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LIMESTRE. Serge de limestre. C est une serge drapée& croisée , qui se fait à Rouen. Pannus tenuiorlime (irinus. On ia fabrique de la plus tine lained’EÍpagne. On l’a appelée ainsi , du nom de 'celuiqui en a fait le premier.
Combien , poùr avoir mis leur honneur en séquestre 3Ont-elles en velours échangé lèur limestre?
Régnier.
Ì-IMERICK. Nom d’únë ville de lá Momonie, en Ir-lande. Limericum. Elle est capitale du Comté deLimerick , Sc située fur le Shannon, qui la partage'en deux , à vingt lieues de Corke , du côté dunord. Cette ville est fortifiée Sc défendue par unbon château ; c'est une des mieux peuplées & desplus riches d’Irlande, à cause de la bonté de sonport, où les plus gros navires peuvent remonter,quoiqu’ellé soit à seize lieues de la mer. Elle a UnÉvêché, suffragant de Cashel. Mat Y. Long. p. d.li , lat. 52. d. 34.
Le Comté de Limerick 3 en Latin 3 LemericenstsComitatus. Contrée de la Momonie , en Irlande.Elle est entre les Comtés de Tìpérari, de Corke , deKerry Sc lc Shannon. Sa longeur est environ de seizeìieúes, Sc fa largeur de huit. Limerick en est laville capitale ; on y distingue encore les bourgs deKilmálock , d’Askeàton Sc d’Andare, qui ont séance& voix ail Parlement d’Irlande. Maty.
ElMEURE. Voye\ Limure.
LlMEUX , EUSE. adj. m. Vieux mot. Fangeux , bour-beux , couvert de limon. Limosus , a 3 um.
Quoique le roc d’herbes soit dépouillé 3
Et que le lac de bourbe tout souillé
De jonc lirneux couvre le bon herbage.
Marot .
LÌMFIORT, ou ALBORG. Canal. Lé canal de Lim-stott , ou d’Alborg, est un golfe de la mer Baltique,qui s’àppelle canal plutôt que golfe, ‘pasce qu’il estétroit Sc long. Il s’étend depuis le Catégat, où estson entrée , jiisqu’à une lieue de la mer d’Allema-gne, & il sépare presque entièrement la presqu’îlede Wensiistel du reste du Jutland.
LIMIER, s. m. Glos chien de chaise qui sert à queterle cerf, ou autre grande bête, & à le lancer horsde son fort. Lndagator , cànis veftigator. Il y a deslimiers pour le matin, Sc d’autres pour le haut 1du jour, I
LIMINAIRE, adj. m. Sc f. Qui est mis au commence-ment. Proœmium, prologus. Epître liminaire qa’onmet à 1 entrée & à la tête d’un Livre , soit pour enfaire la dédicace à quelqu’un , soit pour servir dePréface , Sc avertir le Lecteur de quelque chosenécessaire poUr mieux entendre l’Ouvrage. Avant ktemps de Moïse, on ornoit les Livres d’une Épîtreliminaire. CÉSAR. Rochefort. On se sert plutôt deson composé préliminaire.
Ce mot vient du Latin lirneìi, qui signifie propre-ment le pas, le seuil d’une porte ; Sc qui s’est ditpour Feutrée d’une maison, ou de quelque édificeque ce fut ; pour Rentrée d’une Eglise , Sc l’Eglisemême ; d’où vient que l’on disoit que les Pèlerinsálloient ad limina Apostolorum & Sanctorum ; pourdire, álloient visiter les saints Lieux. Ils appelûientaussi liminare , les lieux disposés à mettre des sta-tues, ce que nous appelons niches 3 à cause qu’ií yen avoir plusieurs alix entrées des Eglises.
IIMINARQUE. f. m. Terme d’Histoire. Nom d’officeSc de dignité dans l’Empire Romain. Liminarcha.Les Liminarques étoient des Officiers destinés à veil-ler fur les frontières de l’Empire ; ils commandoienties troupes destinées à les garder.
Ce nlot j comme quelques autres qui se sont étâbhsôu temps du bas Empire , est composé de deux mots,i’un Latin, & l’autre Grec. Limen veut dire, porte ,entrée : les frontières d’un pays en sont les entrées.
