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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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terrer. Les Leclicaires avoient pour chef le De-can ou Doyen.

Ce nom s’est dit aussi pour un ouvrier qui faitdes litières. On appelle auíïì le plus souvent Lecli-caìres ceux qui portoient les litières , les porteursde litières. Les Romains avoient de deux sortes deLeclicaires j les uns qui croient de leur train , deleur maison, qu’ils avoient à leurs gages, commenos grands Seigneurs ont des Porteurs de chaise àeux, & les autres qui croient publics, & qu’onlouoit quand on vouloir se faire porter en litière,comme il y a à Paris , à Rennes , Sc en d autresvilles, des Porteurs de chaise qu’on prend & qu’onpaye pour se faire porter où l’on veut. Ces lecli-caires publics croient à Rome dans la douzièmeRégion, au de-là du Tibre. Les Grecs avoient aussides Leiïicaires ; il est parlé de ceux d’Alexandriedans la Vie de Saint Alexandre l’Acémète, C. VI,n . 41. Voyez Acta Sanet. Januar. T. 1 3 p. 1026.Les Bollandistes remarquent que les Leclicaires por-toient quelquefois les morts en terre , ou au bû-cher ; c’est que l’on portoit quelquefois le corps furune litière , comme nous Pavons dit.

LECTIONNAIRE. f. m. Terme de Liturgie. Leclio-narium , Leclionarius liber. C’est un livre quicontient les leçons qui se lisent à l’Office. Leplus ancien Leclionnaire est celui que fit SaintJérôme.

LECTISTERNE. f. m. Cérémonie de Religion chezles anciens Romains, fKF qui consistoit dans desfestins auxquels on invitoit les dieux , dont les sta-tues étoient posées fur des lits autour d une tabledans le Temple , de même que les hommes s’ymettoient dans un repas. Lectisternium 3 qui signifiefaction de préparer des lits , de lectus , lit, &: ster-nere , sterno , dreíler , préparer , étendre. Les Epu-lons , dont nous avons parlé , présidoient à cettecérémonie 3 &<,en étoient les ordonnateurs, fP? Cefoin avoit d’abord été confié aux Duumvirs Sybil-lins. On ordonnoit le lectisterne dans les ' calamitéspubliques , pour en obtenir la cessation.

Caíaubon est le premier qui, fur un endroit duScholiaste de Pindare , a remarqué que les Grecsavoient aussi eu l’usage du lectisterne. M. Spon a vuun bas-relief de marbre à Athènes, qu’il croît êtrela figure d’un lectisterne. On y voir un litelevedunpié , 8c long de deux, fur lequel est Sérapis tenantune corne d’abondance, des fruits devant lui, & sonboisseau sur la tête. Plus bas est Isis, Sc autour qua-tre ou cinq figures d’hommes. Il ajoute , qu’on voità Athènes Sc à Salamine plusieurs semblables fi-gures.

Tite-Live, au cinquième Livre de son Histoire,c. 13 , dit que le premiet lectisterne que l’on vità Rome, fut celui qui se fit pendant huit jours,en l’honneur d’Apollon , de Latone, de Diane ,d’Hercule , de Mercure & de Neptune, à l’occa-sion d’une grande peste, qui faifoit mourir tous lesbestiaux , Pan de Rome 3J4. Cependant Valére,Maxime, L. II, c. 4 , parle d’un autre fait avantcelui là j fous le Consulat de Brutus & de ValeriusPublicola; mais c’est que celui-ci fut moins célébré.

Je 11e fais pourquoi dans le Dict. de’l’Acad. Fr.l’on ne fait de ce mot qu’un substantif pluriel.

LECTOURE , LAICTOURE , LEICTOURE , LÉ-TOURE. C’est ainsi qu’on prononce. Nom d uneville de Gascogne , Province de France. Lacloracum 3Lactora , Laclura , Lactorium , Leclorium 3 civitasLacîoracium. Elle est dans l’Armagnac, fur le Giers,entre Auch 8c Agen, à six lieues de la première , &à quatre de la dernière. Cette ville inaccessible,excepté par le côté qui regarde Toulouse , est bâtiesur une montagne , environnée d’un double mur,8c défendue par un château. Elle a Sénéchauífée ,Sc Évêché suffragant d’Auch. Maty. On lit fur desinicriptions antiques trouvées à Leicloure 3 &c rap-portées par Gruter, p. XXIX z r. Lector. Ibíd.n - r j. Civit. Lactorat. & Ordolact. n. 14.Lact. p, XXX. 1. Civitatis LactoivAten. p.

