Band 
Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
Seite
557
JPEG-Download
 

f

L IQ

rivier e d e Lippe, à six lieues au-dessous de la villeaderborn.

• e Comté de Lippe. Comitatus Luppict, ou Co-W a & S \ ^ u PP le nfis. C’est un des États du Cercle dee . Phalle , en Allemagne. Il est séparé en deux] tJl / S s ar I e Comté de Ritberg. La partie meridio2 • ce qui porte proprement le nom de Comté desssste, & qui avoir autrefois celui de Comté d’O-quTi 5 à bourg de ce nom , fur les ruines du-« ville de Lippe fut bâtie vers le douzième siè1 „ e st située autour de la rivière de Lippe, en t n

£ . Olì de Ritberg , la Westphalie propre 5 & lesVc chés de Paderborn & de Munster. C’est un petitj^ s qui n’a rien de considérable que la ville deqi\p e ‘ partie septentrionale, qu on nomme quel-le Comté de Lemgow , est entre les Comtésl’É ' ' , er 8 j de Ravensberg, de Schawenbourg , 8cj v ecsié de Munster. Elle peut avoir environ dixcin CS long, & quatre de large. Ses lieux prin-OlH UX * ont f em g ow 3 Dietmelle , ou Delmalt &g ei ubourg. La Maison de Lippe est divisée en troisc j £ ^ c ues principales , qui sont celles de Delmolt,, talcel 8c de Buckembourg , dont la première

Çjl ,, , VC1 oc QC Jr [nssf e - MatyMPP£E. si si T<

y/ihe dp n

Terme du discours familier, syno-K- de Bouchée. Une bonne lippée : quelquefoisn yuie de Repas 1 . Une franche lippée : repas quic °hte rien. Bolus , mensa gratuita . . Un Cher-

He

ch(

de franches lippées : homme qui cherche àb°nne chère aux dépens d autrui. Tout cela estlilssrrss «ès-bourgeois.

y £ii CDE. si si Terme de Médecine. Affection desCo r ’ que l’on appelle autrement ChaJJîe : elleqr. e dans l’écoulement d’une humeur crasse ,l’aur - U c ct ûcre qui attache les paupières l’une àlle e ' Lippitudo. Quelques uns, après Celse, don-aussi ce nom à l’ophthalmie. Vrye\ Ophthal-slppl J & Chassie.

. - Nom d’une petite rivière, & d’une ville de la

Elle est

H

'atolie. Lippus \ anciennement Hippia-$ les de la mer Noire , au midi de Pendarachi, &Uc , la rivière de Lippo , qui est 1 ’Hippius de Ptolo-í.jpl ee - Maty.

/ 0 3 UE. adj. Qui a la lèvre d’en bas trop grosse ,j en faillie. Labíofus , labeo , chilo. On dépeint, es Maures & les Indiens lippus 8c camus. Les La-çons dans l’ancienne Rome étoient ainsi nommés ,Nrcc qu ils étoient lippus. |CF On dit plus ordinalfuient au substantif, un gros lippu. Mais ce motjsskst p as du style noble.

Voye £ Leipsic.f LIPU. Voyey Lipou.

^UDa , ou selon quelques Cartes , LA CANETO.tpuda , Aretas. Petite rivière de la Calabre cité-clC| le ‘ ^Ue baigne la ville d’Umbratico, 8c se5 Clar ge dans la mer Ionienne , entre la ville deL^n g °li, & le golfe de Tarente. Maty.d e c^' I" - f Lipyrias. Terme-de Médecine. Espèceheyre ardente, maligne , accompagnée d’une cha-ér r 1 J lterne considérable , ou d’une inflammation^ 'pélatense aux viscères , & en même temps d’un^ froid aux parties internes.

^ttiot est Grec , ou^-W" , composé de

feu 1 **’ 3 relinquor, supersum , je reste, & de

caldorium, étuve, bain chaud.

°u d e

ko a a >

L I Q.

e m ION. si si (on fait sentir 1’«) Terme, are ^Hurgie. C’est l’opération qui consiste à fê-te^ cu ' vre N portion d’argent qui y est con-

àr d u

qu at if f ar le moyen du plomb qu’on y joint. Eli-taine ' ou r y parvenir, on joint au cuivre une cer-tis c i? Uant úé de plomb , proportionnée à la quan-l,in^ e a Aent qui est contenu dans le cuivre. Ce mé-f’io'nb r Cll ’ vre ct de plomb entrant en fusion, lelui - eharge de Largeur qui a plus d’affinité avecfo rr ^ U avec le cuivre , & le cuivre reste fous unepl'omk yONgieufe. On sépare ensuite l’ítrgent du“ la ; 'coupe!k. Les gâteaux de cuivre mêlés

L I Q 557

avec du plomb, Rappellent pièce de Equation . Voy.encore Ressuage.

