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dit Libertus & Libertinus , & les meilleurs Auteurs ,particulièrement les Jurisconsultes, employèrent in-différemment ces deux mots, pour lignifier un Af-franchi. Foyei ce Mot.
LIBERTINAGE, f m. Dérèglement dans les moeurs,vie ou conduite libertine. Intemperans licentia , im-potens libido. On dit vivre dans un grand Ubertinage , dans un libertinage continuel. Bien des gens,fous prétexte de défendre leur liberté , ne songentqu’à entretenir leur libertinage. Le libertinage tientbeaucoup du tempérament. CL fl en général le vicede celui qui fe laisse aller lans aucune résistance aupenchant qui le porte aux plaisirs des sens. La table,ainsi que l’ámour a ion libertinage. Je hais ces fes-tins d’où la bienséance est bannie, & où le libertinageprend la place de la liberté. M. Scud. Je demandequartier plus pour le libertinage de l’cíprit, que pourcelui des mœurs. Ab, de Villars. Foye% Libertin.
fKF Libertinage , se dit auflì du peu de respect quel’on a pour les loix de la Religion. Religionis con -temptus. On dit qu un homme fait profession de li-bertinage. Le libertinage entraîne ordinairement lacorruption des mœurs.
Il s’emploie aussi quelquefois sens aucun rapport àla Religion ni aux mœurs , mais pour signifier uneinconstance, une légéreté dans le caractère qui faitqu on ne s’aílujectit à aucune règle, à aucune mé-thode. 'Il y .a trop de libertinage dans vos études,vous ne saurez jamais rien à fond. Ac. Fr.
LIBERTINER. v. h. Vivre dans le libertinage. Il n’estque du style familier. Cet enfant ne fait que liberti-ner.
Un jeune écervelé qui laisse sa compagne ,
Et pour libertines, va battre la campagne.
M. de la Chaussée, dans la Fausse Antipathie , Co-médie.
LIBESSE. f. m. Nom d’homme. Leobatìus , Leubatius.Saint Leubace, que le vulgaire appelle en TouraineSaint LibeJJ'e , étoic Disciple de Saint Ours, qui, le sitAbbé d un Monastère qu’il avoir bâti en un lieunommé Sénapaire, aujourd’hui Seneviéres, entre lesrivières de l’Indre & de l’Indrois, près de la forêt deLoches. Foye\ Grégoire de Tours, Fit. F atrum ,c. r S.
LIBÉTHRA. Nom d J une fontaine d c. Magnésie , enGrèce. Libethra < Elle étoit dédiée aux Muses. Pline,L. IF. c. p. Solin, c. S. la nomme sons Lìbethrius.Conon, dans la Bibliothèque de Photius , Cod. 1S6,Rappelle Libétres, au pluriel, Libethra. Marcianus,Liv. FI. Libethris. Quelques Auteurs veulent que cefût une ville fur le mont Olympe, & ils disent qu’cllefut détruite par une inondation du torrent Sys;qu’Orphée y avoir été tué par les Libéthriens, ce qu’ily étoit inhumé.
LIBÉTRLDES. f. f- Nom ou surnom que l’on donneaux Muses dans l’Anriquiré, à cause de la fontaineLibérhra , qui leur étoit consecree. Libetris, ïdis.Strabon étoit que c’est d’unc montagne de Thraceappelée Lïbéthre , que les Muses ont eu ce nom, par-ce qu’il y en avoir une autre qui leur étoit consacrée.Foyeyle fur cela, L. IX. & L. X. Le même Auteur,L. IX,Sc Virgile, Eclog. FII. v. 21 , donnent aussi cenom à des Nymphes. Nymphes Libcthrides j ce fontcelles de la fontaine Libéthra.
LIBIDINEUX, EUSE. adj. m. & f. Qui est livré auxplaisirs des sens, qui est dissolu & lascif. Elle com-posa dans fa jeunesse, à Limitation de Bocace, ce Li-vre si connu fous le titre de Contes de la Reine Mar-guerite , qui est un Recueil d’Histoires libidineuses duCloître &: du Clergé. Faidit. Appétits libidineux.
Ce mot est d’un service assez rare.
LïBlQUE. í. m. 8c f. Nom d’un ancien peuple des Gau-les. Lìbicus , d. Les Libiques font dans Pline, L. III-c. 16 & /7, des peuples de se Gaule Transpadane,ou d’au-de là du Pô, en Italie. Libici. Verceil étoit lacapitale des Libiques. Us croient originaires des Sal-luviens, peuples de Provence, habitant d’Aix.
