cote: limes qui nepour fendre 8cqui
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recul, e’eft la plus grosse lime, qui est: carrée 8ctiempée à paquet. Lima crajfa. Lime à bouter,P°ur dreiler les pannetons des clefs. Limes à po-l f nce j à z ariette , limes à coutelles , limes ovales ,imies en cœur. Ces petites Limes fervent à vider lesanneaux des clefs , les écussons , les couronnes.f £s limes à dos de carpes , ou à doíîïer, ferventa fendre des compas. 'Lime à queue de rat, ou enstueue de rat , pour croître les trous : limes ron-t - e s, limes demi-roiides, limes fendues par le miHeu, pour les embases ; limes fendues d’unfeulement , pour le même usagef°nt point taillées fur les côtés ,drestèi- les rateaux des clefs : limes coudéesfervent à couper & à drester des clous à ficheslimes à mâtir, &c.
Cme sourde , lime de refend, qui fait l’effet d’unefeie. Scobinula plumbo infirucla. Elle est toute en-veloppée de plomb, & le manche même , defortestust n’ y a que la partie qui scie qui est découverte,'sse ícrt à couper fans bruit les plus grolles barresuc fer, pourvu qu’on les enveloppe aulll de plomb,fans y lailíer rien de découvert que pour le jeu defa lime. La rajfon en est que le plomb , qui est fortdoux, empêche le trémouilèment des parties, tantde la lime que du barreau de fer, qui cause lebruit , comme fait la main qu’on met fur unec loche quand on la frappe.
La différence des limes 8c des râpes consiste en cestUe les limes font faites & taillées avec des outilstr anchans , & les râpes font piquées avec des cife-^ le ts 8c des burins.
î5 íes , en termes de Chaste , fe dit des deux dents infé-ri£ ures du sanglier , qu on appelle autrement dagues ,ou armes de la barre , 8c plus communément défenses:Aprugni dentes falcati, pugnatores.
I '^ ÍE , le dit figurément en choses spirituelles. Ce Poe-ffie n’est pas assez poli, il y faut donner encore unc oup d e Ume. Lima opus persequi , lima radere. UnPetit mot qu’on m’a apporté de votre part , m’a faitre prendre la lime. Voit. Ceux qui ont travaillé àpolir la langue , ont aboli les termes qui leur fem-oloient uop rudes , ou ils ont pasté la lime pour lesadoucir. Bouh. Reprenez cent fois le rabot 8c latine. Boil.
On appelle proverbialement une lime sourde , unsournois, un hypocrite qui fait le simple, 8c quisie laisse pas d’avoir une malice cachée qui éclatea vec le temps. Simulator, hypocrita. On le dit aussrdes travaux qui usent insensiblement la santé fansstu’on s’en apperçoive. L’étude est une lime sourdeP W affaiblit beaucoup peu à peu.
, lignifie austì quelques fruits qui font des espèces. e Won. Il y a des limes rondes, & pleines d’unfort doux. Des limes douces de Marseille,j Le nom de lime s'applique en général à toutes^ espèces de limons. On dit lime douce & lime'Vjb e j de même que limon doux 8c limon aigre.Li m °y e \ Limon.
0 E Marée, ou lime de mer. Terme de Marine,l .^Ppelle ainsi l’écume & les herbes que k meríur les côtes en íe retirant , & qui formenttr ace, ou une ligne qui s’apperçoit.
sine
atix
a f
y ' blom d’une petite rivière de la Natolie propre.
Anciennement Elatas. Elle fe décharge dansj *sier Noire , au midi de Pendarachi, 8c au nordlà Ll PP°- Maty.
te 3 Lyme - Regis. Nom d’un bourg d Angle-r | e 3 àué fur la côte du Comté de Dorchester ,^confins de celui de Devon .Lima Ce lieu,quiU!)^ ailCe . voix dans le Parlement d’Angleterre, aj^ t e .Petit port, dans lequel le Duc de Monmouth<j a I ente avec trois grands navires. Tan 1688.les èstein de fe faire reconnoître fils de Char-ltl ■ ' Hoi d Angleterre, 8c d’occuper le thrône :
LlìyAj Jac ques II. fe délivra bientôt de ce rebelle,aii ^ Limolium. Bourg de France dans le Périgord ,c j Co jìtìrieiat de la Vezère avec la Dordogne , 8c àP Leues au de st us de Bergerac. Maty.
