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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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aussi cle payer les dettes héréditaires jusqu’à laconcurrence des biens légués.Les légataires particu-liers ne font tenus d aucunes dettes. Un legs ca-duc est celui qui n'a point d’estet : legs condition-nel , celui qui n’a lieu qu’en accomplisiànt la con-dition. Si la condition est impossible , ou incivile,elle est nulle , & le legs appartient au légataire.Legs par assignat, est celui qui se fait d une somme oud’une rente à prendre sur un tel fonds, au lieuque les legs simples & fans assignat , font ceuxqui fe font d’une somme de deniers , ou d’unerente à prendre généralement fur tous les biensdu Testateur , ou fans désigner fur quoi elle feraprise.

Legs pieux. Legatum pium , est celui qui est fait àun lieu consacré à Dieu , 8c destiné aux bonnes œu-vres , comme une Eglise , un Monastère , un Hô-pital , &c. 8c qui est fait pour une sin bonne & pieu-se. Pour qu’un legs soit pieux , il ne suffit pasqu’il soit fait à une personne consacrée à Dieu, ilfaut encore que la fin en soit pieuse. Quoiqu’unTestament soit nul , il ne laille pas de valoir àl’égard des legs pieux. Les Capitulaires ordonnentque le Commiílaire du Prince prendra foin avecl’Evêque de l’exécution des lìgs pieux. Capitul.T. I , p. 2J7 , c. S.

Ce mot vient de legatum , 8c de lego , legare.LEGUE BELLITE. Ea montagne de Lègue -Belliteest une montagne des Alpes, près de Chambéry.Vie du Frère Fiacre, L. III , p. 21S.

$ 11 ' LEGUER, v. a. Faire un legs, donner par testa-ment. Legare 3 legatum alicui scribere. Leguer à sesparens, à ses amis une somme d’argent, ses meu-bles , une partie de son bien. On légué par codicileaussi - bien que par testament. On peut léguer engénéral toutes les choses dont on peut disposer partestament, suivant la loi du lieu où elles font si-tuées.

LÉGUÉ, EE part. Legatus.

LEGUIER. Voyci LEGER.

LEGUME, f. m. Ce mot fe dit des grains semés quife cueillent avec la main , à la différence des blés8c avoines, qui fe scient & se fauchent. Legumen.$jT Le mot de légume ne convient proprement qu auxsemences & aux grains qui viennent dans des gousises comme pois , fèves, lentilles, haricots. Un usageabusif l’applique à plusieurs autres choses, aux ra-cines , aux herbes potagères , & généralement auxplantes bonnes à manger. Il ne s’emploie guèrequ’au pluriel. Les Ermites ne vivoient que d’herbes& de légumes. L’exposition du Nord a de grandsavantages pendant les chaleurs pour les légumes. LaQuint. S’il fe trouvoit quelques fruits dans le Mo-nastère, ou quelques légumes nouveaux, on pourra,&c. Ab. de la Tr. Ces légumes font, par exem-ple , des herbes crues , du céleri, des raves , despois , & d’autres légumes nouveaux, qui, &c. lu.

Le P. Bouhours fait ce mot féminin dans la Viede Saint Xavier, L. F. Des racines fort amères ,Sc des légumes cuites à l’eau faisoient toute sa nour-riture, parmi ses travaux continuels. Bquh. fféf C’estune faute. Il n’y a que le peuple de Paris qui disede bonnes légumes.

Ce mot vient de legumen , Latin , ainsi appelé exeo quòd manu legatur , & non fecetur , de ce qu’on lecueille, on le tire avec la main , & qu’on ne le coupepoint, disent Servius 8c Varron, L. /, de Re Ruft.

