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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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LEG

.^Voí. I. En n8i , Alexandre III fit un reserit patRquel il l’admet 8c 1 autorise dans le Droit Canon.

oj/ej Selden , Differt , ai Fletam, c. p s 8c leGloss' de Du Cange.

Eg itimaxiok , signifie auffi , Reconnoissuice authen-tique 8c juridique ; 8c il ne se dit qu’en parlant. âes affaires des Diètes d’Allemagne. Après la légiti-mation de son pouvoir, tous les Députés Exilèrent sa-J^er. Acad. Fr.

LEGITIME, adj, m. 8c s. Qui a les conditions re-quises par les loix ; qui est juste, équitable, 8cfondé en raison. Legitimus. CÌela est légitime avecc ette intention. Pas c. U y a de légitimes sujets depleurer. Pleurer ce qu’on aime est fans doute le pluslégitime. Patru. La contestation qu’il lui fait n’estpas légitime. Acad. Fr. Un Prince légitime estCe lui qui est venu au Trône par élection, ou parsuccession. Une autorité légitime , celle qui estenianée de celui qui a le pouvoir de la donner.Ehi enfant- légitime , qui est né en légitime mariage,célébré selon les loix du pays ; au lieu que1 enfant légitimé est celui qui , étant né dans leconcubinage , a été rendu légitime , par un naa-ria ge subséquent de ses père & mère, ou par Let-tres du Prince. Le péché seul peut causer dans uneurne Chrétienne, une tristelle légitime. Ab. de laEu.. On appelle intérêt légitime , celui qui est autaux du Roi.

Les Médecins appellent un enfantement légiti-celui qui vient justement à son terme ; 8c^légitime , celui qui vient ou plutôt, ou plus tard ,comme celui de huit mois.

, anciens Médecins appeloient légitimes , lesMaladies dont les symptômes étoient conformes àa Cause qui étoit censée les produire le plus cons-tarrunent. Aujourd’hui on donne le nom de légì-ffie , à une maladie dont tous les symptômes fontbien évidemment marqués. Une pleurésie est ditelégitime, quand la fièvre est violente , la douleur decôté aiguë, la difficulté de respirer très grande, &c.elle est fauste , Spuria , notha , quand ces symptô-mes manquent en nombre ou en intensité.

Dans le Droit, légitime se dit des personnes, deschoses , des actions , du temps.

Légitime, f. f. Portion de l’hérédité qui est dueaux enfans par lé droit naturel, dans les biens deleurs pere & mère, ou autres ascendans , 8c dontils ne peuvent être privés que pour une juste caused’exhérédation. Portio lege debita ; Legitimasortio hereditatis. C’est une portion privilégiée , 8cconsacrée paria nature. La légitime des enfans, félonla Coutume de Paris, est la moitié de ce que cha-cun auroit eu ab intestat. En Normandie , c’est letiers des biens dont le père étoit saisi au temps del°n mariage. En Droit, c’est tantôt le tiers , tantôtla moitié, félon le nombre des enfans. Quand il y^ plus de quatre enfans, c’est la moitié ; & le tierss il n’y en a que quatre', 8c au-deiï’ous. Bruncauteinarque que lar Jurisprudence a sort varié sur lamanière de payer la légitime , 8c que , selon la Jutiípriidence d’aujourd’hui, quand il y a plu-le urs enfans qui ont été avantagés par leur^père ouPar leur mère , & qu’il y en a d’autres qui n’ontPas leur légitime , c’est le dernier avantagé qui paye^ légitime lui seul, sauf, après le payement, s ila P as fa légitime , à la demander à celui qui a été^ttage immédiatement avant lui ; 8c celui-ci dcg^ e e ? cn remontant d aîné en aîné. Une fille obli-ïenni a Cau k à la multitude des créanciers , dcdemau-T 1 sécession de son père Sc de sa mère,leur n a - k légitime à ses frères & seçurs fur ce qucté avancé en mariage , & Tobtint paiLesV C ^ a Grand’Chambre du ; Décembre i6xii e G . atl °ns à Rome avoient auíîî une légitime ím^ Iens de leurs affranchis,f,, en sant peut demander fa légitime , ou urEÉG?Trx menC légitime à son frère.

Vanr j ^MENT. adv. D une manière licite, & fuics loix. Légitimé. On ne doit faire des aumô-Fome F.

