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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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LEU

L E V

crame de ce nom avoir été inhumée au lieu où onDa ptun Temple à Minerve dans Magnéiìe , ou parceUu elle avoit un Temple célèbre à Ténédos, îleavoit porté le nom de Lcucophryné, & quef s Magnésiens avoient bâti le leur íur le modèle

^ celui-là.

Cy EEUCOPHTHALMUS. f. m. Nom donné par* hne à une espèce d’onyx que représente la prunellei le blanc de sœil.

yCOS, ou PATRASSO. Nom d’une petite rivièrep la Morée, Patrassus , Glaucus. Elle coule entreà ville de Gastani, & la forteresse d’Achaia, & sedéchargé dans le golfe de Patras, à une lieue de

> p a Ville de ce nom ; vers le midi. Maty.

BUCOSA , LICOSA. Nom d’une des îles qu’on ap-P e He 1 i Galli. Leucafia, Leucojìa. Elle est dans le Gossed £ Salerne, près de la côte de la Principauté Citérieu-

> Province du Royaume de Naples, au midi du~ a p délia Minerva. Maty. Festus dit que cette îleÍUc appelée Leucofie d’une parente d’Énée qui y lutcnteuée; mais Pline , L. II. c. S S. dit que ce fut du* l0 nr d’une des Sirènes , qui fut submergée sur la côteI de cette île , &c fut'inhumée dans l’île.dyCOSlE. f. f. Une des Sirènes, qui donna son noma,1 neîle de la merTyrienne, sur la côte occidentaled jtalie, où elle fut rejettée, dit Strabon , lorsque ,

> stlon la Fable , elles se précipitèrent dans la mer.'dCO-SYRIE. Ancien nom d’une partie de la Cappadoce. Leucosyria. La Leucosyrie étoit aux envi-r °ns de l’embouchure du Thermodoon, nomméau )Ourd’hui Pormon, qui se jette dans la mer Noire,

t ss re s d’une ville de ce même nom.

h'COTHÉE. f. f. Terme de Mytologie. Nom d’une^ ee íle. Leucothœa . C’est la même qu’Ino, nourriced. e Bacchus, qui fuyant la fureur d’ Athamas son ma-j 1 , 5 se précipita dans la mer , & fut changée en unee e/îè marine, qu’on appela Leucothee. V ryep Vosde Idol. L. I. c. 13 & 24 & L. VU. c. 1ì>® s Romains la nommèrent Matuta.

UCOTHOÉ. s- f- Fille d’Orchame , septième Roic ‘ e Perse depuis Bélus, & d’Eurynome, la plus bellepjP^sonne de l’Arabie.

/CTRES. Ancienne ville de la Béotie, en Gréceeu 3 ra. Elle est célèbre dans l’Histoire par unefétide bataille que les Thébains y gagnèrent fur lesEpr^démoniens, l’an de Rome 383. Maty.

s. m. Vieux mot Celtique ou Franc, qui nous1 testé, & qui íìgnifïoit sujet, subditus , ou peuple,

P ss. De-là les mots à’alleud, de Franc alleud. Paf^ U Î 5 r j Rech. L. IV. c. 7. Leudes, dans Grégoire. e Fours , & Aimoin, est pris pour sujet. Le mêmeQ teu r, L. VIII. c. 2. Voye^ Chiflet, dans son] l °JJarìum Salicum , au mot Leode , qu’il tire de l’Al-p^tid Leunden , ou lidem , qui signifie peuple :. e ° s qua bona sua qualïacumque possidet, & rem sa-curat. . '

les p? ^ es Germains, plusieurs volontaires suivoientp ar jtinces dans leurs entreprises. Tacite les désignee Nom de compagnons ; la loi Salique par celuil\[és lrf2es qui sont sous la foi du Roi ; les formules deini^tufe, p a r celui d’intrusions du Roi ; nos pre-le s r S . Historiens, par celui de Leudes & fidèles; &tesq Ul y an spar celui de Vassaux & Seigneurs. Mon-le H- de Longuemare prétend qu’anciennementGaulo 0t leudes s’appliquoit indistinctement auxdes f* a nx Romains & aux Francs , à l’exceptionÊaroj-, ÍS 3 ^ Rue ce ne fut que dans la fuite que lesP e lé s r ^ Hs nobles François seulement furent ap-tno t j tu -des. D’autres au contraire soutienent que lehEÙp)p, £ p p a toujours signifié les Grands du Royaume.Une espi, Ce terme n’est usité qu’en Languedoc. C’estsont |ssi C f péage qui se prend sur les choses quiTrio _t’^ttees à Ifwnwrc. Verhanl

rnerci

-ator'h a Toulouse par des étrangers. Vecligalaï-es hahi^ US ignigenis Tolosa solvendum. Leuda.Cette i 1T1 tans âe Toulouse sont exempts de la Leude.^têt du r>"^ité leur fut confirmée l’an 1339. par unIons. j, onseil. Vjy e ^ l a Faille , Annales de Tou-Vq * P' 111.

