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H veut que tous ses mots soient autant de leçons.
Régnier.
Leçon , s e clic auíïï des divers accidens de la vie, des^ x periences qui nous apprennent à vivre avec pru-dence 3 Sc à nous corriger. Documentum. , Les mortsjubites font de belles leçons aux Chrétfens , qui,ur apprennent à fe tenir toujours prêts. Les sup-Pbces & les exécutions publiques, font des leçons‘Jpnt la jeuneííe débauchée doit profiter. La vued un ivrogne est une leçon de sobriété. Ablanc.j malheur est une excellente leçon pour apprendrepatience. Maucroix. Ah ! que mon mariagec *• une leçon bien parlante à tous les Paysans qui^Veulent s’allier à la maison d’un Gentilhomme. Mol.
I On dit dans ce sens, Faire la leçon à quelqu’un ,m donner des instructions ou pour fa propre con-duite , ou pour traiter de quelque aftaire. Je lui aile n fait fa leçon ; je lui ai donné fa leçon par écrit.
. Les Critiques appellent auffi diverses leçons, Va-r s leclion.es , les diverses manières de lire le textees Auteurs dans les anciens manuscrits : cette,v erlìté vient de l’altération arrivée par le temps,°u par l’ignorance des Copistes. On tâche de lesRétablir par la convenance des paroles avec le sens ,^ par la confrontation des distérens manuscrits. Ilf a nien des diveríes leçons de la Bible, des Poë-j^ tes » & des Orateurs Grecs & Latins.
'^° N , en termes de Bréviaire , est une petite lec-£ stu’on fait à chaque Nocturne des Vigiles ,l.pst^dues extraits de la Bible, des Pères, ouun VtfK C Suint dont on fait la fête. On appelle' -Umce de neuf leçons , celui qui a trois leçons. ,uaquc Nocturne. Les leçons des Ténèbres fontU'ees en partie de Jérémie/ Il y a auffi des leçonsbre Ves dans les Heures ; elles font appelées brèves ,P^rce qu elles font fort courtes. On appelle les^Çons de ce nom , parce qu’elles ne fe chantentP°int comme les Pfeaumes & les Hymnes , &stu’on ne fait que les lire. C’est pour cette raisonst Ton a appelé autrefois du nom de Leçon l’Epitrede la Meile , parce quelle ne séchante pas, com -uae les autres parties de la Messe , Sc qu’on nefait presque que la lire d’un ton élevé.
Leçons. On appelle de ce nom dans l’Église Gre-que deux Livres d’Églife. Lectiones kmym^s, á»» 7 ,2Le premier Sc le plus petit ne contient queles endroits de l’ancien Testament que les Grecslisent à roffice pendant Vannée ; Vautre renfermedes leçons plus longues qui ne font pas tirées de laSainte Écriture: l’un & Vautre de ces Livres s’ap-Pctìe leçons , à cause de ce qu’il contient.
On dit proverbialement, On lui a bien fait sa le-s°« ; pour dire , on l’a bien réprimandé. On ditEtlst d un homme om nnstéríp mrnifpinpnr nnp ! w,
— un homme qui possède parfaitement une cho-le j qu’il en feroit des leçons.
Foilà j sage Prélat , comme chacun raisonne ,
■Ét sait une leçon aux Docteurs de Sorbonne.
Ép. à M. l’Év. de Meaux sur la Comédie.
^qLIRis. f f. C’est le nom qu’on donne à une desr aces, dans un ancien monument ; les deux autresLpçpjL^élaste & Comaíîe.
Dele j’' m ‘ ^ cux mot * Choix , élite. Lobin. Glojs.
f. ni. C’est en général celui qui lit.Lecle e . ur - méchant Lecteur. C’est un méchantticulf^ 5 bégaie, il hésite. Lector. On le dit par-v ,.ss^ent c j e ceux q U j liícnt un écrit, un ou-g es Esprit. La plupart des Lecteurs font des Ju-teur .ères , Sc souvent injustes. Avis au Leemen ^nissement fort court qu’on met au comteur d’un livre imprimé. Ami Lecteur , Lee-
l: p „ 1ene vole \ c’étoit le style d’autrefois. Les Ita-lens mettent, à chi legge. .
