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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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en charbon sur le devant de la chaîne. L’Ouvriéí - aie dos au jour pour mieux voir le patron -, il lèveles fils i’un après l’autre , il pâlie la bobine commedans la basse-/ice , & frappe terme avec le peigne.Tout ce travail est preíque aussi long que le travailè 1 aiguille , Sc les Ouvriers qui y font occupés fontpayer chèrement les connoiílances qu ils doivent avoirde la peinture , & leur habileté pour bien nuancerles couleurs. Transacl. Phil. 1741. p. 146.

Lice , femelle de chien de-Chaste, destinée à faire race.Canis venatica prolctaria.\j ne bonne lice. Faire cou•vrir une lice. Une lice nouée ,- c’est-à-dire , une licepleine. Voye\ Lyce.

fGP LICENCE. f. £ Vieux mot j synonyme de permis-sion. Dans ce sens, il est vieux. Il a fait cela, fans3 a licence de son Supérieur. Justinien avoir ordonnéque l’on palleroit quatre ans dans l'étude des Loix.Ceux qui avoient satisfait à cette obligation , croientdits avoir licence Sc permission de se retirer des étu-des. C’est delà que ce nom est venu dans ce sens.

' /foyey Homaan, Sc Marsillius Patavinus, Defensorpacis , Part. II. c. II.

Licence , se dit aussi de l’abus de ces permissions, qu onétend trop loin ; ou de la hardiesse, ou de la libertéqu’on prend íoi-même. Licentia. Vous prenez un peutrop de licence. Cet homme s’émancipe de plus enplus, & prend toujours quelque nouvelle licence.Vous vous donnez la licence de gloser furl’Écriture,& de l’interpréter à votre mode.

Licence signifie aussi, libertinage, dérèglement dans lesmœurs, dans les actions, dans les paroles, Sc danstoute la conduite de la vie. Libido , nimia licentia.Rien ne peut réprimer la licence de ia jeunelïe.

Enfin de la licence on arrêta le- cours. Bon.

Abandonner une ville à la licence du Soldat.•Ablanc. Les âmes pieuses gémissent profondémentfur la corruption Sc la licence effrénée du fiècle.Ross. Dès que la licence n’a plus de frein , les Sec-tes fe multiplient à l'infini , Sc l’opiniâtreté est in-vincible. FlÉch. Arrêter la licence par la terreur dusupplice. Pat. Si on ouvre-la porte à la licence ,comment fe défendre de la calomnie; Id. Il étoitarmé des Loix pour,réprimer la licence. FlÉch. Les•mauvaises habitudes qu’il avoir contractées à laCour , fe fortifièrent parmi la licence des armes.Bouhours.

Et jamais on n a vu la timide innocence -,

Pqffersubitement à I’extreme licence. Rac.

|CF En morale, ce terme exprime une liberté trop gran-de , contraire au respect , à la retenue , en généralaux loix des mœurs. Dans les arts , c’est un relâ-chement qu’on. se permet contre les loix de cesarts.

AT Licences , en Peinture , font des libertés que pren-nent les Peintres de fe mettre au-dcffus des loix de laperspective & des règles établies par Lissage. Il y a degrandes licences dansuntable.au.

Licence Poétique , est une liberté que prend le Poète ,contre les règles du langage , ou de í’Art. Il ne fautpas prendre un dérèglement d’imagination pour unelicence poétique. S. Evr, Ce que vous appelez licencepoétique, est une faute que vous excusez fous cenorn-là, pour imposer au public. G. G. Ancienne-ment on donnoit aux Poètes des licences infinies.En prenant les divers dialectes de la langue Grecque,ils pouvoient alonger un mot s’il étoit trop court, &RaccourcirVil étoit trop long : mais on vint peu à peuà reconnoitre le ridicule de ces licences , elles furentretranchées les unes après les autres, Sc les Poètesdépouillés de leurs privilèges. Font. Nos vieux Poètesfaifoient de la langue ce qu’il leur plaisoit, & l’astu-jettilsoient à tous leurs besoins, & même à leurs caprices. Et data Romanis venia est indigna Poetis.Quoique, à parler en général, la Poésie ait plus deliberté que la prose, les licences poétiques doivent

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avoir des bornes. Les bons Poètes ne fe dispensentpoint des règles de la Grammaire, Sc ne fe permet remrien contre la langue, quelque liberté qu ils donnentà leur imagination.

