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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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'de la farine mêlée de son. Son visage ressemble à un•charbon demi-éteint , onctueux, luisant &• enflé,semé de boutons fort durs, dont la base est verte ,■Sc la pointe blanche : Sc en général, il donne del’horreur. Ses poils font courts , hérissés Sc déliés,Sc on ne les peut arracher qssavcc un peu de la chairpourrie qui les a nourris. Sais renaissent à la tête ouau menton , ils font toujours blonds. Son front■forme divers plis , qui s’étendent d’une temple àl’autre. Ses yeux font rouges Sc enflammés, & éclai-rent comme ceux d un chat. Ils s’avancent en de-hors , mais il ne peuvent se mouvoir à droite Sc àgauche. Ses oreilles font enflées Sc rouges, man-gées d’ulcères vers la baie, Sc environnées de pe-tites glandes. Son nez s’enfonce , -à cause que lecartilage se pourrit. Ses narines font ouvertes , Scles conduits serrés, avec quelques ulcères au fond.Sa langue est sèche Sc noire , enflée , ulcérée &racourcie , coupée de hiions, Sc semée de grainsblancs. Toute la peau est couverte ou d’ulcères quis’amortissent Sc reverdissent les uns fur les autres,ou de taches blanches , ou d écaillés comme lepoisson. Elle est inégale, rude Sc insensible, soitqu’on la panse, soit qison la coupe ; Sc au lieu de•sang, elle ire rend qu’une liqueur fameuse, & sou-vent on Tarrole d’eau sans la pouvoir mouiller. Ilvient à ce degré d’insensibilité, qu’on lui perce avecune aiguille le poignet Sc les piés, même le grostendon, qui est le plus sensible , sans qu’il souffrede douleur. Enfin, le nez, les doigts des mains Scdes piés, Sc même fcs membres, se détachent tousentiers ; Sc par une mort qui est particulière à cha-cun d eux, ils préviennent celle du malade. On tientque ceux qui ont -la Lèpre , ont une fi étrange cha-leur dans le corps, qu’après avoir tenu une pommefraîche une heure dans la main , elle devient aussisèche Sc ridée, que si elle avoir été huit jours ausoleil. Ces remarques curieuses fur lesquelles ous’est un peu étendu , à cause de la rareté de lamaladie, sont tirées de Gaiien, de Ponranus, Ar-naud de Villeneuve, Gordon, Arétams, Zachias ,Paul AEginète , Varanda, Cardan , Ambroise Pa-ré , Sc autres qui en ont écrit. Aux Indes on nefait point de cas des hommes qui sont blancs ; carchez eux c’est une marque de la lèpre , qui y estalîez commune. Voyer^ le Traité de Police de M.de la Mare , L. jIF', T. XII. de la Lèpre.

On la distingue en deux espèces ; la lèpre desGrecs , Sc la lèpre des Arabes. La première est ap-pelée par Cesse Impetigo ; Sc par Avicenne , Albarasnigra , ou impetigo excorticativa. La seconde quiest plus affreuse. Sc le dernier degré de cette ma-ladie , se nomme Elephantiosis ou Satyriasis , ScLeontiajìsg des mots Latins Satyrus , & Leo , àcause de leur horrible figure , & de leur lubricité.Depuis 'deux cens ans la lèpre est presque éteinte.

C"? Ce qu’on appelle espèce , de lèpre , n’est proba-blement que la même maladie considérée dans sesdisterens états. L Impétigo d'es Latins est le com-mencement de cette maladie , l’état le plus doux ;l ’Albaras nigra des Grecs , ion second degre, &■I’Elephantiasis des Arabes , son dernier période.Les descriptions qu’en font -les Auteurs , le fontordinairement présumer.

Ce mot est Grec , \tnpa , comme fi l’on difoitstmsi , squamosa , écailleuse, de , écaille, parccqu’il se détache de la peau des ladres de grandesécailles semblables à celles des postions.

Lepre des Métaux. Dans le langage du grand Art,on appelle ainíi Timpureté que les métaux contrac-tent dans la terre où ils iont formés , & dont le feun’a pu les purger.

