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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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en fait mention, ( /. 2 , c. 36• ) nous apprend, ( /.S , c. 1 j.) qu’anciennement on n’y employoit pointd’autre feu qu. celui qu’on avoir été prendre lur iemont Crathis en Achaïe, dans le Temple de Dia-ne , surnommée Pyronie , de -rî-§> feu , &

voilà tout ce qu’il en dit. Les autres Anciens quenous connoissons , n’en ont pas parlé. Je dirai icique Lerne éroit un lieu célèbre dans l’histoire destemps fabuleux , tant par son hydre , que parle meur-tre des 61 s d’Egyptus ,• car ce fut en cet endroit, ditPausanias , ( /. 2, c. 24. ) que les filles de Danaiis,leurs fiancées , les égorgèrent, & leurs corps y fu-rent inhumés ; mais leurs têtes furent portées àArgos , & l’on y montroit leur sépulture sur lechemin de la citadelle. Il y a quelque apparenceque ce lieu fut autrefois réputé mal sain, ou bienles meurtres qu’on y avoir commis obligèrent plusieurs fois de le purifier ; ces purifications , ditStrabon, ( /. 8. ) donnèrent naissance à une expres-sion proverbiale , Asoq »«««» , Lerne de maux .* ex-pression que les modernes Interprètes des prover-bes , comme Zénobius, (4 , 86. ) Diogénianus, (6,7. ) &c. ont prétendu expliquer, en supposant qu’onvoituroit à Lerne toutes les immondices d’Argos.

TERNEUX, ou LIERNU. Lethernachum. C’étoit au-trefois une maison Royale appartenant aux Roisd’Austrasie , comme il paroît par des Lettres deSigebert le Jeune. Foye\ Hadr. Valois , Not. Gall.page 16.

TERO, ou la ROSE. Leros , Lerica. C’est une desIles de l’Archipel. Elle est vers les côtes de la Natoile, entre les îles de Nicaria , de Morgo Sc deLango. Cette île a deux bons ports , une villeÉpiscopale, qui porte son nom, Sc dont l’Evêqueest suffragant de Rhodes. Il y a quantité d’Aloësà Léro.

ffT LEROT. f. m. Rat dormeur, espèce de loir, Scqui en diffère peu, sinon qu’il est plus petit, &qu’il n’a de longs poils qu’au bout de la queue. IIse niche dans des trous de murailles , dans le voilìnage des espaliers , dont il mange les fruits. Voye çLoir.

TERRE. f. m. Vieux mot. Larron, on a dit aussiLierre dans le même sens.

TERRER, v. a. Vieux mot. Laitier. On a dit long-temps Je lerrai , pour, Je laisserai.

LERS. Il y a deux rivières de ce nom dans le HautLanguedoc. Lertius. Le Grand Lers, Lenius magnus ,baigne Mirepoix, & se décharge dans la Lauriége.Le petit Lers , Lertius parvus, Lrcius , Ercius , four-nit une partie de ses eaux au fameux canal du Lan-guedoc , va couler près de Toulouse, & se dé-charge dans la Garonne , à trois lieues au - dessousde cette ville. Maty. Valois , Not. Gall. p. 26.

LES.

ft? LES. Pluriel de Le Sc La. Foye$ ces mots.

LÈS. préposit. A côté J tout proche, en comparaison.Foy. Lez. C’est la même chose. Ce mot est quel-quefois substantif, 6e signifie Le côté. Glofs. desPots du Roi de Nav.

LESA. Foye\ L aïs. C’est la même chose. _

LESBOS. Ancien nom d’une Ile de la mer Eg ee. Lef-bos, Lesbus. On la nomme aujourd’hui METE-LIN. Foy. ce mot. Bochart. Chanaan 3 L. I • C.9 , tire le nom Lesbos du Phénicien N'p'IV ,septième.Il remarque que les Anciens sont mention de septîles principales de la Méditerranée , & quoiqu’ilsdisserent pour le reste , ils conviennent tous à pla-çer Lesbos la septième. C’est de là , selon cet Au-teur, que les Phéniciens l’ont appelée mpOPrt, Laseptième ; d’où en y ajoutant un b, lamed, au com■mencement, on a fait piIvnb, Lehaschuag , c’està-dire , A d septimam , pour nom de la ville capitalede l’île. Rien n’étoir plus ordinaire, dit-il , auxPhéniciens & Carthaginois, que ces sortes de déno-minations de lieux , comme on le volt par cesexemP^es, Ai septem aras , ai septem fratre s , ad sep d-

LES

mam, Ad decimam septimam 3 Adtres infulas, ^fex insulas. De Lehaschua s’est fait Lesbos, Lesbus-

