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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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munautés , ou Jurisdictions , dont elle est compo-sée. Ces Communautés secouèrent le joug de la Mai-son d’Autriche Sc se liguèrent contr’eíle Tan 1470 ,& Tannée 1471 avec les autres Ligues des Grisons.Elles se liguèrent avec Zurich Sc Glatis Tan 1590,Sc avec Berne Tan 160 z. Leurs habitans suivent laReligion Prétendue Réformée, & leurs principauxlieux ion t la petite ville de Meyenfeld , Sc le bourgde Thaiaas 3 ou de Davos. Maty. Il y a peu deCatholiques dans la Ligue des dix Communautés.Ils ont un Monastère de TOVdre de Cîteaux, nom-mé Clofler Churwald. Les Ministres Calvinistes com -mencèrent à y prêcher Tan 1616. Jovet , T. I,

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Ligue grise. C’est un des trois Corps qui compolent

la République des Grisons. Fœdus Supenus. CetteLigue est bornée au levant par celle de la Maison-Dieu ; au midi par le Comté de Chiavenne, & par-les Bailliages des Suisses en Italie; au couchant &au nord par la Suisse propre. Elle est la premièreen ordre , ayant été formée par TAbbé de Dilèntis ,le Comte de Maxos & le Baron de Betzuns , quis’unirent entre eux contre les Etrangers Sc Voleurs,Tán 14Z4. Les habitans de cette Ligue entrèrentensuite en alliance avec les sept plus anciens Can-tons des Subies , Tan 1497. Cette Ligue contientdix - neuf Communautés. Elle élit tous les ans lesMagistrats , occupe un pays fort montagneux , oùle Rhin a ses deux sources. Ses principaux bourgsfont Ilantz & Tromb. Maty. II se trouve dans laLigue grise au moins quatre-vingt Paroisses Catho-liques , Sc enviroil sept Calvinistes. Quelques val-lées sont cte 1 "Archevêché de Milan : on élit rare-ment des Magistrats Calvinistes, parce que les Ca-tholiques oiìt plus de voix. Jovet , T. /, p. 43g.

Ligue de ea Maison-Dieu. Voye\ Caddée, Sc Jo-vet , T. L , p. 43g. On dit aussi la Ligue de laCasa de D é.

On a appelé austì Ligue héréditaire , celleque firent les Suisses avec T Archiduc Maximien.On trouve les Traités de toutes les Ligues parti-culières dans le Monde de Davity.

Ligue , se dit aUlìì du complot & des cabales queplusieurs particuliers font ensemble pour quelquedessein. Faclio. Si vous traitez les autres avec hau-teur j ils font de leur côté ligue offensive pour vousdétruire. Bell. Les dévots font ligue offensive Scdéfensive, pour donner de la réputation à qui il leurplaît. Id. La ligue offensive & défensive de Mes-sieurs les Auteurs. Moi.

LlGUEIL Ville de France en Toúraine, avêc titrede Baronie.

LIGUER, v. a. Unir dans sine même ligue. Foedere de-vincire , copias conjungere. Les Hollandois avoientligué toute TEurope contre le Roi. Les Princesd’Italie étoient ligués contre Charles VIII. pours’oppofer à son retour en France. Il est souventréciproque, les Princes Chrétiens se sont ligués.Il se dit aussi des particuliers qui sont des cabales ,Sc se joignent ensemble pour détruire ou faire réus-sir quelque chose. Conspirare , conjurare. Les Comé-diens se sont ligués pour empêcher qu’on ne jouâtune telle pièce. Les petits Auteurs se sont ligués ,ont fait sine cabale pour la décrier.

LIGUÉ , ÉE. part. Foederatus.

LIGUEUR, EUSE. si m. Sc f. Qui est d’une Ligue. Fac-tiosus homo. Il ne se dit qu’en mauvaise part dessujets qui sont révoltés contre leur Prince, Sc s’estdit sur tout de ceux de la Ligue de la France íousHenri III, Sc Henri IV. Les Royalistes Sc les Ligueurs étoient deux partis contraires. Les Ligueursavoient dessein d empêcher que Henri, Roi de Na-varre , ne parvînt à la couronne. Mém. de Henri.Les Ligueurs etoient de trois ou quatre sortes. L’uneétoient les Ligueurs Zélés, qui vouloient à feu Sc àlang ruiner tánt les Politiques, que les Huguenots ;l'autre, le Ligueur Espagnol, qui par la clôture de laguerre vouloir transmettre la couronne de FranceSu Roi d’Espagne, ou à Hissante ía fille. La der-

LIG

niere, étoient ceux qui demândoient Textirpation duCalvinisme, majs qui ne vouloient ni la ruine, siaucun changement de TEtat. Pasq» Rech. L- r D *c. jó. Un tel Prince étoit grand Ligueur. ..

