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porte la même chose des femmes Ethiopiennes. La
punition de quelques crimes étoit autrefois de couperta Uvre,
,, s j en termes de Chirurgie, íe dit des deux bordsune plaie. Vulneris labra , labella. Ce bielle seporte mieux ; les lèvres de ía plaie sont vermeilles,c ues commencent à se joindre pour se cicatriser. Onrecoud quelquefois les lèvres d’une plaie. .
On le dit aullì en Anatomie, des bords extérieurs~ e « vulve, qui font des peaux spongieuses , garnies^ graille. Les lèvres de la matrice font deux partiesst Ul descendent de la motte, l une à droite & l’autre£ gauche, & qui se joignent au périnée; elles fontraites de la peau redoublée, de chair spongieuse & degraillé. Dionis. Labia pudendi.
En termes de Manège, la lèvre dhin cheval, c’estra peau qui régné fur le bord de la bouche, Sc qui en-tonne les mâchoires. On dit qu’un cheval s 'annela lèvre j ou se défend de ses lèvres , quand il les a íì§ r °fles quelles couvrent les barres, en ôtent le senti-
lîle nt, Sc rendent l’appui du mord sourd & trop fer-rne.
Lìvite , se dit auffi de quelques poillons. La carpe a lesP íe vres grosses & grasses. Rond.
VRe , est auili un terme d'Architecture. Le corps duchapiteau Composte, & de celui du Corinthien, s’ap-pellent Campanes , parce qu’ils ressemblent à unectoche renversée, Sc le rebord qui touche au tailloir,
U
se
homme lèvre.
Vr -e. En Botanique on íè sert du mot de lèvre , pour^primer les découpures recourbées ou relevées des^Çurs en gueule ; car on peut dire que ces découpuresd- en quelque manière un prolongement des ma-hes de ces fortes de gueules : auffi les Botanistes, ,. honné à ces Heurs en général le nom de Flores
labi
'lati, Dict. de James. On distingue dans cescteursj \ a ’evre supérieure & l’inférieure. Voye\ Labiée.
*VRes. En Conchyologie, ce sont les bords de la bou-che d'une coquille. Ord. ^
On dit proverbialement Sc figurément, qu'un homhie a le cœur fur les lèvres ; pour dire qu’il parle fansQc guisement; qu’il a la mort ou l’arne fur les lèvres,
°u entre les dents, pour dire qu’il agonise. On ditauffi qu’il a une chose sur les lèvres , pour dire qu’illa sait bien ; mais qu’il a quelque distraction , quelquedéfaut de mémoire qui l’empêche de l’exprimer dansle moment qu'il le voudroit. On dit proverbialementd un homme qui paroît fâché, qu’il ferre les lèvrescomme un chat qui boit du vinaigre.
LEVRETTE, f. f. La femelle du levrier. Vertasus fee-mina, - 5 J
fcjRETTE. f. f. Nom que nos Matelots 8 c nos Marinsdonnent à un animal amphibie, qu’ils rencontrentvers les cotes les plus meridionales de l’Amérique. Ilsui donnent ce nom, parce qu il rellemble à un petitoup-marin. Les Hollandois les appellent veau ma-^hi, mais nos François prétendent que ce font deux«hhmaux fort disterens. Les levrettes ont deux mousI jhr es aux ^eux côtés du museau.
v RETTER. v. n. signifie, chasser au lièvre , lefourre à force, ou avec des lévriers. Lepores insequi.JRetter , signifie auffi, faire des lièvres, en parlantj la- femelle des lièvres, quand elle fait ses petits.LÍVd u I cu ^ os parere, edere.
LÉvprX^ERIE. f. f. Méthode d’élever des lévriers.i„ TTEUR. f. m. Celui qui a foin d’élever désJ e n'ier s .
^SE. adj. m. & f. Vieux mot inusité : ilDi# V ^i a de grosses lèvres. De labiosus. Mén.c q. j‘. ^tym. Monet écrit Lévru. Le véritable mot*r’° nt ^ y a un exemple à l’article Chaus-du 2 pf” lequel M. Le Duchat, p. 178 & 17pl 'ieuse ^ en ' ! P- a saic une remarque cu-
it ç e ' j suffira d’en rapporter le commencement.,, j>t H? ue la Maison d Autriche , comme étoient„ j n ante &■ l’Archiduc Ernest, ont depuis plus de„ ctns ans, presque tous de grosses lèvres, ce„ c ‘| Us Uennent, non de la Maison même d’Autri-1c j Mais-de celle de Bourgogne, par Marie, quiFcme V.