ì-nn appaìse un Lecteur toujours tremblant d’effroi,
*■ OJTlQ
Qui voit peindre en autrui ce qu il remarque en foi.
Boileau.
Un Auteur à genoux dans un humble Préface,
Au Lecteur qu’il ennuie a beau demander grâce.
Idem.
§7? Lecteur , Chez le Roi , est un titre de Charge,dont la fonction est de lire devant le Roi. Le Roia des Lecteurs pour différentes choses , pour la pié-té , pour les Mathématiques , &c. 11 y a deux Lec-teurs ordinaires de la chambre , & du cabinet duRoi. On le dit de même de ceux qui lisent à desparticuliers.
Dans les Communautés on nomme L e cl eurs, ceux quifont en semaine pour lire au Réfectoire pendant le re-pas. Lecteur de la première, Lecteur de la seconde.Saint Benoît , dans la Régie , permet au Lecteur detable de prendre quelque choie avant que de lire ,les jours de jeûne. Saint Benoît appelle cela bibere& panem , Sc Uldaricus mixtum , en un seul mot.
Le P. Mabillon cherche ce que c’est, dans fa Préfacedu quatrième siècle des Acla Benediclinorum , & ilprétend que l’un & Vautre signifie du vin trempéd’eau , & du pain. ITT Dans les Maisons de fillesla Religieuse qui lit au Réfectoire , s’appelle Lec-trice.
Lecteur , est auffi un titre que prennent les Profes-seurs du Collège Royal, Sc que le Roi leur donnedans leurs provisions. Lecteurs Royaux.
C’est ainsi qu’on appeloit autrefois les Professeursdes Sciences , parce qu’originairement ils lisojentles Auteurs , Sc les expliquoient fans dicter.
On appelle auffi Lecteurs , les Docteurs qui en-seignent publiquement dans les Chaires les Sciences,les beaux Arts , Sc les Langues. Lecteurs en Théo-logie, en Droit-Canon, en Eloquence , en Hébreu.
En Perle, & dans quelques autres pays de l’A-sie , on n’a point de terme plus noble pour signi-fier un lavant homme , que celui de Lecteur ,Okoumich.
Lecteur , est auffi une qualité dans l’Eglise , quedonne un des quatre Ordres mineurs, qui font lePortier , le LeEleur , VExorciste Sc l’Acolythe. LeLecteur avoir auffi le foin & la garde des Livressacrés. Du temps de Saint Cyprien, cette chargene se donnoit qu’à des gens âgés. Sc qui s’étoientrendus recommandasses par leur vertu , Sc uarleur doctrine. Depuis , on y a admis des jeunesgens , même au-dessous de la puberté. Dans l’É-glise Greque , les Lecteurs portent des cierges de-vant l’Évêque , ils lisent à Laudes le Synaxaire, Scà la Meste l’Épitre. Leur place dans VEglise est dansle soléas, qui est un lieu hors du Sanctuaire, Scplus éloigné de l’Autel que le Sanctuaire.jfj" On dit proverbialement, & figurément, Avis auLecteur, c’est un avis au Lxclcur , lorsque quelqu’undit en tenues généraux une chose dont il veut quequelqu’un se faste l’application. On le dit de mê-me d’un malheur arrivé à quelqu’un , Sc qui pour-roit encore arriver, Vil ne prenoit des précautionspour s’en garantir.
LECTH. f. m. Terme de Marine. C est une mesurefort en usage sur la mer du Nord , qui contient douzebarils. .
Lecth , cn termes de Relation , est une manière decompter dans l’Indoustan , qui lignifie cent mille.C’est une façon de parler semblable à celle desHollandois, qui pour dire cent mille francs, disentune tonne d’argent. Une lecth de roupies , veut direcent mille roupies. Ainsi on dit que le Roi deGolconde a de revenu vingt-cinq lecths de pago-des , Sc le pagode vaut à~peu-près un écu d’or deFrance.
LLCTICAIRE. f. m. Terme de Liturgie. Nom d’Os-fice & d’emploi dans l’Église Gfeque. Lecticarius.Les Leclicaires étoient chargés du foin d’emporterles corps de ceux qui étoient morts, pour les en-
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