L ï B
^% s * H fut bâti parle père de Tibérius Gracchus ,i ai S er >t des amendes. La Liberté étoic accom-Va ' nC ' C ^ eux Réelles , qui étoient comme tes íuiantes, Adéone & Abéone , parce que la Libertér e pouvoir d’aller 8c de venir où I on veut. Loy.U1 cette déeíïe , Voíìius, deidol. L. VIII , c. /7.Ou dit proverbialement, qu’il ne faut pas ven-le la liberté pour tous les biens du monde.
ignare nolo , liber ut non Jim mihi. Phìedr.
j est la devise de quelques villes d’Italie, quiPostaient dans leurs drapeaux ce mot, Libertas , 8c,ls leurs armoiries en chef, ou en bande, Bolo-l'J e - Florence, Gènes , Luques , &c.
^ LIBERXlN j INE. adj. Souvent employé substan-Iv einent. Ce terme s’applique à ceux qui prennentJ°P de liberté, qui bailleur toute forte de sujétion^ . e contrainte, & qui se laissent aller au penchantI Ul * es porte au plaisir. Voye-q Libertinage. Licen-‘ 0r > jujlo solutior , aquo liberior. Le choix des com-P a 8nies cit ell'enciel pour les jeunes gens ; parcelll , a , cet a S e on prend aisément les inclinations desc ertln f qu’on fréquente. On dit d’une personnehernie de la gêne 8c de la contrainte, quelle estj 1111 humeur libertine : & de celle dont la con-^jUte est déréglée , quelle mène une vie libertine.fiHe se persuade aisément que l’Hymen est co;n-
pour mener une vie libertine.un** 1 ^ IC dans le même sens , c’est un libertin, c'estcien ^ ertlne - Quelquefois le mot de libertin ne ditei d odieux, & signifie simplement une personnefans contrainte, qui fuit son inclination,
de ] souriant s'écarter des règles de ^honnêteté &Un h VCltu ' Ainsi une femme dira d’elle-même dansf . °u sens , 8c dans une signification délicate , Jes nee libertine , pour exprimer qu’elle ne íâu-,° 1C fe gêner, & qu’ellc est ennemie de tout ce qui^ a Ppelle servitude. Bouh. Je veux bien croire,? doit Ménage , que les honnêtes femmes que voltjP. Bouhours, parlent de la forte : mais pourCe ues qu e j’ a i hantées, je ne leur ai jamais ouï direbelles fussent libertines. Ménage outroit tout,stuand il s’agisioit du P. Bouhours qu’il haïssoitJ Uoitellement. L^expreffion que condamne si du-dnent cet Auteur , est encore d’usage parmi lesff ns ,, f- bon tQn - Je fuis d’une humeur libertine.Voit eíPlK hbenin " & I e n>aune point à traduire.
Libertin - dit en matière de Religion d’unPomme ennemi de toute gêne , de toute contrainte ,HPi ne íauroit s’aslujettir aux loix de la Religion,O" Pour la croyance, soit pour la pratique. °Relië onis contemptor. Le P. Garasse a fait un Livre^ntre les Athées 8c les Libertins , qu’il appelle la^ ° c rLne furieuse. Les libertins toujours incertainsquoi s en tenir , renoncent & retournent à laigion , selon les diverses révolutions qui arri -e ot dans leur esprit. De Viix.
C/2 libertin d’ailleurs qui, fans ame & fans foi,Ae fait d e f on plaisir une suprême loi,
■Fient que ces vieux propos des démons & des Jh
mes
°nt bons pour étonner des enfans & des femmes ,
1 qu enfin tout dévot a le cerveau perclus. Bon..
Ib er.Tin, vagabond,bandi, synonymes. Le déré-ent, dit M. l’Abbé Girard, est le partage dtfe 1 , trois ; mais le libertin pèche proprement consir 1 CS b ° nnes mœurs; la paffion ou Tamour du plaip c domine. Voye\ les autres mots.
, voluptueux, débauché. Le Libertin n. Pette pas assez les mœurs; mais fans affecter de lesir^a' J ^ est entraîné par son penchant vers le plai^ : d tient une espèce de milieu entre le voluptueu:
L Ib e débauché. Voye\ ces deux mors.
^ TlM s, au pluriel, est auffi un nom de Secte. II
CrUn 'b -M. Spanhcim en parle souvent dans foiL orne V.