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» épousa Philippe , Archiduc d’Autriche , pere de» l’Empereur Charles Quint ».
-ÉVR 1 CHE. f. f. Femelle d’un petit lévrier. Vertagusjunior fœmina.
LÉVRIER, si m. Chien haut monté fur jambes, quia la tete longue & menue, la taille déliée, dont onse sert principalement à courre le lièvre, d’où luivient son nom. Voye^ Chien de chasse. Les lévrierssont des chiens qui chastènt de vitesse, à l’œil, Scnon par l’odorat. Il y en a plusieurs espèces. Les plusnobles font pour le lièvre, Sc les meilleurs viennentde France, fur tout de Champagne, d’Angleterre &de Turquie. Ce font des animaux très-vifs. Il y a deslévriers à lièvres , des lévriers à loup, & des lévriersà tout. Les plus grands font pour courre le loup,le sanglier , le renard, & toutes les grosses bêtes.
Ils viennent d’Irlande & d’Ecoste, & on les appellelévriers d"attache. On les fait combattre des bufflesSc taureaux, Sc il y en a dans la Scythie qui attaquentles lions Sc les tigres. Les petits lévriers font pourcourre les lâpins, Sc ils vienent d’Angleterre, d’Es-pagne & de Portugal.
On appelle auffi lévriers , des levrons d’Angleterrequi chastènt aux lapins ; mais on s’en íert plus pourle plaisir que pour la chaste.
On appelle lévriers harpés , ceux qui ont les devansSc les côtés fort ovales, Sc peu de ventre ; gigottés ,lorsqu ils ont les gigots courts Sc gros, & que les osdes hanches font éloignés. On les appelle nobles,quand ils ont la tête petite Sc longue, l’encolure lon-gue & déliée, le rable large & bien fait.
Les lévriers ouvrés, font ceux qui ont le palais noir.
On parle aux lévriers en criant : Ah lévriers , quandon les lâche après le lièvre ; Sc quand c’est après lerenard, hare , hare.
Ce mot vient de leporarïus. 11 y a chez le Roi troisvalets Sc gardes des lévriers Sc levrettes de la cham-bre,
O11 dit proverbialement en termes de Chaste, as-saut de lévriers , défense de sanglier, fuite de loup.
Le peuple appelle les Sergens & Archers, les lévriersdu Bourreau, parce qu’on dit: lâcher des lévriersaprès quelqu’un, pour dire, envoyer des gens aprèslui pour le prendre. On dit proverbialement, de tou-tes tailles bons lévriers, pour dire que, quoiqu’unhomme soit petit, il ne laisse pas de valoir son prix,
Sc de faire bien ses fonctions.
En termes de Blason, on appelle les lévriers paf-sans, courons, rampans , on debout, comme le lion,selon qu’ils font peints dans l’écu ; Sc quand on enmet deux, ils font d’ordinaire affrontés, c’est-à-dire,qu’ils font debout, fe regardent & ^affrontent l’unl’autre, se soutenant, ou plutôt se joignant des piésde devant.
Ordre du Lévrier. Nom d’un Ordre Militaire duDuché de Bar en Lorraine. Ordo Vertagi • Lan 1416,plusieurs Seigneurs du Duché de Bar, s’unirent en-semble, Sc formèrent une société dont la marqueétoit un lévrier, ayant à son cou un collier ou croientécrits ces mots, Tous un, qu ils dévoient portei.Ils promirent de s’aimer les uns les autres, de garderleur parole, de défendre celui d’entr’eux dont ils en-tendroient dire du mal, Sc de l’en avertir. Tous lesans ils élisoient entr’cux un Roi, Sc s’aliembloient aumois de Novembre, le jour de S. Martin, Sc au moisd’Avril, le jour de S. Georges; Sc si quelqu un avoirfait quelque faute, il-en étoit repris par le Roi & patcinq ou six autres de la societe. Ils dévoient se trouverà ces assemblées fur peine d’un marc d’argent , àmoins qu’ils sseutlent une excisse légitime. Personnene pouvoir être reçu dans la Compagnie que par leRoi, & huit ou dix des plus distingués, Sc avec l’a-grément du Duc de Bar, qui promit de protéger Scd’aider ces Chevaliers de toutes ses forces. P. ITéeyot,T. VIII, c. S 6.
LEVRON. si m. Jeune lévrier pour la chasse. Juniorvertagus. Il y a auffi des lévriers d’une espèceparticulière , de fort petite taille , qu’on appellelevrons.
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