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ï'-pnse l’an 1087 & k rendirent par la dernière
paix de Carlowitz. Lépantc est: lancienne Naupaclos.
cs Gl 'ecs lappellent encore Epactos. Les Turcs lancuunent Einebachri. Voye f fur cette ville le Voya-■ Gréce de M. Spon_, Part. //, p. 2S & Juiv.0 yez auíll Du Loir, L. X. p. 347.
Le golfe de Lépante , ou de Corinthe, Corinthia -CUs > Sc Naupaclinusfinas. Ce golfe, qui prend au-j°urd hui son nom de la ville de Lépante , comme ile ptenoit autrefois de celle de Corinthe , est unepartie de la mer Ionienne. II s’.étend depuis les bouches de \Lépante qui le séparent du golfe de Fatras,Juiqu a l’isthme de Corinthe , ayant la Livadie au^otcl, Sc la Morée au midi. Ce golfe forme deuxgrandes baies vers le nord. On appelle celle qui estcouchant des deux, la baie de Salone ou de Crissa.
1 l’autre la baie d’Aípropiti. Il en forme deux autresPks considérables vers Fisthme de Corinthe. La baiee Corinthe est vers la ville de ce nom, Sc l'endroite plus étroit de fisthme. La baie de Livadostro s’a-'ance à f orient septentrional, vers la ville de AíéS ar e. La montagne Palcovouni, anciennement Ge-r *iia , sépare ces deux baies par un eípace de quatreEues, à f endroit le plus oriental, & elle poulie ungrand cap dans le golfe de Lépante , qui s’éloigne dep r *d lieues du golfe d'Egine. Voye ç Whéler dans faar te de f ancienne & de la nouvelle Achaïe. Maty.p Les bouches , ouïe détroit de Lépante ; en Latinre tum Naupacìinum , anciennement Rium , ou Ca-yéonu lrn _ Détroit de la mer Ionienne. Il sépare le°°ste de Fatras de celui dc Lépante , dont il est f enn C ‘ 11 est formé de deux Caps ; celui de Rio , quijj en Aï orée , & celui d’Antirio 3 qui est en Livadie.J a Lu- chacun de ces caps pour la garde du détroityj c uateau, dont l’un porte le nom de château depeí] ree 3 l’autre le château de Romélie. On les ap-
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e tous deux ensemble les Dardanelles de Lépc
te% Idem.
S. f. ni. Coquillage ainsi appelé en Grec, com-111e si l’on diloit, squama saxorum , l’écaille des roosiers, papee qu’il est toujours adhérent aux rochersf u a quelque autre corps dur , & cette adhérence; lî i sert de seconde coquille, pour le préserver desfstures du temps : ce qui a fait qu’Aldrovandus ScRondelet ont mis mal-à-propos le lepas parmi lesC vulves : il 11’onc été cn cela suivis daucun Auteur.C est un Univalve. On appelle ce coquillage enFrançois, Patelle , ou CE il de bouc, selon Tour-nesol?. En Provence on f appelle Arapéde j en NorDrandie , Betdin ou BerlinLampe en Poitou &aans le pays d’Aunis; en d'autres endroits Bermcle :
peut fort bien lui coníerver son nom Grec deIe 'pas. La coquille de la Patelle est un peu plate,quoique élevée en cône dans son milieu. Des lépasjfoivemcnt tachetés.
r! à'. Lepa j Lepa magna. C’étoit autrefois une villepO L Espagne Bétique. Ce n’est maintenant qifun°Urg de l’Andalousie , situé à une lieue & demie dugolfe de Cadiz, entre l’embouchure de la Guadia-LFDi 5 ^ oelle de l’Odier. AIaty.j ÍÛ E, ou LEPIDUS, f. m. LEPIDA, f. f. Sur^ do k famille Aèmilia, f une des plus nobles^ 1 ancienne Rome. AI. /Lmiìius Lépïdus fut un destQ ri ^ v irs, après la mort de Jules César. Romere-entre les maïns de Alarc Antoine , de Lépide,jeune César Octavien , petit-neveu de Julespo aL >, & son fils par adoption , trois inínp-cri \ es Tyrans, dont le Triumvirat & les profr tls font encore horreur pii lr>c IWmr R.
le !, T .’ ^ nt °ine Sc César
horreur en les lilant. Bos-après avoir ruiné Lépide,
.... _ >wurneut l’un contre l’autre. Iu. Auguste un peudevant f a m0 rt, parlant de ceux qui pouvoientprétendre à l’Empire , dit que Lepidus avoir e mellte 5 & non pas le courage ; qu Asinius avoir^ourage s ans mérite , mais qu’Arruntius avoir 1 un^ l’autre. Quelques uns , au lieu d’Arruntius ,uotnw.enr Pison ; mais tous ensemble , hormis Ler,,“ s - périrent depuis par les artifices de Tibère.