L I B 51 z
Abrégé des Religions, 8c il les place parmi les Ana-baptistes. M. Stoupp, dans son petit Livre de 1 a Reli-gion des Roííandois, a tait un article séparé touchantcette Secte. Quant aux Libertins , dit-ii, il sombiequ’autant qu’il y en a, ils aient chacun leur senti-ment particulier. La plupart croient qu’il y a un seulesprit de Dieu qui est répandu par-tout, qui est 8cqui vit dans toutes les créatures ; que notre ame 11’eitaurre chose que cet esprit de Dieu ; que les aines meu-rent avec les corps; que le péché n’est rien, 8c qu’ilne consiste que dans l’opinion ; que le Paradis est uneillusion; que l’Enfer est un fantôme inventé par lesThéologiens. Ils disent enfin que les Politiques oncinventé la Religion, pour contenir les peuples dansl’obéissance à leurs Loix. Calvin a écrit quelque chosecontre ces Libertins. Voyez tes Opuscules. Les Ca-tholiques les ont auffi réfutés, & ils y ont mieuxréuffi, parce que les principes de la réformation deCalvin, ne font pas fort éloignés des principes desLibertins. Quand 011 a secoué lc joug de l’Eglise,comme a fait Calvin, il est aisé d’aller plus loin ensuivant toujours le même principe, 8c de secouertoute torte de joug. Les Libertins étoient des Fanati-ques qui s’éleverent environ Pan iyay en Hollande8c dans le Brabant. Leurs Chefs furent un Tailleurde Picardie, nommé Quentin, & un nommé Cho-pin qui s’associa à lui, 8c se sit son Disciple. Cet Hé-rétique diíoir qu’il n’y avoit qu’un seul esprit dans lemonde, qui étoit celui de Dieu; que tout ce que laFoi enseignoit des Anges bons & mauvais , 8c de1 immortalité de Parue, n’étoìt que des fables. Il di-soit que c’étoit cet esprit de Dieu qui opéroit tout lebien & tout le mal que les hommes scmbloient faire ;qu’ainíì c’étoit une chimère que le péché, Dieu fai-sant tour; qu’il ne falloir ni blâmer, ni punir, ni cor-riger; que la régénération spirituelle ne consistoicqu’à étouffer les remords de la conícience ; la péni-tence à soutenir qu’on n'avoit fait aucun mal ; qu’ilétoit licite, 8c même expédient dc feindre en ma-tière de Religion, 8c de s’accommoder à toutes lesSectes. Il ajoutoit à tout cela des blasphèmes contreJésus-Christ , disant qu’il n’étoit rien qu’un je nefais quoi, composé de l’eíprit de Dieu 8c de Fopiniondes hommes. Ce furent ces abominables maximesqui firent donner à ceux de la Secte le 110m de Liber-tins. Voyez Jovet , T. I. p. p r & p2.
Il y a plusieurs Libertins en Hollande , qui ontchacun leur sentiment particulier, qui outre les er-reurs qu’on vient de rapporter, dilent que le Paradis8c .l’Enfer íont des inventions des Théologiens, & laReligion une invention des Politiques. Le même Au-teur, p. 4.25.
II est auffi parlé dans les Actes des Apôtres, C. VI,d’une Synagogue de Jérusalem, qui portoit le nomde Libertins. Synagoga qua appellatur Libertinorum.Voyez dans les Mémoires de Trévoux une explica-tion de ce paflage. Elle est du R. P. Hardouin,
LIBERTIN, f. m. Terme d’Histoire Romaine. L Au-teur de lTnstitution du Droit Romain 8c du DroitFrançois, appelle ainsi ceux que les Romains appe-loient Libertini , 8c que nous nommons communé-ment Affranchis. Cet Auteur s est contente d ccrìrece mot en lettres Italiques la première fois qu’iî l’em-ploie : ensuite il l’écrit en caractères Romains commeles autres mots François. On a appel e Libertins, ditl'Auteur quon vient de citer, ceux que 1 on avoit reti-rés d’une juste servitude, pour leui donner la liberté »8c auxquels il restoit encore quelque marque de servi-tude.Celui qui donnoit la liberte a un esclave,
avoit droit de patronage 8c de Patron sur le Liber-tin . Si les Libertins manquoient de rendre le
respecta leur Patron, on les remettoit dans la servi-tude. Si le Libertin ou l’Affranchi éroir mort
sans enfans, on appeloic son Patron pour recueillirsa succession. Voye~q cet Auteur, L. II. C. II.
Ift LIBERTUS , signifioit Affranchi, mis en liberté.Libertinus , au moins dans les premiers tems de laRépublique, signifioit le fils du Libertus , ou de celuiqui ayoit été affranchi ; mais dans la fuite on confon-
T tr