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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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On dit proverbialement , d’un jeune homme debon appétit, qu il est affamé comme un jeune le-yron. On dit austì , Etourdi comme un jeune It-vron , en parlant de celui qui fait les choses brusque-ment , Sc sans réflexion.

LEVROUX. Nom d'une petite ville de France. Le-prosum, Leprosum. Elle est dans le Berri , près deChâteauroux , vers le couchant de cette Province.Val. No t. Gall. p. .2 y 2 , croit que ce lieu fut ainsiappelle, à cause de la multitude de lépreux qu ily avoir. Peut être aulsi parce que c'étoit un lieu oùon les retiroit, un Hôpital de lépreux.

LEURRE, s. m. Terme de Fauconnerie. Morceau decuir rouge façonné en forme d’oiseau , ou cteufgarni' de bec , d’ongles & d’ailes, pendu à uneìaiffe par le moyen d’un crochet de corne, dontles Fauconniers se servent pour réclamer leurs oi-seaux de proie. Illicium plumatile. On y attachesouvent de quoi paître soiseau, qu’il faut qu’il tiredu bec. On le nomme quelquefois rappel. M. deThou l’appelle en Latin lorum.

Le leurre n’est autre chose que deux ailes liéesavec un peu de chair dessus. Fault. Il ne faut pasque le leurre soit sans chair. Id. Leurre garni detiroir 3 c’est-à-dire, garni de chair. Id. Pour bienfaire soiseau au leurre 3 il ne le faut point défiler,jusqu’à ce qu’il revieijne bien au poing , Sc qu’ily mange bien ; alors déliez-le fur le soir, afin qu’ilne s’enfuie pas, & lui soufflez un peu de vin auxyeux, & lorsque vous irez coucher , mettez-le furun traireau proche de votre lit , puis avant le-jouril faut l’enchaperonner , Sc mettre fur le poing,Sc le traiter ainsi, jusqu’à ce qu’il soit assuré. Ap-prenez-le à descendre à terre sur si proie , afinqu’il revienne sur le poing en le leurrant, Sc quandil sera remonté, jettez le leurre sous les gens, & ôtezpaisiblement ses ongles de fa proie, afin qu’il s’accou-tume à suivre & non à fuir le monde ; & quand il seradescendu,resserez le bien,& lui faites aimer le leurre.li>.

Oiseau de leurre , est un faucon gentil, pèlerin,gerfaut , lanier , sacre , faucon bâtard ; l’aiglé,lemerillon, Sc le hobereau : mais l’autour Sc 1 éper-vier íont oiseaux de poing. Sc non de leurre.

Acharner le leurre , c’est mettre un morceau dechair dessus. Illicium plumatile esca instruere. Cemot de leurre vient de lorum : le décharner , c’esten ôter le morceau de chair. Quelques uns le dé-rivent cl leora , qui signifie calliditas , c’est-à-dire,tromperie , suivant Tripaut en son Dictionnaire.

Leurre-, se dit figurément en choses morales, desappas trompeurs qui nous font donner dans lefaux. Voye £ Leurrer. Illicium. Les flatteurs ,les courtisans, ont des leurres décevans qui atti-rent les jeunes - gens. On fait espérer un grandemploi à ce Capitaine ; mais ce n’est qu’un leurrepour Tattraper.

LEURER. v. a. Drestèr un oiseau au leurre , ou yrappeler l’oiseau,qui de son gré ne revient pas furle poing fans être convié par le leurre qu’on jetteen l’air. Illicio ajjiief acere. On dit , leurrer bec auvent, ou contre vent. A l'égard de l’autour Sc del’épervier, on dit réclamer , parce que ce ne fontpas des oiíeaux de leurre.

Leurrer , dans un sens figuré. C’est faire donnerdans le faux par les appas de l’efpérance : attirerquelqu’un par quelque avantage dont on lui faitnaître l’envie pour le faire donner dans le faux. Ines-care , illicere in fraudem. Leurrer par de belles es-pérances. On l’a leurré long-temps de Teípoir d’é-pouser un grand parti. Les hommes font souventleurrés par leur propre ambition. Ce Ministre leur-rant Christine. De Bussi.

Deux sens voisns se laissèrent leurrerA Ventretien libre ct gai de la Dame.

La Font.

