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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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° nt d’iin diffèrent nombre de Soldats 8cd'ffin CrS 3 drivant les temps differens ; mais il estjmcile de marquer précisément le temps & la ma-lllele de ces divers changemens. Du temps de Ro-ni ulus , chaque légion étoit de trois mille hom-lncs d Infanterie , 8c de cent Chevaliers. On lesjwifoit en trois Corps , qui faisoient autant d or-df'es de bataille. Chaque Corps étoit composé deà Compagnies , ou Manipules , qu’on rangeoit àquelque distance les unes des autres, fur un mêmehont. Chaque Corps avoir deux Officiers Générauxpour les commander, quon appeloit Tribuns, 8cchaq Ue Manipule deux Centurions. Sous les Con-Jfds, l a légion étoit de quatre mille hommes, quioioient quatre corps commandés par un Consul ,un des ses Lieutenans ; & chaque légion avoira Cavalerie , qui étoit de deux ou trois cens che-v aux. Ensuite , 8c du temps de Marius , on réuniten un ces quatre petits corps de légion, on lesau £nienta, 8c on íît des Cohortes de cinq à six censoinmes chacune, lous f autorité d’un Tribun, ou"lestre de Camp. Chaque Cohorte fut compoíée? iîois Compagnies, ou Manipules. Chaque Ma-jupule de deux Centuries, 8c la légion partagée enCohortes , qui faisoient autant de Bataillonsréparés ; qui se battoient sur trois lignes ; desortealors la légion étoit de cinq ou de six mille hom-rtles - Si les dix Cohortes étoient chacune de cinqcens hommes , la légion étoit de cinq mille hom-1Tles i & si elles étoient chacune de six cens, la lé-€ l on avoir six mille hommes de pié, outre six cens^ ae Jaux. Ablanc. Isidore dit, au L. p , de Origs.pi J 5 que la légion étoit de six mille hommes divi-s on soixante Centuries, trente Manipules, douzec o Ot tes deux cens Troupes : il est aisé de voir

mbien chacune de ces divilions contenoit de Sol-tíars j la Centurie étoit de cent hommes , le Mani-pule cl e d eux cens , la Cohorte de cinq cens, laTroupe, turma , de trente. Selon l’Académie , lalégion étoit de six mille cent hommes de pié, Sche sept cens vingt six chevaux. Les forces de Romeǰnsist 0 ient en plusieurs légions. La première légion,L deuxième légion. La dixième , la quatorzième lé-gion. La légion Thébaine. Les légions Romaines.Les légions des Gaules, de lTllyrie , &c. Les vieilleslégions étoient fort estimées. Les trois légions fontici rangées fur deux lignes , ainsi que César avoircoutume de le pratiquer, lorsqu avec peu de trou-pes, il avoit besoin d étendre son front. Louis XIV.Les légions étoient la principale & la plus considé-rable partie des armées Romaines. Les légionsetoient toutes composées de Citoyens Romains : lesallies {socii) formoient lez corps des troupes auxighaires ( auxilia ).

i^mcrn, Fulminante ou foudroyante. Voye £ ces

. Les légions avoient pour étendard un aigle. Danses commencemens , c’étoient differens animaux ;j lllc louve en l’honneur de la louve qui alaitaRovnu-Us & Rémus : Quelquefois un porc, comme dans la^'iquiétne légion ; Festus dit que Lest parce que la° Ue rre ne se fait que pour avoir la paix, qui se^ncluoit en immolant une truie : Quelquefois lep^Uiotaure , pour avertir les Généraux que leurs deí-q ,;;;yWent être auffi cachés , auffi impénétrablesE Vr - c . Minotaure étoit inacccffible dans son lap 0 I e - Elles avoient auffi le cheval 8c le sanglierV 0 sn Cten< Ltrd. Voye\ Festus , Végèce, L. III, 8cc . US ’> Idolól. L. III , c. j6. Pline, L. X,étendà -A ^ ue oTst Marius qui changea tous cesn len 'p 1 s ei1 aigles. Sur les médailles dans les com-d es é t ì j £1 ' 1S 5 r yP e hes légions étoit des aigles 8cfigU-c^ 11 ' dans la fuite , ce font des divinités, des

p si s d animaux, &c. Voy. l ’Index Typorum , dur , • oandury.t* ]

D lu - ' e F me d’une Milice Françoise fous François Ip ra anc . ra paix faite par le Traité de CambrayUl ain° 1S ^ âr, fur l’idée des anciennes légions Ro