austì laude, c’est la même chose dms les

Coutumes. M. de Graverol remarque que ce mot deleude a une signification particulière dans plusieursvilles de Languedoc , où l’on appelle leude , ce queles bourreaux exigent des payíàns qui vont vendre aumarché des œufs, des fruits, & autres choses sembla-bles j droit qu’on appelle ailleurs havage.

LEUDRAC. Nom d’une petite rivière de France. Val-draca , Vuldraga. Elle est dans l’Autunois, en Bour-gogne.

LEVE. í. f. Terme du Jeu de mail. C’est un des côtés dumail,' c’est-à-dire, de l’instruraent qu!i sert à jouerau mail, à pousser , à chasser les boules. La levé ékfrite en forme de cuillère de bois. Cochlea tudicula-ris. La leve sort à lever la boule quand on est en paíso ,& c’est de-là qu’elle apris son nom. L’autre côté dumail s’appelle masse.

Léve. f. f. Terme de Mythologie. Nom d’une déesse ho-norée autrefois dans les Pays-Bas-. Leva. Voye £Léewen.

LEVE-CUL. Terme de Fauconnerie. On dit, Volerleve-cul j c’est un vol à leve-cul , ou autrement vol àla source.

Leve-cul. Terme de Joueur. Jouer à leve-cul , c’estjouer deux ensemble , à condition que celui desdeux qui perdra, quittera le jeu pour faire place à unautre. On dit plus ordinairement A cul- levé.

fssp LEVE. s. m. Terme de Musique qui désigne le tempsde la mesure où on leve la main ou le pié. C’est letemps qui luit & qui précédé le frappé.

|£FLevÉe. f. f. Action de recueillir certaines chosos,& ce qui se recueille. En Agriculture on le dit desfruits, particulièrement des grains, comme synonymede récolte. Fragum coacìio, collèclio. Ce Fermierne me payoit pas, j’ai été contraint de saisir seslevées , de me faire adjuger ses levées , fa récolte.

@3*Levée se dit’dans un autre sens en termes d’Agri-culture & de jàrdinage, de la sortie des germes donton a mis les semences en terre. On dit que la levée,des grains est belle, quand on voir les jeunes plantessortir de terre. 11 y a des moyens pour faciliter la le-vée des graines.

Levée, signifie aulli une élévation de terre, de pierres,de fils de pieux, ou d’autres matériaux en forme dequai, de digue , de chauísoe, pour arrêter des eauxdes inondations. Agger, moles. La levée soutient lesberges d’une rivière ; & en empêche le débordement.Rompre une levée. Vaug. On le dit particulière-ment des levées de la rivière de Loire, On fait plu-sieurs lieues de chemin fur la levée. Il y a des Inten-dans des Turcies & levées.

Ce mot vient de levata , qui en basse Latinité asignifié chauffée , levée de terre.

Levée, signifie quelquefois, Iflue, 'ifT temps auqueion finit une chose ; temps auquei une compagnie selève pour finir fa séance. A la levée de la Grand’- Cham-bre ; à la levée du Conseil, c’est-à-dire à l’issue dela séance.

fCP On dit dans ce sens, la levée d’un siège, pour dé-signer la retraite des troupes qui tenoient une villeassiégée.

§ 3 ° On dit de même la levée d’un scellé, d’un appareil.Il faut appeler à la levée d’un lcellé tous les créan-ciers opposons. Le Médecin fe trouva à la levée dupremier appareil de ce bleííë. f( 3 “ On dit faire lalevée d’un corps mort, d’un cadavre; c’est l’enleverpour le porter au lieu où il doit etre inhume, ouexposé au Public. Les Prêtres font la levee d un corpsmort, pour l’enterrer. Un Officier de Justice fait lalevée du cadavre d’un homme aííaffiné, pour l’expo-sor à la morne.

Levée , sc dit auss des troupes qu’on met fur pié, dessoldats qu’on enrôle. Militum conscriptio. Les Princesarment, on fait par-tout des levées. On a envoyéfaire des levées en Allemagne , en fuisse. On ditauss, faire une levée de Pionniers, de chevaux d ar-tillerie, &c.

Levée, sc dit pareillement des impositions de deniersordinaires ou extraordinaires qu on leve lur les peu-ples , des droits, des deniers. Nummorum exaclio „

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