LEG

XXXI. 2. R. P. Lactorat. Ces inscriptions moti'trent P antiquité de Leicloure. La troisième 8c &quatrième font pour Gordien , & la seconde p ollsM. Aurèle , & le titre de Cité & de Répubhq u ^qu’elle y porte , marque une ville libre. Bellessit' cde Cominges dit Lestore 3 mais fi ce mot s’est dit ’il ne íe dit plus, & ne s’écrit plus ainsi. Leits ufiest capitale d’uh pays qu’on nomme la Lomaigst e 'Un habitant de Létoure 3 Laclorare , Lacluras, atlS sHadr. Valois , Not. Gall. p. z s p. Au Concile deToulouse, tenu Pan 1068 , par le Cardinal Hugues,on rétablit PÉglise de Leitoure , qui avoit été c ha' 1gée en Monastère. Voye p sur Laicloure M- dMarca, dans son Histoire de Béarn , L. 1 3 c. I 11 ’Long. 18. d. iss. J3"jlat. 43. d. y6'. 2".LECTRICE, s. f. Celle qui lit. Qus legit. Lect? 1 *'Au trente-neuvième Capitulasse des Constitutiusde Fontevraud, il est marqué que la Semainière dChœur , la Lectrice du Réfectoire , & les Semainières de la table 8c de la cuisine, doivent comi 11 ^nier le Dimanche qu’elles entrent en semaine. CHA Stelain j Martyrol. 24.. de Février 3 page 755-AH Ce terme n’est en usage qu’en parlant de laligieuse qui lit à son tour dans le Réfectoire.LECTRIN , ou LETTRIN. f. m. Vieux mot. P*'pitre. Pluteus. Chanter au leclrin. Histoire de B se itagne, T. II,p. izzo.Le commençant le lettré>le Chantre en chappe, p. 11 ij. Lobin. Glost.

Ce mot vient de lego, legi 3 lectum, d’où Pu' 1 ^fait lectrium , le lieu où l’on lit; de même que __pinsere l’on a fait pistrium , Sc de molere , r 10 .trina. Ensuite de leclrin , ou lettrin , nous a/ 0)fait lutrin. r

LECTROIS. f. m. qui, dans quelques Monastères , ^dit du lieu où les Religieux s’assemblent pour rssla lecture. Locus lectioni destinatus. Ils allèrent ^Vestiaire prendre leur habit de Chœur , 8c irions

rent au Leclrois , pour se préparer à l’Oísice pat

R

lecture. Chastelain. P. Hélyot. Dès qu’on elJdit Vite Mijsa est , on alla droit au Leclrois s 1 * 1quitter l’habit du Chœur. Idem.iCTURE. s. f. Action de lire. Lectio. Less’allemblent pour entendre la lecture d’un Contratmariage. Lecture faite de son interrogatoire. C’ej: ^ce Novice à faire aujourd’hui la lecture dans lefectoire. J’ai assisté à la lecture de cet Ouvrage ^bonne compagnie. La lecture des Livres défeU"^est dangereule. Le P. Mabillon montre dans la 1 ^face de la première Partie de son troisième n eCdes ActaSancl. Benedici, que la lecture des Ante

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profanes est utile & permise pour former le fde la jeunesse. Voye\ §. IV, p. XXVII. je

fss? Lecture , signifie encore , le soin que P° n ÌV)-cultiver son esprit par la lecture des livres. Un H 1 ^rien doit avoir beaucoup de lecture. Multa ft .oportet. Ce Docteur a bien profité de fa ^

Le premier pas que fait dans le monde un h 0 ss ^enivré de fa lecture , est presque toujours un ,pas. S. Évr. La lecture des bons Livres est uncf_j £Sversation avec les plus honnêtes gens des n .j spallés ; mais une conversation étudiée , 8c ° unous débitent leurs meilleures pensées. j eS

lecture est nécessaire à parer l’eíprit , à ^utmœurs, & à former le jugement. M. Scum }recueillir le fruit de la lecture , il faut du n ^ c -du repos , de la méditation. S. ÉvR- S allS ? c èCture , le plus beau naturel est ordinairementstérile. Id. La lecture est un préservatif cotitf e Qllinfinité de déréglemens, où l’on tombe c l uar '^ lane fait à quoi s’occuper. Nie. S’apph c l uer joy £tlecture. Aelanc. Aimer la lecture. ScaR- faU cdes journées entières à la lecture. AbtA 110 'polir son esprit par la lecture. Vile. i an s la

LÉCUM. Ville de la Tribu de Nephtali ’ ^ qq-ibuTerre Sainte. Lecum. La frontière de cet - nl &Cserendoit de Fléleph 8c d’Elon en jiss"

Adami , qui est aussi Néceb , & de qf ^ S^ cí ’qu’à Lécum , & se terminoit au Tout a j 0 aí'J os. XIX. s s. Lécum écoit furie bot*