LÉPREUX , EUSE. adj. Qui a la lèpre. Leprosus ,Elephantiacus. On sépare les lépreux du commercedes hommes comme les pestiférés, à cause que leurmaladie se communique aisément. Simon de Lé-preux. Il dit au lépreux , Soyez guéri, Sc la lèpre-disparut au même temps. Port-Royal. Autrefois; ies -Causes àcsjépreux croient commises ;au Tribu-

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nal Ecclésiastique. Le Concile de Nougarot , enArmagnac , tenu en i 290, défend par son ciO"quième Canon, de poursuivre les lépreux devant rJuge Laïque pour les actions personnelles; apparem*ment , selon M. T Abbé de Fleury , parce qu “ Sétoient fous la protection de l’Egliíc , qui les íepa-roit du reste du peuple , par une cérémonie fl uenous liions encore dans les Rituels. ,

LÉPROSERIE, f. f. Hôpital pour les lépreux , q u 011nomme communément Maladrerie. Leprosorum n°~socomtum. Il y a en France un très-grand nofflb 1 ' 2de Maladreries , dédiées à Saint Lazare , à SaU 1 ^Marthe , Sc à Sainte Magdelène. La maladie de * alèpre , qui étoit fort commune autrefois, a preíq l,eentièrement cessé depuis deux cens ans, enserre <s cle revenu des Maladreries & Léproseries , étoit ttesmal employé. Plusieurs misérables se saisoient P a *'fer pour lépreux, asin d’avoir prétexte de menss erdes pensions fur ces hôpitaux. C’est pourquoi, P? rune Déclaration de i éi a, il fut ordonné qu'il qroit pourvu aux vrais lépreux , Sc qu’après av° lCété visités , Sc séparés comme tels , du restepeuple , ’ avec les cérémonies Ecclésiastiques acct> u 'niées , ils seroient reçus dans les Léproseries fur } eSbulletins du Grand Aumônier de France. Depu lS >on les a toutes réunies à l’Ordre de Saint Lazare/Sc du Mont Carmel , par Edit du Roi , du is lS ,d’Avril 1664, qui n’a eu ion effet , & n’a ci °vérifié que le 18 Mai 1669 , Sc après les avoir reti'rées des mains de plusieurs usurpateurs , on en a rades Commanderies , qu’on a données aux Chevalinde cet Ordre. Enfin , par un autre Édit de r *le Roi a confirmé l’union & l’administration “ eMaladreries Sc Léproseries à l’Qrdre du Mont C aC 'mel, Sc de Saint Lazare : elles furent désunies p aun Edit du Roi, Tan 169;. au mois de Mars.

Matthieu Paris dit dans son Histoire , qu’il y ,eu dix-neuf mille Léproseries dans la Chrecss llic 'On dit aujourd’hui dans l’ulage ordinaire, j edrerie pour Léproserie ; Sc on n’emploie le m°rLéproserie que dans le style du Palais, -dans les aSc les titres.

LEPSEK. Eoy. Lamsaque.

LEPSINA. Voy. ELEUSIS. , 4

|}CF LEPSIS. f. f. Terme de l’ancienne Musique. sesune des parties de l’ancienne Mélopée, par laq° ele Compositeur discerne s’il doit placer ion eh-ssdans le système des sons bas , dans -celui des fon sgus , ou dans celui des sons moyens. ,•

LEPTÉ. f. f. Monnoie des Anciens : elle étoit debas prix , puisqu’une obole contenoit quaradeux leptes.

Ce mot est Grec, mtCiÌí , mince , petit. , ,,-cLEPTIS. Ancienne ville d’Afrique. Il y en avoss® 0 ^que l’on distinguoit par les surnoms de gran“ ede petite. - flS

•La grande Leptis. Ville Sc Colonie des Ro’ iaa«n Afrique, dans la .contrée nommée Systiss^' ]j•La petite Leptis. Grande ville d’Afrique - d# 1Bysacène.

LEPTURGIE. Voye | .Miniature.

L E Q.

s’est aiI

LEQUEAU. Pronom relatif masculin , q ul

autrefois pour Lequel. n *

LEQUEL , LAQUELLE. Qui , qu* , -quod-

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