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Monarque est représenté tenant une fleur de lis ; fiac °utonnc en est ornée , & lorsqu’il fit sacrer son fiis, ilvoulut que la daimatique & les bottines du jeune°G sifflent de couleur d’azur, & semées de fleurs dels dor. Ses iuccefleurs n’ont point eu d’autres ar-moiries , tous ont porté des fleurs de Us lans nombre,J u lqu à Charles V. Depuis le régné de ce Prince , onvoaiineiicc à voiiydes écus qui n ont que trois fleurs£ lis. Le Gendre, /é»
- La monnoie battue fous Louis VII, est la premièreLir laquelle on ait vu des fleurs de lis. L écu est semé de«eurs de Us fans nombre. Le Blanc. Selon l’opinionv°stiin une ,ce fut Charles VI qui réduisit les fleurs de lisa trois dans l’écu de France;& Charles V,fon pere,est leP re mierdont on trouve des íceaux où l’écu est couronnéu ne couronne ouverte & fleurdeliíee. Cependant cettec °utume de réduire les fleurs de lis à trois, avoir com-llîc ' nc é long-tems auparavant. On ne remarque quetr°is tie urs de Us fur le sceau de Philippe de Valois,p lur celui du Roi Jean attaché à une Chartre dea [t r Z s/. Id. Avant ce tems-là, les Auteurs ont at-ribué a la France, pour armes, trois croilíans ourois couronnes, ou un navire, la pile & la croix,'tr lion, un dragon, un aigle, un bœuf, des abeilles,lle allouette, des diadèmes & trois crapaux. Car/j Uan r a ce qu on dit que les fleurs de lis surent ap-P°rtces par un Ange à Charlemagne, ou à un Ermitea Près le baptême de Clovis, ou que S. Denis les don-a la Maison de France, comme dit Gerson, c’est1,1 e opinion réfutée par tous les Savans, auffi bien^ lIe celle de la bannière de Dannemarck, de la croixe Lvulouse, des Ermites de Bretagne, que quel-" ont prétendu auffi être descendues du ciel.
ce f ailt a Icor nature, quelques-uns prétendent quek o ont des figures de lis de jardin, lés autres desn Uts de sceptre , d’autres des pertuisanes Françoises,0lr jniées Francisques , ou plutôt le fer de l’angon ou,av elot des anciens François, car la Francisque étoitUnec oignée, comme nous Pavons dit au motFran-Cl fque j â>c non point une pertuisane. La pièce duPdlìeu de Pangon étoit droite, pointue & tranchante,r, s deux autres qui Paccompagnoient étoient renver-sas en croiílâns ; une clavette lioit ces pièces, ce quiai mit, à ce qu’on dit, le pied de la fleur de lis,autres des iris, flambes, ou paville. L’opinion laP us probable est que ce font des ters d’angon, parcequ elles en ont conservé entièrement la figure. Ceuxqui uennent que ce font des iris, croient qu’on a ditneurs de Us , par corruption de fleurs de Piris ; queun nom de flambe a etc cause qu’on a nommé ori~Famée la Bannière de S. Denis tìeurdelifée, & que lesPremiers Francs choisirent Piris pavillée, ou le Us des^ais, pour marquer leur origine, à cause qu’ilsde U °rf nI: à marais de Frise, & que celle du cimierteD-T CS Bourgogne, qui est à quatre fleurons,Q pi'clente une flambe entière. Les Critiques qui enAm eci ^ t: > f° nt Chidet , le Pere Tristan de Saint■. and, le Pere Ferraud, de la Roque, de SainteDu p C ' Ou Tillet en ion Recueil fur l’Oriflambe ,jj n r an S e 5 lur Phistoire de Joinville, le Pere Mé-a rier 5 Cathérinot & le Pere Rouílèt, Jésuite, quide ce que tous les Auteurs ont dit fur les fleursOn volt une Dissertation dans le troisième vo-°Ù ìKl U ^ ere Henfchénius, de tribus Dagobertis ,où d C iC qu’il se trouve une médaille de Dagobert I,fj er ,représenté tenant trois sceptres, pour íìgni-B 0u 6s Royaumes d’Austrasie , de Normandie , dede ^°°§ ne > & fle-là font venues les armes des fleursne relf ^ aiCe pétant liées ensemble par le bas, ellesHiée r e,Tl Llent pas mal à la fleur de la plante nom-Íií c ll! S 5 ou flambe, que les Allemans appellentdony a j^ 772 5 c’est-à-dire , fleur de Us , dont on leurest j aii e n °m : on les fit d or, parce que cette fleurles naris" Oo ^ es m it en champ d’azur, à cause qu’el-leu r est m 1 ordinairement dans Peau, dont la coinc etc e fl ° eue > & P alC£ que les Latins ont appeléqn’eli eui LiUum ccdefte , quelques-uns ont crulc Bel f V T OÌt ciel- D’autres croient que Philippe‘f battre une monnoie qu’on appeloit florin,■l ome F~.