LIQUÉFACTION, si si ( on fait sentir Vu ). Opérationpar laquelle on réduit en liqueur un corps solide.Action du feu , ou de la chaleur sur les corps gras,ou fusibles, qui met leurs parties en mouvement.Liquatio , liques actio. La liquéfaction de la cire, dusuif, se fait avec une chaleur modérée. La liqué-faction du sel de tartre se fait par la simple humi-dité de l’air. On fait auísi des ; liquéfactions de rési-nes , gommes , axunges , beurre, onguens , &c. Enmatière de métaux, on l’appelle Fusion.

LIQUÉFIER, v. a. ( prononcez Likéfier ). Rendreliquide par le moyen du feu, ou de quelque autredissolvant. Liquefacere , liquare. Le feu liquéfie lacire , le plomb , l’argent, &c. Il est auílì réciproque.La cire se liquéfie auprès du feu. Le fable mêlé avecdes alkalis le liquéfie dans le feu de réverbère pourfaire du verre. Tout íel íe liquéfie à l’humidité ;le vitriol 8c les autres sels se liquéfient à force defeu, 8c se convertissent en eaux-fòrtes.

LIQUET, si f. Poire très-petite. Elle est excellenté àcuire, 8c d’un beau rouge. La poire de Liquet ,autrement la Vallée , conserve pourtant une petiteâcreté, qui en diminue le mérite , mais on la corrigepar le sucre.

LIQUEUR, s. f. Substance fluide 8c liquide , dont lesparties coulent aisément. Liquor, humor liquidus.Les corps solides descendent en-bas dans les liqueurs ,à proportion de leur poids. Archimede en fait unTraité qu’il intitule , De insidentibus humido. L’eauest la plus simple des liqueurs.

Liqueur , se dit par excellence du vin , 8c particuliè-rement de ceux qui sont les plus agréables. Liqueurqui réjouit le cœur. En Poésie, le vin se nommeliqueur Bacchique. fjCF Les vins d’une certaine qua-lité & dont on ne boit pas à l’ordinaire , commeJe Muscat , le vin d’Espagne , &c. sont appelésvins de liqueur.

tfiT Et quand les vins d’ordinaire , comme le Bour-gogne ou le Champagne, ont trop de douceur, ondit qu’ils ont de la liqueur. Les vins d’un tel cantonne font pas estimés, parce qu’ils ont trop de liqueur,ils font trop doux.

fp° Ce mot au pluriel se dit de différentes boissonscomposées du mélange de plusieurs ingrédiens , dontla base est ordinairement l’eau-de-vie, ou l’esprit-de-vin. Le fréquent usage des liqueurs est pernicieuxà la santé.

Feu M. Patin disoit touchant les liqueurs qui fontsi fort au goût d’aujourd’hui , 8c dont la base estl’eau de-vie, ou l’esprit-de-vin , que ce sont des poi-sons sucrés , qui tuent à coup sûr. Ils donnent lavie à ceux qui les vendent, & la mort à ceux quien usent. Mélange de l’Hift. & de Litt. Les liqueurssont presque tout à fait proscrites , & il est auíïïnuisible à la réputation qu’à la santé , de trop boire.Traité du vrai mérite.

fCT On appelle liqueurs fraîches , certaines boissons ra-fraîchiflantes , telles que la limonade , 1 orangeade ,l’eau de groseilles, de framboise , &c.

■ Les Teinturiers appellent absolument liqueur,celle qu’ils composent d’une partie de son, & decinq parties d’eau , qu’ils font bouillir une heure ,ou environ. AfT Cette eau n est pas colorante j c estsimplement une préparation pour les teintures, pourfaire recevoir la couleur aux mathtes qu on veutteindre.

Liqueur huiieuse. Terme de Medecine. Le suc ner-veux est une liqueur huileu(e & tres subtile , qui íertde véhicule aux esprits animaux ; 8c avec le sang,de nourriture aux parties. Les parties paralytiquesqui ne la reçoivent plus , deviennent maigres.

LIQUIDAMBAR. si m. Résine liquide comme de la téré-benthine , claire, rougeâtre , ou jaunâtre, duneodeur agréable , approchante de celle de l’ambre.Ambarum liquidum. Elle découle par incision de l’é-corce d’un arbre grand & beau qui croît à la Nou-velle Espag- ne, & que les Indiens appellent Ococol