LESCAR, ou LASCAR. Nom d’une ville de la Gai'cogne , Province de France. Lascura, Beneharnum,Benarnum 3 Bearnensum , ou Benarnensum civ ltaS *Benarna. Elle est dans le Béarn , fur le Gave, ^deux lieues au-dellous de la ville de Pau. Lescar a eC fbâtie fur les ruines de l’ancienne Beneharnum , cap 1 'taie des Bénéharniens, qui fut détruite en 84J, P£ rles Normans. Lescar a un Evêché suffragant d’Aucu-Foye\ De Valois, Not. Gall. p. 82 , 83 3 Sc f.Marca, dans ion Híjl. de Bearn 3 L. I. c. / 1 , nu 1écrit Lascar, ou Lescar; mais à Paris, & dans la P lUpart des Provinces de France, on dit toujours Lej ca ‘M. de Marca 3 à l’endroit cité , n. 6 & 7, prétendaisque Lescar est l’ancienne cité de Béarn, ruinée J? 3 *les Normans , environ l’an 845 , dit que quand on 1rétablit, cent cinquante ans Sc plus, après fa pe l ' íC ’on lui donna le nom de Lascurris , qui étoit le no^particulier du lieu où elle fur bâtie; à savoir, de Lai'courre, pour user des termes vulgaires, ce qui si§ ní ~fie un lieu où il y a des ruisseaux & détours des ea u *qui s'écartent du canal. A quoi se rapporte fort bienl’affiéte de Lescar, qui est arrosée d’un petit ruiif caU ’& de sept ou huit sources de fontaines qui réjaillill^ 111de divers endroits, 6c qui, avant que d’être tensosmées dans leurs tuyaux, s’éparpilloient au lieu ou ela ville balle, 6c faisoient de petits détours que 1°**nomme vulgairement escourres , ou las escourres. Ljforte que, comme la ville d’Acqs en Gascogne, celld’Aix en Provence Sc en Germanie, & plusieurs a_U'tres villes, ont pris le nom des eaux qui étoient Wles lieux ; la ville de Lescar de même a pris sonde Lascourre, qui signifie les détours des eaux : cquoiqu’aujourd’hui on nomme cette ville Lescar,Lascar 3 néanmoins tous les vieux titres la nommes)constamment Lasurris 3 6c son Evêque Lascurwil lS ‘Marca, cité. long. 17. d. f, lat. 43. d. 16.

LESCHASSERIE. Foye[ Lèchasserie.

LESCHE. Foye\ Lèche.

Lesche. Foyers LaÎche.

Lesche. Nom d’une petite rivière du pays de L ie §,'Letia : elle a fa source dans les Ardennes , & secharge dans la Meuse, un peu au dessus de la villeDînant. Maty. On dit aussi Lesch. Valois, P ûí "Gall. p. 260. .

fKT LESCHE. f. m. Terme d’Histoire Greque.l’art. foiv. A

LESCHÉNORE. f. m. Terme de Mythologie. Surn°^que les anciens Grecs ont donné à Apollon. LeJ c!ìnorius. Apollon étoit le dieu des Sciences , Sc pat yctsport aux progrès qu’on y faisoit, on lui donnoit 0 ‘rens noms. Par rapport aux commençans, il I e . 0 [irmoit Pythien, Pythius ; par rapport à ceux qui c °, ,mençoient à entrevoir la vérité, Délien 3 Sc Pna nDelius , Phaneus ; par rapport à ceux qui étoientbiles, savans, Ismonien, Lsmonius 3 Sc enfin, frapport à ceux qui faisoient usage de leurs so iel ? tíqui se trouvoient dans les aílèmblées, qui y P ar ° J

qui y philosophoient, Lefchénore, Lefchenorius- „Ce nom vient du Grec, Entretien, L

rence de Philosophes. , cQ w

L’endroit où l’on se rendoit pour ces sottes e ^férences, pour converser sur différons sujets, ^ U Ì p ne'une promenade, un portique ou une san e >loit îe Lesche.

LESCHER. Foye? Lécher. r nll ve-

LESCHERNUVIS. Terme de Relation. Cour où l’onraine en Perse, Tribunal où l’on reçoit, de ^ eJîia n'.examine les placers Sc requêtes de ceux qni ,

dent quelque chose au Roi, soit paiement “ e _ uC !queou d’appointemens , soit récompense , ou sjiccSnouveau bienfait. Tribunal à quo libeU 1 J lexpenduntur.

LESCIVE. Foye £ Lessive.

LESCIVER, Foye? Lessiver. cvaiice, est

|£FLESCURE. Petite ville Sc Baronie deLanguedoc, Diocèse d’Albi.

LESDANGIER. v. a. Vieux mot. Foye\ c ’eí£