C. ÍJ 3 & 2,2.

$ 3 * LEGUMIER, s. m. Synonyme de POTAGER. Jar-din où l’on fait venir des légumes, ou des plantespotagères que l’on appelle communément Légumes.Hortus alitorius. Voy. Potager.

ifF LEGUMINEUSE ( Fleurs). Flores legumifiofi. Ter-me de Botanique. Ce font celles que portent lesplantes qtTon appelle Légumes, pois, feves, lcntilles , &c. Ces fortes de sieurs font composées dequatre ou cinq pétales qui sortent du fond du ca-lice. Le pétale supérieur, qu’on nomme Pavillon,vexillum , est ordinairement grand, plié en dos

L E H

d’âne , tantôt relevé , tantôt rabattu fur les autresparties de la sieur. Il fe trouve au bas de la Iktrr unou deux pétales , qui, par leur réunion, sembicnn’en faire qu’un. filais dans ce cas le pétale uniqu ea presque toujours deux attaches ; ce qui fait q uequelques Auteurs' ont dit que les sieurs papiE 0113 ""cées ou légumineuses , ont toujours cinq P cta C 'Soit que le bas de la sieur soit formé par un olîpar deux pétales , on apperçoit la forme de Pavantd’une nacelle , ce qui lui a fait donner le nosCarina. Entre le pavillon 8c la nacelle on volt Dles côtés deux autres pétales, qu’on nomme » eAiles , ala. Elles ont ordinairement une oreillévers leujm naissance. Duh.

LEGUMISTE. f. m. Jardinier qui fait venir deslégumes. Olitor. Voy. Marechais. Pourquoi nÊdiroiton pas Légumìfte , comme on dit Fleuriste,Pépiniériste ?

LEGUNS. f. m. pi. Vieux mot. Légumes.

L E H.

LEHAL, ou LE HAL. Petite ville , avec une bonn®citadelle. Lehalium. Elle est dans la Livonie, f usun golfe 3 à dix lieues de PernaW , vers l’occidentseptentrional. Maty.

LEHEMAN , ou LEHEMAS. Ville de la Tribu de Jud*Leheman. , Lehhemas. Le Texte Hébreu la nonde ce dernier nom, & la Vulgate du premier. J°J'XV, 40. Le P. Lubin croit que c’est celle si ueles Septante appellent M**yuíç.

LEHERENNF., ou LEHERENNUS. f. m. Terme àfMythologie. Nom d’un faux dieu de T Antiquis'Leherennus. Deux inscriptions envoyées par le **Sirmond à Gruter , font mention de ce dieu.

LEHERENNODOMESTICUSR V F I F.

V. S. L. M.

L’autre est,

LEHEREND E O

TERTVLLUSV. S. L. M.

Comme elles ont été trouvées à Cominges, H 'ì aapparence que c’étoit un dieu du pays.

LEHIRE. s. m. Nom d’homme. Eleutherus. S. Ele^thère de Tournay est tête par le peuple , qui le D° lT1 ^

• me S. Léhire , nom qui fut donné à un Hôp ltafondé en 1360 , en l’honneur de ce saint Eveq ude Tournay. Chastelain , au 20. de Fév.p•

LEI.

sT LEIBNITIANISME. f. m. Doctrine , VhM 0 'phie de Leihnitz.

$ 3 “ LEIBNITIEN. s. m. Qui fuit laDroctrinedubre Leibnitz. . e

ísF Leibnitien , enne. adj. qui concerne la Docde Rjeibnitz , son système , íes principes. Outrouvera des explications fous disterens articles. ' dMo'nade , Harmonie , Préétablie, &c. m eLEICESTER. Liceftrìa , Legecejtna , Leogora.d’Angl'eterre, Capitale du Comté de NotthmS a . (r6c située fur la Stourre, à sept lieues de No^ * e fgham , du côté du midi. On croit que Leic J *est la ville des anciens Coritains , appelée F ha n fe ,Rage 8c Rata. Maty. Nous prononçons LetceJSc plusieurs l’éorivenr. aga ,

Leicester-Shire, ou le Comté de Lácefter. P lC ^ n0Í îLeicefiria. Province d’Angleterre. Elle a , S p) a i;by ecelle de Nottingham, au couchant celles de& de Warwick , au midi celle de Northamp8 c au levant celles de Rutland 8 c de LincoComté peut avoir neuf lieues de long, , §c

de large • >-> «a- bien cUR V.;-

U.V icVLCjV . pays tu CLL um , VA, *-'» — z- -il fournit quantité de laine blanche fort K ‘

en est uni, 8c bien

Lei-

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