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nés que d’un bien acquis légitimement.

LÉGITIMER, v. a. Rendre légitime un enfant né horsle mariage. Ingenui jus spurio attribuere. Ce père afait légitimer ses enfans. Un enfant ne peut être légi-timé lans le consentement du père. Le Roi peut légi-timer des adultérins mêmes. La raison est, que lePrince est le maître de fêtât civil de ses sujets. Ilpeut , ^ quand il lui plaît, effacer la turpitude del’adulrere, Sc établir Phonneur d’une naissance queles loix condamnent. La Politique ne permet pasqu’il les Jaille dans une infamie qui les exclud enquelque forte de la société civile, & du commercedes honnêtes gens. La voie la plus certaine de légi-timer, est le mariage subséquent entre le père 8cla mère ; alors tout le défaut de la naissance estréparé, 8c les enfans entrent dans tous les mêmesdroits que s’ils étoient nés après la célébration dumariage. Les Empereurs avoient inventé diversmoyens de légitimer. Anastase avoir voulu que lepère pût légitimer íes enfans naturels par la feuleadoption, pourvu qu’il n’eût point d’enfans légiti-mes. Mais Justin , par fa Constitution , 8c Justi-nien , par Ca Novelle 74 , abolirent cette légitima-tion, de peur que la trop grande facilité de légitimesdes bâtards ne^tîntles hommes dans le concubinage.Il établit feulement une manière de légitimer qui sefait par Lettres du Prince. Cette légitimation ren-doit les bâtards capables d’arriver aux dignités, 8cmême de succéder, pourvu qu’ils fustent légitimésdu consentement de leurs père 8c mère , 8c de leursparens. Cela est conforme au Droit Canonique, Scon le pratique de même en France. La légitima-tion se fait par Lettres Patentes du Roi, lequel seulpeut légitimer les bâtards. De Launay. Le Roi,en légitimant les bâtards , ne Leur accorde que ledroit de posséder des Charges & des Bénéfices , 8cde disposer de leurs biens par Testament. Pour suc-céder , il faut le consentement des parens.

Légitimer , signifie auffi , Faire reconnoître publique-ment pour authentique & juridique. Et cela se ditprincipalement en parlant des Diètes d’Allemagne.Un Commissaire Impérial n est point reçu à laDiète , qu’auparavant il n’ait fait légitimer ion pou-voir , légitimer fa commission.

En ce sens il est auffi réciproque en parlant desaffaires des Diètes. Après qu’ils se furent récipro-quement légitimés. A o- Fr.

LÉGITIMÉ, ÉE. part. Adscnptus in numerum ingenuo-rum.

LEGITIMITÉ. s. f. Etat, qualité d’un enfant qui estlégitime. U est question dans cette cause, de lalégitimité d’un tel enfant. La déclaration des père8c mère ne peut donner atteinte à la légitimité d’unenfant né , constant le mariage. On dit auffi lalégitimité d’un droit, d’une prétention, &c.

LÉGNANO. Petite ville de l’Etat de Venise , en Ita-lie. Leoneacum , Leonicum. Elle est fortifiée , íìtueefur 1’ Adige , dans le Véronnois, a neuf ou dixlieues au-deffous de Vérone. Maty.

LEGONTIEN. f. m. Nom d’homme. Leguntianus.On l’honore le j Février a Quiet , au Royaumede Naples ; fans en savoir autre chose que sonnom 8c, fa qualité de Martyr. Chastelain , au j.

Février, p. J4-4' -r n _

LEGS. s. m. Libéralité que sait un Testateur §3“ partestament ou par codicile, 8c dont la délivrancedoit être demandée à 1 heritiei . Legatum. Le legsuniversel est celui -qui est fait de tous biens , oude tout un genre de Riens, comme de tous meu-bles 8c acquêts , ou d une partie & quotité, fansautre spécification particulière , comme du quintdes propres, ou du quart ou autre quotité de tousmeubles 8c acquêts-, ce qu’on appelle legs uni-versel par quotité. Le legs particulier est celui quise fait d’une chose particulière, qui est laissée au léga-taire à titre particulier , comme d’une íomme dedeniers, d’un tableau, d’un tel meuble, ófc. Com-me les legs universels mettent ceux qui les reçoi-vent au lieu 8c place de l’héritier, ils les obligenc

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