, une nouvelle disposition de l’Infanterie*• orne /q

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qui jusqu’à son temps n’avoit point encore été pro-prement séparée en Corps différons. II ordonnaqu’on formât ses légions , chacune de six millehommes, 8c désigna les Provinces où elles seroienclevées. Une devoir l’être en Normandie , une enBretagne , un autre en Picardie, une cn Bourgo-gne, une en CJram pagne & en Nivernois ; la sixiè-me en Dauphine, en Provence , dans le Lyonnais,

8c en Auvergne ; 8c la septième en Languedoc.Elles étoient destinées à servir principalement encampagne. Il résolut d’en faire encore une autredans la Guienne , pour servir à la garde des Placesde cette frontière. Ces légions furent divisées en sixCompagnies de mille hommes , qui avoient cha-cune un Capitaine pour les commander , & fous luideux Lieutenans 8c deux Enseignes. Les Capitai-nes furent chargés d’avoir le rôle de tous ceux quicompofoient leurs Compagnies ; leur nom , leursurnom, leur demeure, afin qu’ils fuffent toujoursprêts à marcher au premier ordre ; & le Roi ac-corda à ces Soldats diverses franchises 8c privilè-ges , comme Charles VII avoit fait aux Francs-Archers , qtfil établit de son temps. C’est de - làque sont venus ce qu’on appelle aujourd’hui les vieuxCorps de Picardie , de Normandie , de Champa-gne, aufquels fut ajouté celui de Navarre , quandHenri IV fut parvenu à la couronne ; & enfin ceuxde Piémont 8c de la Marine, qui font toujoursconservés fur pied , même en temps de paix. P.Daniel. Hijl . de France , T . III , p . 274 , 27 y .C’est à l’occafion de ces légions François.-s & deleur établissement, que François I. compoía unOuvrage très -bien écrit íur la discipline militaire,dont parle Sainte-Marthe.

Les Médaillistes appellent légion, une médaillefur laquelle est le nom d’une légion. Une légionest une médaille qui a au revers deux lignes mili-taires , ou étendards militaires, 8c un aigle Ro-maine au milieu , & pour inscription le nom de lalégion 3 iEGio 1 . n. x. ou legio xv. &c. par exem-ple , ant aug m viR R p c, un Navire, 8c aurevers deux lignes appelés Pila, & un aigle Ro-maine au milieu , leg. ii. une autre leg. 111. leg.xv. 6 c. une autre lêgi XVII. classicze. Les Anti-quaires recherchent fort les légions. J’ai déja plusde vingt légions d’Antoine. J’ai acquis depuis peuune légion fort rare. Antoine est le premier, &Carausius le dernier fur les médailles deíquels ontrouve des légions , comme on le peut voir dansles Recueils du Comte Mezzabarba & du P. Ban-duri. On trouve fur les médailles jufqu’à la XXXVI e .légion, 8c point au-de-là. La trente-íixièmese voitlur les médailles de Vjctorin le Père. Foyeg en-core, les mêmes Recueils.

Ce mot de légion vient de legere , choisir , parceque quand on levoit des légions , on saisoit unchoix de la jeuneíle la plus propre à porter les armes,ce qui s’appeloit delectum habere. Voy. Varron,L. IF, de Ling. Lat. 8c L. III , de Vita Pop. Rom.Plutarque dans Romulus, Végèce , L. II. c. i. Isidore,L. IX, c. 3 - ...

Légion , signifie dans le style de l’Ecriture , un grandnombre , une quantité. Jésus-Christ n’avoir qn’ademander à son Père une légion d Anges , s il eut eubesoin de Défenseurs. Il est fait mention dans l’E-vangile d’un diable qui s’appeloit Légion, parce quilétoit avec plusieurs autres dans le corps d un poílede.fjCTQn le dit de même dans le discours familier. Unelévìon de parens , d’amis. Dans cette acception lemot de légion est pris figurément, & n’est que d ustyle familier.

Légion. Terme de Géographie. Legiodunum. C’etoitanciennement une petite ville de l’ínfubrie. Ce n’estplus qu’un village du Duché de Milan, situé fut !ebord oriental du Lac Majeur. Maty.LEGIONAIRE. 1. m. Soldat dans une légion. Legio-narius. Les Soldats Romains s’appeloient Légio-naires.

Bouche, en son Hist. de Provence , 8c d’aut

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