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«lieux d oter cette équivoque , en disant , C’est«n effet de la divine Providence , lequel , &c. Vaug.Rem. Quelquefois, pour donner plus de clarté, oupins d'énergie au discours, on ajoute après le pronomlequel , laquelle , le même substantif qui Fa précé-3 & dont il est relatif. Je vous ai proposé plu-steurs choses dignes de votre attention, iesquelleschoies je vous luis garant. Mais remarquez qu’en■Poésie , on ne se sert point du pronom lequel , oulaquelle. Cela rend le vers trop languissant.
EeQuel , Laquelle. Quis , qusnam 3 uter ? signifiestuelquefois j quel est celui qui , quelle est cellestui; Sc en ce sens on ne s’en sert qu’en interro-geant. Lequel de ces deux livres aimez - vous lettsteux î Laquelle de ces deux étoffes vous plaît davan-tage ? Auquel de ces deux hommes ? A laquelle dec es deux femmes donnez vous la préférence?
M. de Fontenelle dans l’Histoire de F Académie,t/o; , p, [ 2q ,< prend lequel , laquelle dans lejpns de quelque. Après avoir expliqué deux idées,íelon lesquelles un chose se peut prendre , il dit :íaquelle de ces deux idées que l'on prenne , il estr °ujours sûr , &c. Il falloir dire : Quelle que soitCe Ues de ces deux idées que l’on prendra , &c. EtCertainement on ne dira point : Lequel des partisRue l’on prenne fur cela ; mais Quel que soit leParti que l'on prendra sur cela, ou Quelque partiRue l’on prenne sur cela, &c.
L E R.
^~EE ■> LEYRE. Nom d’une petite rivière de laCuienne. Lera , Lena , dans Ptolomée, Sigmas ,u autres disent Sigmanus , ou Lgmanus. Elle se dé-c large dans le golfe d’Arcachon , qui est au cou-c hant de la ville de Bourdeaux. Maty. En Gas-Co gne on dit Layra. De Valois écrit Laire. Voyez■ssor. Gall. p. 32p.
Les Anciens Pont appelée Sigmas , apparem-tftent , parce qu’en effet elle décrit u:i sigma , C. parj son cours. Valois. Ib.
VERGUE. Petite rivière de France en Languedoc :Elle a fa source dans les montagnes qui séparent leEsiocèse de Lodéve du Rouergue , & se rend dansl rr? raut ■> P r ès de Canet.
ÉÉrÍo' ^FF'T Leiria.
. tCÉ. M om d’un ancien bourg de la Ligurie. Erì-cis portus , Enx , Illyricum. Il est dans la partieorientale de l’Etat de Gènes, fur le golfe de Spez-.i a i vis-à vis de Porto Vénéré. Maty.
Ec-Rida. N om dune ville de Catalogne , en Ef-Pagne. Herda. Elle est fur une petite colline, Scc *le setend juíqu’au bord occidental de la Ségre ,R u on y passe fur un pont , à six lieues de l’em-°uchure de cette rivière dans l’Ebre. Le'rida est^ ne place forte ; il y a un Evêque suffragant de Tar-j a gone. Cette ville est célèbre dans l’Histoire , par5 victoire que César y remporta sur les troupesAfranius Sc de Petreius, qui fuivoient le partif Pompée, Sc par divers lièges qu’elle a soutenus.
11 la prend aujourd’hui pour l’ancienne Athana-“Y® - ville des Illergétes , ’ que quelques - uns met-otent autrefois à Manrcche, Sc d’autres à Cardone.fc>^- Long. 18. d. 10 , lat. 41. d. 31sre(r JEONS. f. m. pi. On appelle ainsi
dans le
trai° lt l’Amirauté de Bourdeaux , des espèces de
LERijq Caux 3 ou filets tramaillés. Foye { ces mots.titre ri ^° m d’un bourg , ou petite ville , avecfité à ^omté. Lerina. Ce lieu est dans la majo-çpp Estell a , en la haute Navarre , fur la rivièreh 0rr a \ entre la ville d’Estella , Sc celle de Cala-
eerins F AT ,r-
fy c | c ■ Lcs Iles de Le'rìns , ou de Sainte Marguerite ,P e tite q nt honorât. Lerina insulœ. Ce font deuxc ôte J 1 S mer Méditerranée, situées fur la
e * a Provence , à deux lieues de la ville d’An-Ptès d VC | lS i C Celle de ces îles, qui est le plus
Maris C ■ C<f>tc ’ Porte aujourd’hui le nom de Sainteue nte. Elle est la Lero 3 ou Lorone des An-
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ciens 3 on y voir une petite forteresiè, dans laquelleon tient ordinairement garniíon. L’autre est appeléeS. Honorat , c’est celle que les Anciens nommoientLerina , Lerìnutn 3 Sc Lerinus. D’où a été pris le nomcommun à toutes deux. On voit dans celle ci le mo-nastère de S. Honorat de Lérins , qui fut ancien-nement célèbre par le grand nombre de Prélats Scde Martyrs qu’il donna à l’Eglise. Valois , Not. Gall.p. 2 j2 , 2 j3 . Maty.