D Abiancourt.
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Pour les femmes, il faut dire Lépida. Lepida,qui étoit mariée à Calïïus, fut accusée d’inceste &de sortilège. D’Ablanc. Calïïus & Silanus^ furentbannis par arrêt, Sc Lépida remise à la diípoïïtionde l’Empereuï. Id.
Lépide. Ville d’Afrique dans la Province de Tri-poli au Royaume de Tunis.
LEPIDIUM. 1 . m. Plante qu’on appelle autrementpajjerage.
Ce mot vient du Grec xfoc, qui lignifie destaches de rousseur qui viennent au visage, & que lelépidium commun emporte, à ce que l’on croit.Voye ^ Passerage.
LEPIDOIDE. s. f. Terme d’Anatomie. C’est le nomqu’on donne à la suture écailleuse du crâne.H arris.
Ce mot est Grec , compoíe de kPs , écaille, Scde eéAs, forme, parce qsselle est en forme d’écailles.AI. Harris l’appelle auiìl Lépidoïde. En ester , on adit auílì Wis , écaille , pour n™, comme l’a re-marqué le Scholiaste d’Aristophane, fur la Comédieintitulée , les Guejpes, v. jS6 , où ce Poëte adit Avnìèis , au lieu de m t.ïéí.
LEPIDOSARCOME. f. m. Lepidosarcoma. Nom queAlarcus Aurélianus Sévérinus donne à une tumeurlingulière ou à une espèce de sarcome formé dansk bouche , & couvert d’écailles irrégulières. DeptTtk , écaille, Sc , chair.
LÉPIDUS. Voye\ Lépide.
LEPORIE. f. f. Nom que l’on donne aux trois Provin-ces de k Laponie Moscovite. Voye £ Laponie Alos-
XO VITE,
LÉPRAS. f. m. Poisson de mer, dont parle Jonston,Il est long d’environ un pied , couvert d’écailles lar-ges ; parsemé de taches. Son museau est petit, íesdents font blanches Sc aiguës, k langue est blan-che , fes yeux font ronds & petits. Il est excellentà manger , & est apéritif. On le nomme aulli Pso~rus. Lepras Sc Pforus viennent des mors Latins Le-pra Sc Psora j qui signifient Lèpre & gale, parceque les taches de ce poisson ont quelque restem -Jssance avec k lèpre & k gale.
LÈPRE. f. f Alakdie contagieuse, qu’on appelle autre-m ent/slc/rerie,dont lès Juifs& lesOrientaux ont été fortaffligés autrefois. Lepra. Galien k définit une effusionde sang , trouble Sc grossier , qui corrompe touteFhabitude du corps. Avicenne l’appeíle une mala-die universelle , ou chancre univeríel. Les Grecsf appellent o.íp^eúci ;, parce que les malades ontleur peau âpre , ridée & inégale, comme les Elé-phans. La lèpre commence au dedans long - tempsauparavant que de paraître au dehors. Elle' étoitencore fort commune en Europe dans les X e Sc XI esiécles : mais elle est maintenant presque tout-à-fairéteinte. Naaman fut couvert de lèpre. Bien des genscroient que k lèpre n’est autre chose que k mala-die vénérienne : Pitéarn , fameux Aíédecin Ecos-sais j est de ce sentiment. Les lapins & les chiensfont sujets à ce mal. Dans le Nord, les remèdesdoivent être plus violens que dans le Alidi.
Ce mot vient du Latin lepra , qui a été formédu Grec à-, écaille , parce que k lèpre formedes espèces d’écailles fur k peau. _ A
O11 avoir autrefois bien de la peine à connoitrela lèpre, dont voici les signes. Elle rend k voixenrouée , comme celle d’un chien qui a long-tempsaboyé, & cette voix fort par lc nez píutot que parla bouche. Le pouls dú malade est petit & pelant,lent Sc engagé. Son sang est plein de petits corpsblancs & luiíans, semblables à des grains de mil-let qui s’en séparent , & demeurent fur le blan-ches , après qu’il a été lavé & filtré. Il n’a qu’unesérosité feabieuse , Sc dépouillée de son humiditénaturelle : desorte que le sel qu’on y met, ne fepeut diílòudre. Il est íì sec que le vinaigre qu'on yverse bouillonne : S; est st fortement lie par desfilets imperceptibles, que le plomb calciné qu’ony jette , y íurnage facilement. Son urine est crue ,ténue y cendrée'& trouble. Son íediment, comme