On a dit aussi Ligueur , des Princes étrangersgués contre la France dans les dernières guerres,mais ce n’est qu’en vers. . . ?

Mons pris en quinte jours ? Mons pris ? qui le cToa' 01

La Ligue encore en douteroit ,

Si des Ligueurs le plus habileN’avoit employé tous ses foinsPour amener devant la villeQuarante mille témoins . R. de VERS.

LIGUËUX pour Ligueur 1 , est souvent employé P 3 *M. de Pérérixe dans son Histoire de Henri le Grand tmais Ton écrit Sc on prononce Ligueur.

LIGURIE. Nom de Contrée. Liguria. C’éroit anciennement une partie de la Gaule Cisalpine, qui est man 1 "tenant comprise dans Tltalie. On la divisoit en deU-S’dont on appeloit Tune Ligurie Maritime, Sc TasiU' 3Ligurie Méditerrannée. Maty. La vraie Ligurie ecette partie de la Gaule qui est enfermée des Alp^ sMaritimes, de la mer même, du Rhône Sc d cDurance. Chorier. HiJL de Dauphine , L. D* >

p. 126. ■ ■ Ac

Ce mot de Ligurie s’emploie dans l’HistoireTAnriquité, en parlant de ce pays : ailleurs ildire la côte de Gènes, la République de Gènes , 1Montferrat, le Piémont, le Milanois, selon les pdont on parle, Sc que la Ligurie reissermoic, com

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011 le va marquer dans les articles iuivans.

Ligurie Maritime. C’étoit la partie méridionale deLigurie. Liguria littoralis , maritima , montant *Inalpina. L’Apennin la íéparoit au nord de la Lig £rie Méditerranée ; les Alpes la séparaient au coucmjides Gaules, & la rivière de Macre la íéparoit asivantde la Toscane; la mer Ligustique la baignoir 3midi. Ce pays est celui qu’on appelle maintenantrivière ou la côre de Gènes Maty. ,

Ligurie Méditerranée. C’éráit la partie septesit rInale de la Ligurie. Liguria Mediterranea , Alpes 1 " 1 *plana. Elle s’étendoit entre les montagnes de TAp e ''nin & le Pô , depuis les Alpes jufqu’à la vist c ,,Plaisance. Elle comprenoit le Montferrat, la p aíí ^méridionale du Piémont, Sc celle du Milanois. 0 ^ques Auteurs joignent Tlnsubrie à cette Ligurie jainsi elle renfermerait tout le Milanois. Mat" 1 'LIGURIEN, ENNE. si m. Sc f. Nom propre de ?s Sple. Habitans de la Ligurie. Ligur. Les Ligs 1 ^étoient originairement Gaulois. Les peuples qtU j (rbitoienr la vraie Ligurie, ayant envoyé leursnies en Italie , y introduisirent leur nom, en s / Sjjbliílant eux-mêmes; Sc ces Liguriens 11’ont jamais

considérés par les anciens Romains, que comme 11 ^nation Gauloise. Chorier, HiJL de Dauphj ne .’ jj,III. p. 126. Quoiqu’on dise encore aujourd’h 111gurie, on ne dit plils Ligurien, des peuples q ul ^ J( îtent aujourd’hui la Ligurie. Les Alpes Lig urie ^ ^ u jsont les montagnes de í’Ecat de Gènes, lestouchoient la Ligurie. Alpes Ligurina , ou LigHl^g^Le mot de Ligur, dans la Langue des Grecs,fie un Amateur de la Poésie & de la Muífq ue ^,£ ll ,Grecs ont imposé à tous les principaux peuples ^tope, d’Asie Sc d’Afrique , les noms so lis dSnous les connoiísons aujourd’hui, les ayant t Q j cl1 fquelque qualité, ou morale, ou corporelle, st ^étoit particulière. On fait combien les Bardes , oí çchers à la Provence Sc au Dauphiné, Sc mu ^,4qu’il n’est point de peuple en Europe qui asi y) a u Jles Vers & les Chansons. Chorier., Hs-phiné , L. IIL, p. 126. . r ,. ofí i d®

LIGUSTICUM, si m. Plante qui a pris , l s auj oUt 'Liguria , contrée d’Italie, que nous a PP, ° te qued’hui la rivière de Gènes ; parce que la £^^5 ccSAnciens ont appelé de ce nom , se tL V^ V ° sbyeí M"quartiers, à ce que rapporte Dioscoride*

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