On appelle encore cette seconde, Planas.a' 3 ouLnsula plana , parce qu’il n’y a point de montagnes,Sc que ce ne font que des plaines.
Il y avoit une fort belle forêt depuis, dans l’îlede Le'rìns , qui la faifoit appeler par les Marins,l’Aigrette de la mer. Les Espagnols ayant surprisces îles en 1 6} y , détruisirent ce bois. L’année sui-vante j ils en furent chassés.
Bouche, Hijl. de Prov. T. L 3 p. //, met Lérinsfous la latitude de 43 degrés, entre 20 Sc 30min.
Les Moines de Lérins font de l’Ordre de SaintBenoît , unis à la Congrégation du Mont Caflìn.En 1638 , ceux de la Congrégation de S. Maur s’yétablirent , mais cela n’a pas duré. L’Abbaye deLérins, l’unc des plus célébrés & des plus ancien-nes du Royaume de France , fut fondée non pasl an 373 , comme quelques - uns Font avancé , SCentre autres l’Auteur de la Chronologie des Saintsde Lérins ; mais Fan 410 par S. Honorat , qui futdans la fuite Evêque d’Arles. Ce Monastère futd’abord composé de Cénobites Sc d’Anachorètes ,semblable à une Laure , où l’on voyoit une infinitéde cellules séparées les unes des autres. Il est pro-bable qu’on y obíervoit la règle de S. Macaìre. Onn’y reçut la règle de S. Benoît que dans le septièmesiècle , encore y fut - elle observée conjointementavec celle de S. Colomban. Ce fut vers Fan 66tqu’on y élut pour Abbé Aiguise , Moine Bénédic-tin de S. Benoît íur Loire. Il y a de j’apparencequ’elle eut encore besoin de réforme, lorique S.Odilon , Abbé de Clugny , qui réforma tant de; Mo-nastères , en fut Abbé en 997 ; mais elle ne futjamais plus florissante que fous l’Abbé Aldebert , quisut élu en 1066. Augustin Grimaldi , Evêque deGrasse, étant Abbé de Lérins en 1505 , soumit ceMonastère à la Congrégation des Bénédictins duMont Canin, Sc de sainte Justine de Padoue. Elleen prit posseffion en 1513 , Sc depuis ce temps làles Abbés n’ont plus été perpétuels. Léon X. ap-prouva cette union la même année. La Reine Louise,mère de François I, Régente du Royaume, la con-firma le 7 Août 1323 , Sc Henri II. en 1347. Clé-ment VIII. en 1391 j & Henri IV. en 1397.
LERME , en Espagnol Lerma. Nom d’un bourg, avectitre de Duché. Lerma. Il est dans la Castille vieille ;en Espagne, sur l’Arlanza , à neuf lieues au midide Burgos.
LERNA , ou LERNE. C’est l’ancien nom d’une ville& d’un lac du territoire d’Argos. Lerna. Ce lac estfameux dans l’Antiquité , sur-tout dans les Poètes :à cause d’une hydre qu’ils ont dit avoir été dansce lac j & qu’ils appellent l’hydrede Lerne. Lernaahydra 3 Lernaus serpens 3 ou anguis. Cette hydrefaifoit des maux infinis dans tout le voisinage. Elleavoit plusieurs têtes, Sc à mesure qu’on en coupoitquelqu’une , elle renaissoit. Hercule la tua ; ce futun de ces travaux. La vérité qui a donne occasionà cette fable est, qu’il y avoit pies de la ville deLerne un lac, ou marais fort mal-sain qu’Herculedessécha. Voye % Petrina. C’est le nom que cetteville porte aujourdhui.
LERNÉCA. Lerneca. Cetoit autrefois une grandeville , à en juger par les ruines qui en restent ; au-jourd’hui ce n’est qu’un bon village ,. situé fur la côteméridionale de l’île de Chypre ; il a une bonne rade,& un petit fort pour fa défense.
LERNÉES. f. f. pi. Terme de Mythologie. Fetes queles Argiens célèbroient à Lerne en Fhonneur deBacchus , de Proferpine Sc de Céres : elles avoientété instituées per Philammon. Lernaa. Pauíanias qui