Elle entretient sans interruptionun courant d'eau, Sc a flux Sc reflux. Il y a trois au-tres jets qui ne tarissent jamais, Sc qui croissent Sc dé-croissent auiìì régulièrement que le principal jet. Ellea quelquefois ce reflux dix ou douze fois en moinsd’une minute. Transacl. Philos. IJ 32. p. 108 &suiv. Ces phénomènes font dûs à deux courans, àdeux sources , dont l’une traverse par des siphonsdeux cavernes ou réservoirs naturels, & dont 1 autrese décharge tout d’un coup dans un réservoir qui n’apoint de siphon. Ces deux sources se joignent en-semble dans ce dernier réservoir, & de compagnieelles sortent de terte. C’est l’hypochèse de M. Arwelau même endroit,/. 114 & suiv.

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A? LAZACH. Ville Sc Royaume d’Asie, dans l’Arabieheureuse, sous la domination du Grand Seigneur.

LAZARE, f. m. La^arus. Il y a dans l’Evangile deuxhommes qui portent ce nom ; Tun qui étoit frere deMarthe Sc de Madelène, Sc l’autre qui fait le sujetd’une parabole en Saint Luc, XVI. 1 p, &c. Nousajoutons souvent l’article à ce mot en parlant de cesdeux hommes. Le La\are gémissent à la porte du Ri-che. Les chiens léchoient les plaies du Lazare. La ré-surrection du Lazare est un miracle des plus éclaransque Jésus Christ ait faits, Sc auquel toute la ma-lignité des Juifs n’eut rien à opposer.

La remarque de Richelet qui prétend qu’on réem-ploie point ce nom sans article, est fausse. Toutesnos traductions du N. T. celles de Genève, de Lou-vain, du P. Amelote, de Port-Royal, du P. Bou-hours, de M. Simon, en Saint Luc, C. XVI. Sc enSaint Jean, C. XI, emploient ce nom fans article :

n’y a que les Loyanistes qui le mettent une feule

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fois en S. Luc. Le P. Quesnel & le P. Lalleman en usentde même dans leurs Réflexions fur le Nouveau Testa-ment. Néanmoins dans la conversation Sc dans I estyle ordinaire, on y joint 1 article. La résurrectiondu Lazare fut un miracle bien convainquant de ladoctrine de Jésus-Christ. Le Lazare gémissoit à laporte du Riche. Mais il ne fuit jamais d’article quandon fparle des autres hommes qui ont reçu ce 110m adBaptême. On dit aussi Lazare Baïr, Poète François,a été estimé en son tems. Les Œuvres de Lazare Bais,font aujourd’hui presque autant bâiller que celles d eThomas de Lorme.

Ce nom de Lazare , selon quelques Auteurs,est un abrégé de celui d’Eléazar : il veut dire cnHébreu secours de Dieu : Saint Jérôme l’a traduitpar le participe adjutus , secouru. Fullérus est d’unsentiment tout contraire ; il prétend que les lettresdu nom de Dieu Sk ne se perdent jamais dans la.composition des mots, qu’au lieu de bdî, il faut met'tre N 7 , qui veut dire nom ; Sc selon cette étymo-logie le nom de Lazare marque Sc signifie la con-dition , Letat malheureux de celui qui porte ce nomdans la Parabole du Lazare Sc du mauvais Riche »puisque ce nom veut dire, Qui n a point de secours■Mais cette signification ne convient point au nomde Lazare , que portoit le frere de Magdelène SCde Marthe : cette foule de Juifs qui vinrent leur faimdes complimens fur la mort de leur frere, est un epreuve sensible que ce n’étoit point un misérable,abandonné de tout le monde, Sc privé de tout se-cours.

On appelle populairement Lazare , un pauvre cou-vert d’ulcères, quand c’est un véritable pauvre. Oule dit aussi de tout homme malade de langueur.

On a dit Ladre pour Lazare, Sc c’est pour celaque les Lépreux, qu’on appeloir Labares , font ap-pelés Ladres.

Saint Lazare. Nom d’un Ordre militaire. Ofdo SanchLa^ari : La\anani Equités. Saint Baisse fonda 1111Hôpital à Céfirée. Quelques Auteurs ont prétenduque l’Ordre de Saint La\are tire dc-là ion origine-Mainbourg, dans son Histoire des Croisades, con-fond l’Ordre de Saint Lazare avec celui de Saint Jeande Jérusalem, que nous nommons aujourd’hui deMalte. Cet Ordre fut institué à Jérusalem par h' SChrétiens d’Occidenr, lorsqu’ils croient maîtres dela Terre Sainte. Ils recevoient les Pèlerins, - ils 1 £Sescortoient sur les chemins, Sc les défendoient con-tre les Mahométans. Quelques-uns disent qu’il siitinstitué en 1119. Le Pape Alexandre IV. confirmal’ordre des Chevaliers de l’LIôpital des Lépreux deSaint Lazare à Jérusalem , fous la Régie de SaintAugustin , par une Bulle donnée à Naples Lonziém-d’Avril 12jj. Les Chevaliers de Saint Lazare aya JîCété chassés de la Terre Sainte, vinrent en France»Sc s’y établirent fous Louis VII, dit le Jeune. Y ePrince leur donna la Terre de Boigny, Boìgnìo-cV 1terram, située prèsd’Orléans.

Innocent VIII. supprima LOrdre de Saint Lalfi é ' »en Italie, l’an 1490. ou plutôt il l’unit à celui d-Malte ; mais les Chevaliers François s’y opposèrent/Sc il intervint un Arrêt du Parlement, qui désen ^cette union. Léon X. le rétablit en Italie au c0l V<mencementduXVI siècle. L’an 1572. Grégoire XR*l’unit en Savoye à celui de Saint Maurice , q ueDuc Emmanuel Philibert venoit d’instituer.

Lazare, Ordre de Saint Maurice Sc Lazare, Vtf *Maurice. .

En France l’Ordre de Saint Lazare se releva 1 °Henri IV. Paul V. le réunit à celui de Notre-D aI ^_du Mont Carmel, Lan 1607. à la prière de ce 1ce, qui en 1608. obtint une Bulle du Pape softa'^ ,tageuse à cet Ordre. Ce fut Aimât de ^‘^réChevalier de Malte , qui conçut le dessein C ç A pi-.refleurir cet Ordre, Philippe de Nerestang »raine des Gardes d’Henri IV. Sc Seigneur d’une, g ^vertu, entra dans ses vues , Sc en vint à bout P a ^crédit auprès de son Roi. Sous Louis le G s anOrdre a pris encore un nouveau lustre. M-