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n’ont pas eu cours long-tems. Cette monnoie ne duraque jufqu’en 1657.
Les lis dor Sc d’argent ont commencé d’être fabri-qués au mois de Décembre 1655, Lilium aureum. ParOrdonnance cl u mois de Décembre i6yy, le Roi or-donna qu’au lieu des louis d or Sc d’argent, il feroitfabriqué des lis d or & des lis d’argent, du poids &remèdes, y mentionnés. Ainsi la fabrication des louisd’or Sc d’argent fut discontinuée dans la Monnoie deParis pendant l’année 1656, parce qu’on y fabriquades lis ; mais elle ne le fut pas dans les autres Mon-noies du Royaume, parce que la Cour rendit Arrêtle 29 Janvier de cette année là, par lequel elle or-donna que les Fermiers des Monnoies continueroientla fabrication des louis d’or & louis d’argent, juíqu’à-ce que celle des lis y eût été établie, ou qu’il eût étéautrement ordonné. Le Roi depuis décria les lis d’orSc les lis d’argent de tout cours & mise, ceux-ci le 8Avril. 16/8, & ceux-là le 2.8 Mars 1679. Boizard ,Pan. I, chap. 30. Le lis d’or pèse trois deniers grain,ïl y en a 60 & f au marc ;. Ils font au titre de 23 ca-rats & é au remède d’un f de carat. Les lis d’orétoient à 24 carats 7 à la taille de 60 4 au marc, pe-sant trois deniers, trois grains f trébuchant la pièce,ayant cours pour íept livres. Les lis d’argent étoientà onze deniers douze grains d’argent fin , de trentepièces & 4 au marc, de six deniers cinq grains trébu-chant de poids chacune, ayant cours pour vingt fous,les demi-lis pour dix fols, Sc' les quarts de lis pourcinq fous. Ces espèces étoient de plus haut titre & deplus haut aloi que toutes nos autres monnoies. LeBlanc.
Fxìur de lis , est encore un supplice qu’on fait souffriraux larrons de ville & aux coupeurs de bourse. Lilioferreo ardenti notare. On les condamne à être flétrisd une fleur de lis qui s’applique fur l’épaule avec unfer rouge marqué d une fleur de lis.
Lis, se dit figurément & poétiquement, du Royaumede France, qu’on appelle l’Empire des lis , à cmfe de Ilès armes, comme on dit auísi EAigle pour l’Empire,le lion pour les Provinces-Unies.
Elle a pris naissance des lis Voir.
Pour dire, elle descend des Rois de France.
Jamais Prince des Us ne futfi triomphant. Main.
Pour dire, jamais Roi de France, &c.
Cette valeur extrême par qui refleuriíîent nos lìs 3ne fera plus rien. Voir. pour dire, par qui les affairesde France prospèrent. Ces fortes d’expreíìîons fontplus de la po'eíìe que de la prose, du moins il fauts’cn servir rarement.
On dit de ceux qui exercent quelque charge de Ju-dicature Royale , & surtout dans une Cour supé-rieure, qu ils sont aihs fur les fleurs de lis , à causeque leurs sièges font couverts de tapis semes de fleursde lis. A c. Franc.
Les fleurs de lis dans les armoiries signifient sou-vent qu’on a eu quelque charge chez le Roi.
On le lèrt encore figurément du mot de lis, pour■exprimer une grande blancheur. Un teint de lis Scde rose, pour dire un teint extrêmement blanc & ver-meil ; & poétiquement on dit, les lis de son teint, deson visage. Le tems flétrira ces lis Sc ces roses. '
Hier je rencontrai ma charmante Philis ,
Les yeux étincelant & la bouche allumée.
Elle avoitfur son teint cent roses contre un lis ,
Et de mille defirs paroiffoit enflammée. Mont.
On se sert encore de ce mot, pour signifier quel-que chose de délicieux : la Nature voudroit un che-min semé de roses Sc de lis ; mais la Grâce veut qu’ilsoit rempli de ronces Sc d’épines. Ab. de la Trape.
On dit par manière de proverbe, que les lis ne si
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lent point, pour dire que le Royaume de France n etombe point en quenouille. On applique à cela ceque dit Notre-Seigneur dans l’Évangile. Confident 1lilia agri 3 quomodo crescunt , non laborant neque nent'Un lis qui se fait remarquer dans un parterre al1milieu des autres fleurs. Plebeii cedite flores , est f nedevise qu’on fit pour feu M. le Duc, lorsqu’il étudié 1au Collège des Jésuites.
