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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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collectio , tributum. On recommence en Hollande lalevée du deux-centième denier. Ce sone les Aíséeurs &Collecteurs qui font la levée des tailles. Il íe ditégalement de l’argent qu’on lève fur le Clergé deFrance pour les intérêts du Roi, pour les besoins del’État. Depuis Tétablilíèment de la Monarchie , onfait de temps en temps, Sc dans les néceíììtés de TÉ-tat, diverses levées fur le Clergé. L’Égliíe accordedes levées au Roi. Il s’est fait de grandes & de fréquen-tes levées lur le Clergé. Patru.

Levée , se dit aulsi au jeu de cartes, des mains qu’ongagne , qu’on leve de deísus le tapis. Il faut faire íeptlevées au Piquet pour gagner les cartes. On peut ga-gner à la Bête l quand on a les deux premières levées.Quelques uns disent un levé. L’usage est pour levée.

Levée, terme de Batelier. Sorte de petite planche com-posée de trois ou quatre ais attachés aux bouts du ba-teau , Sc qui forme une eípèce de liège. Tabulatum.. S asseoir ou se mettre sur la levée du bateau.

On dit sur mer , il y a de la levée , c’est-à-dire,que les lames de la mer s’élevent fort haut. Dans labaie de Coquìmbo ( fur la mer du Sud ) les vaifleauxse mettent à l’abri de tous vents en fermant la pointede tribord ou de la Tortue, par celle de bâbord;de forte qu’on volt de tous côtés la terre , Sc qu iln’y a point du tout de levée de mer. Frésier ,page 117.

Levée , est auffi un terme de Couturière en linge ,qui lignifie une bande qu’on sépare d’un morceau detoile , quand il y en a plus qu’il n’en faut pour l’ou-. vrage qu’on veut faire. Il y a trop de toile à ce rabat :il y faut faire une levée.

Levée. Terme de Fabrique detosse à la navette Sc aumétier. C’est autant d’ouvragequ’un Ouvrier en peutfaire lans être obligé de rouler sur l’ensuple de devantl’ouvrage qui est déja fait. Cét Ouvrier est habile, ilfait plus d’une levée par jour.

Levée se dit auíïl dans le Commerce d’étosses de laquantité qu’on leve , qu’on prend fur une pièce.Cette pièce de velours est presqu’entière., on n’ena pris qu’une levée de jupe.

Levee. Terme d’Horlogerie. C’est un petit levier mobileplacé fur la tige d’un marteau de répétition. On l'ap-pelle auffi Echappement. L’axe de levée est la partiede l’échappement par laquelle la force motrice esttransmise lur le régulateur.

Levées, s. f. pi. Dans quelques machines les levees fontles bouts des pièces de bois qui traversent 1 arbre ouaiffieu de la roue, Sc qui en paslant, attrapent lestêtes des maillets, les soulèvent Sc les laiílent retom-ber en Réchappant. C’est ainsi que les maillets desmoulins à papier réduisent les chiísons en bouillie.

Levée, fe dit auffi en parlant de la course de bague,Sc se dit de Faction de celui ' qui court la bague,lorsqu il vient à lever la lance dans la course. Il afait une levée. Faire une levée de bonne grâce.

On dit proverbialement qu’on a fait une grandeou une belle levée de boucliers, quand on fait degrands préparatifs polir quelque entreprise qu’on aban-donne , qui a apparence de ne pas réuffir. Magnifi-cus , sed inanis apparatus. On le dit particulièrementdes fanfarons, des gens qui menacent, qui fontplus de bruit que d’esser»

§ 3 “ Ménagé dit que la raison voudroit qu’on dît levéede boucliers ; mais que l’usage, plus fort que la rai-son , est pour levée de bouclier. Aujourd’hui l’usages’accorde avec la raison , Sc Ton dit toujours levéede boucliers. Il a fait une belle levée de boucliers.

LEVENT, f. m. Terme de Relation. Soldat de Marinechez les Turcs. Miles navalis. La plus grande par-tie des Officiers de la Marine Sc des soldats qu’ilsappellent Levents , Leventi , ou Levantis y font leurrésidence ordinaire, & Tinsolence de cette canaille ,qui est toujours très grande parmi les gens de 111er,rend ce quartier moins fréquenté des Chrétiens.Du Loir , p. 66. Il parle du quartier de Constan-tinople appelé Casfan Bac ha.

LEVER. f. m. L’heure où Ton fort du lit. Tempus èleclo surgendi. II faut aller à son lever pont le trou-

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ver chez lui. Les Courtisans s’empressent d’aller aUlever du Roi.

