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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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L í K

vesche. D’autres Rappellent lìhyjìlcum, ou livifii-cu, n. Ce mot est purement Latin.

L I L J39

François j parce que les lis font les armes de France.Le sceptre lilial , c’est-à-dire, le sceptre François.

L I H.

Li HONs. Voye\ Lions.

L I K.

s. f. Likha. Les Cathaïens appellent ainsi lale ptième partie des vingt-quatre qui computent leur’Herbeiot.

Nom d’une ville de la Chine. Likiangum.^ c st la sixième ville militaire de la Province de Ju-nan - Elle est habitée par d anciens Chinois qui en0tlt pourtant peu les mœurs, à cause du voisinage destdelques autres peuples mal policés. Ils aiment forta boire j à sauter & à chanter. Ils manient bien unc bqval, & tirent fort adroitement de Parc. Le terri-to ire de Likiang est gras, riche en or, en pommes depin Sc en ambre. Il cousine au Thibet. AmbajJ’adees Hollandais , Part. I. p. 286.

annee. D

1 i kiang.

L I L.

f m. (Le nom Arabe est Lilac.) Arbrisseauuoiic l es tiges font menues, droites, rameuses, rem-pies d’une moelle blanche & fongueuse ; ses feuilles°stt opposées Pune àl’autre, larges, pointues, lisses,iupll es , vertes, luisantes, ses Heurs font petites, dií-Posées en longues grappes, de couleur ordinairementEUe, quelquefois blanche ou cendrée, tk commear gèntée, dame odeur douce & sort agréable; cha-de ces sieurs est un tuyau évasé par le haut, 8 c^coupé le plus souvent en quatre parties y son fruit, a plati, oblong, ordinairement lemblable à un fere Pique ; il prend une couleur rouge en mûriiïànt :

fruit se partage en deux loges qui contiennent desÇrneiices menues, oblongues , aplaties, 8 c commea "ées, de couleur rousse. On cultive cette planteJans les jardins à cause dc la beauté de sa Heur.

Pauhin Rappel \e Syringua carulea 3 8c M. Tour-^frut, Lilac Mathiolij 12 47. Il y a quelques autrese iptces de lilac , comme le lilac de Perse qui est beauc °up pins petit. L’usage est de dire Lilas 8c nonI^Point Lilac.

1 j. Lilas de Perse forme un arbrisseau plus petit quee ,. as commun. Il y en a de deux espèces. La pre-mière a les fouilles entières semblables à celles dutroeíne, & la Heur rougeâtre ou blanche. Quelques-1 appellent jasmin de Perse. L’autre a les feuillesl ec °upees 8 c présente des feuilles entières fur le mê-Pied qui en porte d’autres découpées si profondé-q ent - qu’elles paroissent formées de deux , trois,quatre, cinq folioles ou lobes. La fleur de cette es-^_P e ce tire un peu fur le bleu.p mAs des Indes. Quelques uns donnent ce nom à,i Hèau connu des Botanistes fous celui d’Azeda-frlsp ° U d’Azadaracli.

g k. f. f. Terme de Mythologie. Nayade, fille duv - e .^ lVe de Céphise : elle donna ion nom à une petiten !r qu * ^oit près de Delphe, du côté du mont Parle i dans laquelle Apollon & Diane avoient cha-LiPp a Un temple.

Li/- Nom d’un bourg de P Artois dans les Pays Bas.péti^ 772 3 Lilltrium, Cajìrum Lillerìense. Il est fur lano-^ e rivière Navez, à sept lieues d’Arras, vers leX.JLX r -p *A Aty - Hadr. Valois, Not. Gall.p. 2jS.

Ptè C i me de Philosophie hermétique. Matière pro-quelque teinture txcellente.taiq, (Flectr). Liliaceus flos. Terme de Bo-

s 0llt qUe - Pfrur en lis. Les Heurs de cette feuille nePièce^P S COU ; ours ssolypétales. Les unes d’une feuletr- Q ; ont decoupees en six ; d’autres font formées deUie t ° U Fatales. Mais leur pistil ou calice sor-que , ,ours un fruit qui est divisé en trois loges, ainsilis J e * U j 1 du 1ÌS ‘ 11 ne fanr P as confondre les fleurs enLlPi .1 j c les Heurs fleurdeliiées. Voye^ ce mot.