Licence , en termes de Musique, fe dit des dissonancesSc de ce qui est contre les règles & les progression^naturelles de l’harmonie. Dès que la balle fondamen-tale descend de íeptième ou monte de íeconde, 011commence à appercevoir de la licence , quoique ladissonance puisse y erre préparée & sauvée d’une con-sonance. Cependant cet intervalle devant toujours fouprincipe au bon goût plus qu’à la nature , puifqu’il llCíè trouve point dans les opérations les plus naturel-les , faisant partie du corps harmonique , de menteque les autres intervalles qui composent Raccortparfait, c’est aussi de lui seul que provient la licendien quoi ceux qui disent que nous ne devons la f'■■cence qu’au bon goût, font bien plus excusables Q ueceux qui, fans écouter la raison ni Inexpérience, re-jettent toutes les licences qui ne tombent point fo ^ 5leurs sens. C’est donc dans cette progression de 13basse fondamentale, en descendant de septième, ou enmontant de seconde, que la licence commence à s’ap'percevoir, puisque la cadence rompue en est formée Sinterruption qui choque l’oreille en quelque façon »car c est dans Je même moment où la conclusion de-sitéessemble devoir fe laite sentir par une cadence par-faite , que l’oreille est surprise par cette interrupti 01 !'Or cette surprise ne provient que de ce qu’on s’eso 1gne du naturel, Sc l’on ne peut s’cn éloigner que paflicence. De plus, si la progression naturelle à la bam_fondamentale estdedefcendre.de tierce, de quinte, °-même de septième, pour faire paroîtíe la diíïonau<j epréparée Sc sauvée, nous devons encore attribuer 3 alicence les progressions renversées de ces preniiefes >où la dissonance .peut être entendue fans préparati 011 'E11 un mot, tout ce qui s écarté de ce principe nature 1 »soit dans les premières progressions , soit dans la fiPposition ou dans l’emprunt du son fondamental, r 01dans l’altération de nos deux accords fondamentaux»tout cela , dis je, ne peut être attribué qu’à la licentf’Rameau. ,

Licence , se dit aussi des Lettres qu’on prend dans ‘fiUniversités, tant en Théologie, qu’en Droit,en Médecine, c’est le degré qui donne le droir 3lire & d'enseigner publiquement en vertu des LcU 1 ^que l’on en obtient, & que l’on appelle LettresLicence. Diploma , vel Littera relationis inDoclorum. Les Ecoliers de Droit vont prendre fi .■licences à Orléans , a Bourges. Il faut communsoses licences , pour être reçu Avocat. /.j

Licence, en Sorbonnne , ejt un temps de deuxa°n ^que les Bacheliers passent à assister aux Actes, , ^y disputer , avant que de pouvoir obtenir le deg rC ^Licencié. La licence s’ouvre de deux ans en ss.ans. Il est entré en licence de cette année. I* s ytant decet tt licence. Il y a aussi de ctslicenct 5 cnFaculté de Médecine, Sc dans celle de Droit"rr LICENCIEMENT, f. m. Dans l’arr militai'Faction de congédier Sc de renvoyer desdont on n’a plus besoin. Militum mijjio , ^ eJl f

Quand la Paix est publiée , on fait le lice nCL ^, jjdes Troupes. Après le licenciement des Tx oll P ’ordonna que, &c. Ablanc. a c0 ir

ffc? LICENTIER. v. a. Milites missos facere . u pcS

gedier en tout ou en partie, renvoyer fi so-ctef*dont on n’a plus besoin, les congédier de l° n - £ jésAprès la paix on licencie ordinairement une p 3troupes. , , , foitss

IstFSc Licencier, v. récip. Qui signifie engendra > ^ j ades bornes du respect, du devoir de lamodestie , &c. S’émanciper. Audere , fibiJ u j^soies*licencier en paroles. Se licencier à des parolesSe /ice/zcierjissqu’à faire, jufqu’à dire. P lus e s e i\ cS sé-cheront à s’émanciper & à fe licencier , P 10 eJlD ui s *ront exposées aux mécontenremens Sc au

Bourdaloue , Exh. T. L. p. 213- , licence.

Licencier , signifie aussi , donner le àgte ^ g iCe! jcieIn album Doclorum referre , adferibere.