, signifie commandement Sc 'A-M-G Commandant. >
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LlMlSSO. Nom d’une ville située fur la côte de 1 dcde Chypre, environ à seize lieues de Ballo , du cotedu levant méridional. Limistus. Limisto a un Evê-ché suffragant de Nicosie ; il est presque ruiné : p' u 'sieurs. Géographes le prennent pour l’ancienne Ama-thonte, ou Amathusie, en Latin Amathus , où Ve-nus avoit un célèbre Temple,' mais d’autres Géo-graphes soutiennent que les ruines de cette ancienneVille , sont à plus de deux lieues de Limisto. Matv»LIMITATIF, adj. Terme de Jurisprudence. Ter-mes démonstratifs, termes limitatifs. Assignat l' ltnl statif , disposition limitative , qui renferme dans decertaines bornes, en parlant 'd’une disposition dontl’objet est tellement déterminé, que le légataire n arien à demandet , à prétendre fur le surplus desbiens du testateur. On peut aiïïgner un legs fut'fonds ou fur une dette , de sorte que le legs fe pso“?prendre fur le fonds ou la dette désignée, & au » 1lúr les autres biens du défunt : Sc c’est ce qu 011appelle affignat démonstratif , ou bien, on assigne Rlegs uniquement sor le fonds & la dette désignée,fans aucun recours sor les autres biens du testateur iSc c’est ce qu’on appelle affignat limitatif. Dans >epremier cas, l’héritier n’est pas libéré par la perte dela chose, ni par Pabandonnement qu’ií en feroinC’est le contraire dans le second cas, où Faísig 1!ji:est limitatif. La difficulté est de savoir quand leítermes de l’aísignat font démonstratifs ou limitati} 3 '
LIMITATION, i. f. Fixation , détermination d’u 11terme, de la valeur d’une chose, prescription d®certaines bornes. Finitio , prxstnitio , definitio.durée de notre vie n’a point de limitation certaine-Lá puissance Royale n’a point de bornes , de
tation i
Limitation , signifie auffi 3 Restriction , exception *modification. Limitatio , restriclio , modificatio.n’y a point de maxime si générale , qui n’ait ehplusieurs cas quelque limitation , quelque exception-Le pouvoir de ces Plénipotentiaires n’est point (grand, qu’il ne souffre quelque limitation « Donne*une limitation à l’Ordonnance. Pat. ,
LIMITER, v. a. Donner des bornes , des limitesquelque chose ; Definire , determinare. Il nedit guère en parlant des frontières d’un État, de$bornes d’un territoire. Il fe dit plus ordinairementen parlant du prix d’une chose , de l’ d~pa.ee dd-temps, ou de l’étendue du pouvoir que l’on donMà quelqu’un. On limite toujours le pouvoir d U"procuration, d’un mandement. Un douaire P r fíe limite à une certaine somme. On doit faire Nenquête danS le temps qui est limité, qui est pre* cl1 'L’amour fe doit limiter à l’union' des cœurs. SaR' 4S ‘Dial. Ces paroles limitent notre substitution.Limiter un legs. Iû.
LIMITÉ, ÉE. parc. Circumscriptus. L’esprit de f h 01 ”'me est fort limité 3 ses connoislànces ne retende)f pas sort loin.
íb Vois <l ue votre vanité
aura plus rien de limité, MaîiL
limites r f t t>
d’une Prnvh ' ^ " ,, rn S s - extrémité d’une terre*. L« r" i an à Kn,s.xéglei lL/ j n T tae des Commillhircs po*v£n éclt m f S dc leu « Royaumes. Ce Seignf
mitesce s PiÌ r ' n V U f e ' Jà dc à anciennes %de FEsc-îp- . ees % 1C cs L'anites de la France
limites I Tf J a r n iere de Bidassoa leur serr delimites. L E pagnc est resserrée dans Tes ancienn £ -
Ll SÌ/ C f' 1 en choses morales. F inìSi
On dit d’m* D° mC de D,cu rfa point de l/md £3 ‘mites ou’ 1 )! UI J5 e > c 3 ue son ambition est Gn?EiZhU q l £ . Cst démesurée. Dieu a prescrit o»*icc- La R Ceitadîes imites de puillhice St delimites\ T H£V -r Les .^rrus & les vices ont lentM c t T | etîrs frontières comme les R°F aun Vîjustes/- D - 11 C ^/F íts tou )°úrs facile de marqner
I limites qur separent k vérité dc Ferreur. Bogj