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LIBITINÁIRE. f. m. Nom d’Officier public chez If»Romains. Libitinarius. Les Libitinaires avoientdes funérailles, & de ce qui concernoit cette cel " e _monic. Ils fournissoient ce qui étoit nécessaire P° ulcela. , rí c
Ce nom vient de celui de Libitina : c’étoir se d £equi présidoit aux funérailles.
LÍBITINE. f. f. Terme de Mythologie. No m d unsDéesse de l’Antiquité. Libitina. PLutarque dit oucctoit Vénus. Elle avoir un Temple à Rome, 6c c’etodans ce Temple qu’on vendoit tout ce qui étoit ueceiseire pour les funérailles. Plutarque dit que c etopour avertir les hommes de se fragilité de se vie j se"leur faire comprendre que 1a fin n’en étoit p°sséloignée du commencement, puisque 1a même D* vlnité présidoit à l’une & à l’autre. Denys d’Halse arnasse dit aussi, L. III, que Libìtine étoic Ve»u^D’aurres croient, que c’étoit Proferpine, femmePluton, & Déesse dès Enfers. Foye\ Voisins, ° cIdolol. L. II. c. 2y. Le Temple de libitine étoit d al seun bois. Par une ancienne coutume établie par le E o1Servius Tullus, on portoit à ce Temple de l’arg elltpour chaque personne qui mourait : on mettoitse £íargent dans le trésor de Libìtine, & ceux qui étose lltpréposés pour le recevoir, écrivoient fur un regiss ele nom de chaque mort pour lequel on venoit app 0 *,ter cette espèce de tribut. Ce registre s’appelost ^registre de Libitine , en ‘Latin, Libitina, ratio. C separ là qu’on savoir combien il mourait demondse.Rome chaque année. La porte Libitine étoit cripar laquelle on portoit les morts hors de Rome.
LIBOIRE. f. m. Nom d’homme. Liborius. Saint Lboire vivoit au IV e & V e siècle , & fut quarrá' 111Evcque du Mans. Foye\ Surins , T. IF. p.Baronius fur le Martyrologe, p. 322. Les Bolsense,tes, A cl. SS. Jun. T. II. p 26 2. col 1. Dom M a se JIon, Annal. T. III , p. 61 & suiv. Du Saiissse 'Suppl.p. 1131. Bailler, au 23 e de Juillet.
LIBONGOS. f. f. Sorte de grosse étoffe qui est pr°P^pour 1 a traite que les Européens iront à Lowango £autres lieux des côtes d’Afrique. <
LIBOURET. f. m. Terme de Marine, est une espècesligne à pêcher les maqueraux , qui a deux oupetites cordes où est attaché l’hameçon 6c l’apss 'Linea piscatoria.
LIBOURNE. Ville de France, située dans 1 a Guien^'au confluent de la Ile avec 1 a Dordogne, à sept U elJ ^de Bourdeaux, vers le Levant. Liburnia. Libourtie cune ville agréable - , on y fait beaucoup de comme 1 se’parce que le flux de la mer y porte d’aííez grosres. Valois prétend que son vrai nom Latin est Lbonna, c’est à-dire, la borne de la Ile. ^
LIBRAIRE, f m. 8 c f. Marchand qui vend des livres squi en imprime, s’il est du nombre des Imprime 111 ^* eTypographus , Bibliopola, Librarius. U11 bon Ifen style de Libraire , est un Livre qui fe débite bi e,î ’quoiquil soit mauvais par rapport à l’Auteur. BaV-
Ces Auteurs affamés
Mettent leur Apollon aux gages d’un Libraire.
Boíi",
Tous les Libraires ont des marques qui ses di^ssj.guent, soit par les enseignes de leurs boutiqsese > ^par allusion à leurs noms, soit par des embse n ’se s edes devises propres du commerce des Livres, ndes plus heureuses étoit celle de... Borde. ^gaud... & Artaud, qui ayant eu séparément,^
Il Fortune" sese” W 1 devise - IWrc , limagealTocià, yss i ‘L tr0,Wm ' à * U Vertu,d’emblénie rÀ I ^ ces n ois er>Ceignes en an c0 sVertu se conrhvf 6 tirait se charrue , 6se
avec ce vers * ^ tail ^ s st uc à Fortune femeut*
Semina Fortuna geminat cum Tempore Virtus.
Men ef sej er3 Art des emblèmes.
Ltiennes avoient conservé 1’Olivier de f.crX