Le ver, sc dit auffi du soleil, & désastres, quand ilsparod"sent lur l’horison,ou quand on commence à lesapperce*voir. OrtuSjexortus.il y a trois sortes de lever des astr eS >le lever cosmique , quand ils se levent en même teiu Sque le soleil, parce qu’au lever du soleil le monde s e01 'ble renaître , & la nature reprendre ses fonctions. 0"l’appelle auffi lever poétique. Le lever acronyq ue ’quand Tétoile se leve lorsque le soleil se couch e *ÍJhéliaque apparent , ou solaire , lorsque Tastre c ofl 1 'mence à paroïtre en sortant des rayons du soleil, &qu’il n’est plus offusqué de sa lumière ; ce qui arrh eenviron 20 jours après la conjonction de cet alh' eavec le soleil, plus ou moins , selon la grandeur deTastre, son éloignement, &c. Hésiode a remarqu 6que les Pléiades étoient cachées 40 jours, c’est a 'dire , 20 jours avant leUr lever cosmique, ou conjonc-tion avec le soleil, & 20 après. Quelques peuplade T Amérique , Sc enté autres les Sauvages de la Terreferme de la Cayenne, règlent leur année civile su 1 ’le cours de Sinus ; ils commencent leur année aUlever héliaque de cette étoile, lorsqu’ils commencesà Tappercevoir dégagée des rayons du soleil. On ditauffi le lever de l’aurore. Voir. Le lever des signes»qu’on appelle lever astronomique , c’est le temps essles signes du Zodiaque emploient à fe lever l uCThorison.

Lever , se dit auffi en parlant des séances qui terminentles Assemblées. Il faut se trouver au lever du Con'seil, de la Cour, de la Chambre. Le mot de leV eiest plus usité en ce sens. Voye1 Levée.

LEVER. v. a. Changer la situation de quelque cors 3en le haussant, en le mettant plus haut qu’il n’étoit*Tollere ; erigere. Moïse levoit les bras au Ciel,quand son peuple combattoit. On lève les pierf £Sdans les atteliers avec des grues. On a levé le pont?on ne sauroit plus entrer dans la ville. Lever les s° ufrets d’un orgue. Quand un des pistons d’une poinp 0íe baiste, Tautrese lève. On lève la bonde d’un étang»quand on veut le vider , quand on veut le pêche 1 "'On lève les pales d’un moulin, quand on veut _faire aller. Il saur lever la cremaillière d’un cran >lever les rideaux ; lever son manteau de peur d ecrottes. Dans ce sens on dit fur mer, lève , c’est ^commandement qu’on fait à un équipage de chaloUDou autre bâtiment, pour tenir les rames hors de l’& a *Sc celíer de naviguer. . ,

KéTOn dit, lever les yeux au ciel, les tourner vers le ’Sc lever les yeux fur quelqu’un, le regarder. . '

Lever , se dit auffi à Tégard de la situation des P cí °fenés Sc des choses, quand elles se dressent , c ntiennent debout, après avoir été à genoux , asthou couchées. Surgere , erigere fe , consurgere , eX^b^re. Pendant TÉvang’le Sc le Magnificat, il fautst u ç cchacun fe lève à TEglise. Quand on a dîné, °s efí tlève de table. Les gens d’affaires ou d’ctudes fe ^ 1du matin. Les Dames & les fainéans se lèvent 1 .Ce malade est convalescent, il commence à se ^ ,gà marcher dans la chambre. fCF Se leverdernier sens, c’est sortir de son lit. On dit qu’un ^ v3 ,de chambre va lever son Maître, pour dire 1rhabiller au sortir du lit. s[v

ífcT Lever , élever, soulever, hauíler, cxhausseO c £Í idérés dans une signification synonyme. On I e 'dreíïànt ou en mettant de bout. On éleve ençant dans un lieu ou dans un ordre éminent. Q Jq#leve en faisant perdre terre Sc portant en 1 all ‘j 0 n,hausse en ajoutant un degré supérieur soit de mU e p-soit de force, soit d’étendue. On exhausse en aíl °tant la dimension perpendiculaire. Onf otl '

ffjt On leve une échelle. On éleve une statue- . Qjlleve un coffre. On hausse les épaules Sc la v °exhausse un bâtiment. m]aí id ^

, On dit auffi, qu’une Compagnie fe lèv £ ^ eSséance est finie, quand elle fe sépare. A» q^er^^choses j on dit lever un tonneau fur le eul >, posscolonne, une pièce de bois qui étoit Co llCdire, la dresser.