3 Vieux adj. Qui appartient aux lis

lomé V.

Le Roi d’Ecosse ornoit fa beauté blonde ,

Pour épouser du sceptre lilial

La fille aînée ou tant de grâce abonde.

Marot.

LILING. Ville de la Chine, dans la Province de Hu-quang, au département de Changxa, huitième Mé-tropole de la Province.

LILITH. f. f. Ce mot, qui se trouve dans Isaïe,XXXIV. 14 , est la même chose que Strix , en Latin.Quelques-uns disent que c’est un oiseau de nuit; selonBochart, un oiseau qui se retire dans les déserts, 8ccrie la nuit ; d’autres, que c’est un spectre, une la-rme, un fantôme qui apparent la nuit & qui tour-mente les hommes, & sur tout les enfans. Il n’estpas constant que le Strix des Latins soit un oiseauréel. Pline dit qu’on ne frit ce que c’est. Les Poètesen font une femme ailée comme les Harpies, & lesRabbins font de semblables contes de la Lilith dePEcriture. R. Elias Lévita, dans son Thisbi , dit quec’est Pune des quatre mères des démons. Pour qu’ellene nuise point aux enfans nouveaux nés, ils écriventfur les quatre murailles de la chambre où une femmefait fes couches, ces quatre noms, mn DTK rumbpin : c’est-à-dire, Adam , Eve , hors d 1 ici Lilith. Ilsécrivent encore les noms des trois Anges qui prési-dent à la Médecine, Senoi , Sauflenoì , Sammange-loph. Ce sont sur-tout les Juifs d’Allemagne quipratiquent ces superstitions. Ailleurs , ils pendentdes amulettes ou talismans au cou des enfans. Voye £Buxtorf, dans son Dictionnaire Rabbinique. Bo-chart , Úiero\. P. II. L. VI. c. p. 8c Bellon, Obfletv.L. I. c. 10.

LILIUM, f. m. Terme de Pharmacie. Lilium deParacelfe, ou teinture des métaux. Cette liqueur estemployée comme un cordial très actif, 8c est très pro-pre à rappeler les esprits d un malade.

LILLE. Voye\ Lisle.

Lille. Nom d’une rivière de France. Illa , Ella. Ellea fa source dans le Limousin, baigne Périgueux dansle Périgord, 8c Libourne dans la Guienne , où elle sejette dans la Dordonne. Maty.

LILLEBONE, ou plutôt L’ILEBONNE. Petite ville dela Normandie , en France. Juliobona , Juliabona.Elle est fur la Seine, entre Caudebec & le Havre deGrâce, à deux lieues de la première, & à six de ladernière. Maty. Si l’on en croit Du Moulin, dansson Histoire de Normandie, L. XII. S. 4. Vlle-bonne a été bâtie par César des ruines de Calet. Surcette ville, Voye% la Dcflcript. Géograph. & Hifl. dela Haute-Normandie , T. I.p. 2. & J'uiv.

LILLERS. Petite ville de France en Artois, fur le Na-vez, entre Aire 8c Réthune, à sept lieues d’Arras.long. zo. d. f. lat. yo. d. z/.

LILLO. (Prononcez Lilo). Nom d’une bonne forte-reste des Pays Bas. Lilloa. Elle est dans le BrabantHollandois , fur l’Escaut, à deux lieues au dessousd’Anvers. Tous les vaisseaux qui pallent devant I.illo,sont obliges d’y jetter Panure, & d‘y payer les droitsde Douane aux Provinces-Unies. Maty. Autrefoison disoii Linlo, P n s’est changée en /. Hadr. Valois,Not. Gall.p. 281. long. zi. d. 4/, lat. /1. d. i8si

LILYBÉE. Voyei Mursala.

L I M.

LIMA , ou LOS-REYES ,, qui signifie les Rois. Nomde la ville capitale du Perou, 8c le siège du Viceroi detoute P Amérique méridionale. Lima , Civitas Regum.Elle est située dans un agréable vallée, sor la rivière deLima , à deux lieues de la mer du Sud, où elle a lebourg de Callao de Lima , fortifié & défendu parunchâteau , & un très bon port. Cette ville a été bâtiepar les Espagnols; les rues en font droites Sc larges ,8c les maisons d’une mcrne symétrie, n ayant ordinai-rement qu’un étage. Elle est fort vaste, puisqu’on y