Leurrer , Surprendre , Tromper , Duper , sy-nonymes. Faire donner dans le faux est l’idée com-

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mune qui rend synonymes ces quatre mots. Maisleurrer , dit M. l’Abbé Girard, c’est y faire donnerpar les appas de l’efpérance , en le faisant brillercomme quelque chose de très avantageux. Voy e sfous les articles particuliers les nuances qui distm'guent les autres mots. Celui-ci exprime quelquechose qui attaque directement l’attente ou le désir»L’Art des Grands est de leurrer les Petits par des pro-messes magnifiques; & l’Art des Petits est de dupesles Grands dans les choies que ceux-ci commettentà leurs soins.

LEURRÉ , ÉE. part.

LEURS. Voye% Leur.

LEUS. f. m. Vieux mot. Lieu. On a dit austì Leuc SCLeu. Leus a aulsi signifié un loup.

LEUSE. Ville des Pays-Bas. Elle est dans le Hainaut,à la source de la Tente, Sc à trois lieues au-dessu?de la ville d’Ath. Lulosa , Leusa. On trouve aU» 1Lotosa. M. Châtelain écrit Leuty , comme on p f0 'nonce. La journée de Leu^e, le combat de Leu{t>la victoire de Leu^e , c’est la victoire que le M a 'récital Duc de Luxembourg remporta en 1691. ^19 de Septembre, furies Allemans, les Espagnols»les Anglois Sc les Hollandois commandés par 1 ePrince d’Orange. Long. 21. d. 18', lat. yo. d. 34sCette ville fut ainsi appelée de lutum , boue»parce qu’elle étoit dans un lieu boueux , fangeux*Valois , Notit. Gall. p. 30p.

LEUTÉRIC. f. m. Nom d’hontme. Leotericus , Les'teiicus , Leothoricus. Leutéric monta fur le Sieg eArchiépiscopal de Sens , l’an 1000.

LEUTGAR. Voyei Léger.

LEUTKIRCK. Nom d’une petite ville Impériale dela Souabe. Leutkirka. leutkirck, autrement Leukif'ken , est situé dans l’Algow , fur l’Eschach, au mi àiMemmingen. Quelques Géographes prennent Leut-kirck pour l’ancienne Eclodurus , ou Ëclodurum , p e 'rite ville de la Rhétie, que d’autres placent à Ech"tal, village de la même contrée. Mat y. Long. 2 7 'd. 4j ' lat. 47. d. 44s

LEUTMERITZ. Voye £. Létomeritz.

LETOMISSEL. Voye\ Littomissel.

LEUTCH. Nom d’une petite ville allez bien fort*'fiée. Leuconium. Elle est dans le Comté de ZéépU ? fdans la Haute Hongrie , à douze lieues de Can 0 'vie , au pié du Mont Krapach, Sc à la source de &rivière d’Harnat. Maty.

fCP LEWARDE. Ville des Pays-Bas dans la Répubssque des Provinces Unies, située dans la proviu cede Frise, dans le canton nommé l’Ostergoo.vardia. Cette ville est grande, bien bâtie St * 0 ^tifiée. C’est là que se tiennent la Cour S U P^rieure & la Chancellerie de toute la Frise, des Set 1tences de laquelle on ne peut appeler à auc^uautre Jurisdiòtion. Long. 23. d. 17', lat. y3. d- f:LEWAREC. s. m. Ce mot so trouve dans If* 1toire de Bretagne , T. II , p. 133. Tota Brue fia> ^totum Lewarec , ct magni pisces. Il paroît q u f *été un droit fur les terres nouvellement défrichefS ’

quand laW//csttr N' d a Warr ’ ^ce. &Bretons I 3 changent en ^ ^elqu’aLxe,au lieu de E-mfí afr ’ , comme E-vab, son Bs »dit Levare ç á Amsi auheu de Le-marec, on *

leweck m L T EAU » Gl °s

ge . VÚk à iTnde, de-là le Gan-boie , & en ’ 1 eapitale du Royaume de Can 1 'Camboie. P £e ic nom lut- les Cartes. Vos*

LEWENDALE. f ç ç

le Carduel on" ss or ^ e de monnoie en usage dansAsie. Les Tronnss’^^' Erovince de Géorgie f npar surprise dam I ^ Gl ' and ' Sci gneur étant entrée*qui en étoit S, " Ps0VIslC f de Carduel, le Princedu Czar, Sc soi/si^" / Sest retiré sor les terre*convenu de n ^ s s etant fût Mahométan , eProvince de n ° ncerc avec les principaux de bde 40000 / Pay ? l r m Grand-Seigneur un tribu.

í^leVentz stn p 0 ?- '7*5 m

Comté de r V , de Ja Ha ute Hongrie , au^ de Cran, dans le Gouvernement de Neu-

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