Lis, étoit autrefois le nom d’une machine de guerre-Lilium. Les lis étoient des pièces de bois, des pieu*de la grosseur du corps d un homme, qui étoienplus menus par en haut que par en bas, & fe terra 1noient en forme de lis , qui n’est pas encore épano 01.On les lioit ensemble avec des liens de bois d osie ’Sc ils servoient à fortifier un camp. C’étoit à-peu-p rece que nous appelons maintenant paliíïadc. ^Lis. Ordre de Notre-Dame du lis. Ordo Lilii, ° u /Lilio dictus. C’est un Ordre militaire qui fut inst 11 - 11 ^par Gardas IV, Roi de Navarre, en 1048. L’Ord^du lis , ou de N. D. du lis 3 étoit composé de tren 1 ^huit Chevaliers. Le Roi en étoit Grand-Maître. La 1de cet Ordre étoit de défendre la Religion St .Royaume contre les Maures, dont l’F.spagne f oíétoit pleine. Ce Prince étant guéri d’une maladifmême tems que l’on trouva à Nagéra une Image n» 1 '* 1culeuse de la sainte Vierge dans un lis , institua cOrdre en mémoire de ce prodige. Il le composatrente-huit Chevaliers qui faisoient vœu de s’opP 01 ^aux Maures, & il voulut que lui & ses successeursfuíïent les Grands-Maîtres. Le collier de cet Or ^étoit une chaîne entrelacée de plusieurs M O ot ^ques , première lettre du nom de la sainteMarie ; de cette chaîne pendoir un lis d’or, emaJde blanc, sortant d’une terrasse de synope , St ^monté d’une grande M. Favyn, dans son If! 'Navarre , L. III. p. 1 qj 3 Sc dans son théâtre dneur, parle de cet Ordre. Cet Auteur dit que ceà Limitation de Robert, Roi de France, insti cUt ^des Chevaliers de Notre Dame de l’Etoile, Sc p 0 ^perpétuer dans la Nâvarre la dévotion à la Met' eDieu. _. ^
U y a parmi les Officiers de la Chancellerie ^Rome, trois cens soixante Chevaliers du lis. Le ^Bonanni attribue leur origine à Paul III, qui, P 0 ^soulager l’Etar Ecclésiastique qui étoit fort obérs - ^pour défendre le patrimoine de S. Pierre , ° a §,Turcs faisoient de fréquentes courses, créa encinquante Chevaliers, auxquels il donna le v ° l ^ eI rChevaliers du Lis. Ces Chevaliers portoient al / 1 i a jjlenement pour marque de leur Ordre, une iXlC ^ £ J ad’or fur laquelle il y avoir d’un côté Limage ^Vierge, & de l’autre un lis , avec ces parolesIII. Pont. max. munus. P. Hélyot , T’ '
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Lis, ou Lys. Monnoie de l’Ordre des Chevali ers ., ceSJean de Jérusalem. Lilium. Les lys font d £ ' s L. nl eSd’argent marquées d’une fleur de lis tirée des *de France ; il en falloir six pour faire un ^ rl0 inRhodes. Quelques-uns croient qu’ils tirent eU u a qiiede Robert de July, Maître, qui ordonna tl ue ccannee on donneroit un lis à chaque frere,règlement est peu certain. De VertoT. ; yingtiè'Lis. Monnoie d’argent frappée en Savoie, ^^fous, &me moins pesante que l’écu de France de 0a peu près au même titre. 'sie h-P cl1 '
[S. Terme de Manufactures de toiles. Il nS 111 ^ pcig llCptès ce qu’on entend par les gardes du rot, c píd un Tiílerand, c’est-à-dire , les gr ou £S■sont aux extrémités du peigne. ;vièr e d f?
LIS, ou LYS. ( LA LIS. ) Nom d’une grands « z fisPays Bas. Latia 3 Legia , Lifa. Elle a fa 1 ° 1 ’ ç c jetsbourg dans l’Artois, traverse la Flandre, / Se-dans l'Escaut, à Gand', après avoir jyíenh 1 ’rouenne, Aire, S. Venant, Armentiere s > la
Courtray , Deinse , &c. Maty. Les Gai-
nomment Leye. Voyez Hadrien Valois,p. 260. , 'pul>P e C L U
.ISA. f f. Terme de Fleuriste. Nom d unest rouge, orangé Sc jaune. M o R m-
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