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LIMEN. Nom d’un golfe de la mer Noire. Limai. Cegolfe, que l’on nomme autrement Mer de Zaba-che , est ce qu’on appeloit autrefois Palus Maeoti-des. Le Limen communique à la mer Noire par ledétroit de Casta. Il est , selon quelques Cartes,vers le 6o e degré de longitude, 8c le 46 e de lati-tude septentrionale. Il a à l’orient la Circassie, aumidi le détroit de Casta 8c la Crimée , au couchant8c au nord la petite Tartarie. Il s’étend du Nord-est au Sud ouest. Il reçoit le Don , ou Tanaïs. Onlui donne deux cents lieues de circuit.
Ce nom lui a été donné par les Grecs, il est pure-Lgp ment Grec, & signifie un Port.
(jLIMÉNARQUE. í. m. Nomd’ostìce Le de dignité. Capi-taine , Intendant, Gouverneur d’un Port. Lìmenar-chus , Limenarches. Il est parlé des Liménarques dansle Code. Que les Liménarques 8c les Garniíons ar-rêtent les fugitifs , & les retiennent fous bonnegarde. Dans une ancienne inscription il est parlé duLiménarque de Chypre ; c’est-à dire , le Gouver-neur des Ports de cette île.
Ce mot est Grec , 8c vient de , un Port, 8cî" > commander. Aristote dit Liménophylax. Gardedes Ports, au lieu de Liménarque. Voy. Politicor.L. IF, vers la fin.
LIMENE, LEMÈNE. f. m. Nom d’une petite rivière duFrioul, en Italie. Limenus, anciennement Romati-num. Elle baigne Porto Gruaro , Concordia , & fedécharge dans le golfe de Venise , à Palata di Lìméné.Maty.
fCF LIMENETIDE. Terme de Mythologie. Surnomdonné par les Grecs à Diane , parce qu’elle prési-doit aux ports de mer.
LIMENTIN. f. m. Nom d’un dieu des anciens Romains.Limentinus. C’étoit le dieu qui gardoit le seuil de laporte , qui s’appelle en Latin limen. Chacun metun seul portier à fa maison, 8c il suffit, parce quec'est un homme ,• 8c ceux là y ont attaché troisdieux , Forcule aux portes , Cardée aux gonds, Li-mentin au seuil ; ainsi Forcul n’eût íu garder toutà la fois la» porte, le gond & le seuil. De Ceri-ziers , Trad. de la Cité de Dieu , IF. S. PourquoiForcule , qui préside à la porte, 8c Limentin , quia foin du seuil, font ils des dieux mâles, qui ontparmi eux Cardée , femme, intendante des gonds ?Id. L. FI, c. 7. On voit que cet Auteur dit Limen-tin, 8c non pas Limentinus.
LIMER. v. a. Polir, user, amenuiser , couper avec unelime. Limare , lima exscindere. Ce priionnier alimé les barreaux de fa prison, 8c s’est évadé. Cetteplatine de pistolet est fort bien limée. Le fer bienlimé n’est pas sujet à la rouille.
Limer. Terme de Salines. Limer un marais Estant,c’est en ôter avec la bogue, le bouquet & la ser-rée , les boues qui s y font amaílèes pendant l’hiver.Purgare , limum ejicere. On lime le marais aprèsl’avoir mis à coi.
Limer , se dit figurément en choses spirituelles, 8csignifie corriger avec foin ; polir , perfectionner ,mettre la dernière main. Limare , expolire. Les versde cet Auteur font bien limés. Son style, les expres-sions font bien limées. Il faut, suivant le conseild’Horaqe, garder un Ouvrage long temps dans-loncabinet,* pour le bien limer. Il faut prendre gardede rien ôter de la substance & de l’agrement du dis-cours, à force de le limer 8c de le polir. Bouh. Lestyle perd fa force 8c la vigueur , si on le limetrop. Bal. Il faut polir & limer un Ouvrage , afind’en ôter une premiere rudeíle, qui sent le tra-vail de la composition. S. EvR.
LIMÉ, ÉE. part.
LIMES (la cité de). Plaine remarquable en France,en Normandie , au pays de Caux, à une demi lieuede Dieppe, vers l’orient d’Été. On la nomme ordi-nairement cité, 8c une tradition populaire veutqu’ily ait eu autrefois une ville qui fut détruire enune nuit, & qu’on a tâché en vain de rebâtit. LesSavans du pays nomment ce lieu Cafirum Casaris,le Camp de Céíar.