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à cause que d’un côté il y avoit une croix fleurdeìisée,& que les liards prirent aussi leur nom du lis dont ilsportoient la marque.
ffJ" M. Bullet dans une dissertation sur les fleurs de Us ,armoiries de nos Rois, imprimée avec d’autres en17/9, prétend que les fleurs de Us íont originaire-ment un ornement arbitraire dont les Artistes parè-rent les sceptres, les couronnes & les habillemensdes Souverains. Cet usage s etant perpétué & univer-sellement répandu, on s’accoutuma à regarder cesfleurs comme étant propres aux Rois , ainsi qu’uneespèce de bleu est appelé parmi nous bleu de Roi ,parce que c’est la couleur adoptée par nos Monar-ques. Dès qu’on s’en fut formé cette idée, on ne putl’exprimer qu’en appelant ces fleurs, fleurs de Roi.Notre Nation, qui parloir encore Celtique íous lesdeux premières races de nos Rois, ne trouva pointd’expre/lìon plus convenable pour désigner cet or-nement , que celle de fleur de Fy, parce que ly enCeltique signifie Roi, Souverain. Lorsque l’ulage desarmoiries s’établit, nos Rois prirent ces fleurs pourleurs armes. Rigord, Nangis & les autres, ne con-noilíànt point d’autre signification au mot ly , quecelle qu’ií a dans langue Françoise, le rendirent parlilium, d’où est venue l’erreur commune.
Un Auteur récent qui a prétendu réformer notreorthographe, prétend auffi que lys en ce sens doits’écrire par uny, & que ce mot est féminin. Qu’onécrive, dit-il, tous les autres mots par uni, à l’excep-tion des lys Françoises, où il fera respecté, car elles nedoivent souffrir aucun changement dans leur ortho-graphe , comme elles n’en ont point souffert, & n’ensouffriront jamais dans leur gloire. Pour un Auteurqui se donne pour Grammairien & pour réformateur,c’est & bien mal décider & bien mal raisonner. Lyne doit raisonnablement avoir que deux usages dansnotre langue. L’un dans les mots qui viennesit duGrec, & où il tient lieu de 1 upsilon ; 1 autre, dansles mots où il faut un double ii , comme employer ,essayer , tournoyer , &c. & alors il n’est poin. y grec,il est double ii François, & n’a la forme de ïy grecque par l’erreur, ou si l’on veut l’usage des copistesqui ont écrit le double ii en cette manière -jj dcjït ona fait uny. Or lis , armes de France, ne vient pointdu Grec, & ne demande pas plus un double ii queUs j impératif du verbe Ure. Quant au genre de cenom, il est certainement masculin', & personne nes’avisera de dire, Us glorieuses , lis victorieuses. Je nedis rien de la raison de cet Auteur; il suffit de la pré-senter. Les Us , dit-il, n’ont souffert Aucun change-ment dans leur gloire, donc ils n’en doivent souffriraucun dans leur orthographe , fût elle mauvaise.L’Auteur peut compter qu’on ne suivra ni ses déci-sions , ni son exemple, ni sa manière de raisonner.
Les Rois d’Ecolîe portent une bordure chargée defleurs de Us depuis la fin du VII e siècle, que Charle-magne , en mémoire de l’alliance conclue entre laFrance & l’Ecosse, fit graver le lion d’Ecofle dans unécu dont la bordure étoit de fleurs de Us entrelacées,& l’envoya à Achaius Roi d’Ecofle. Larrey.
Les Us se blasonnent diversement. Il y a des Us aupied nourri , ou au pied coupé , qui íont íàns queue.Quelquefois les Us íont représentés tels qu’ils font furle pied qu’on blasonne Us naturels, on Us de jardin.Le Us renversé est celui qui est tourné sens dessus des-sous , qui représente une forme de cloche fendue parle bas. Le lis est le íymbole de 1 esperance , de labeauté, de la pudicite, comme on voit en plusieursmédailles Romaines. L ancienne Bannière de Franceétoit semée dé fleurs de Us lans nombre. Les Cham-bres des Cours Souveraines, & même celles des Justi-ces Royales, font tapissées de fleurs de Us. Les Chan-celiers & les Gardes des Sceaux ont droit d’avoir destapisseries semées de fleurs de Us, tk on dit des Jugesdans leur tribunal, qu’ils font assis fur les fleurs delis.
On appelle lis , une pièce d’or marquée au reversdu pavillon de France , qui vaut sept livres. Il y avoitauffi des Us d’argent qui valorem vingt fous , oui
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