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compagnie prend ic devant, qu’il s'en va marquerles logis. On dit auiìì d’un sou , qui a de bonsintervalles : quand on lui parle dune telle choie,il n’y a plus personne au logis ; c’est a dire , fa.raison f égare , il entre en fureur. On dit auííì, iln’y a plus personne au logis, d’un homme quivient de mourir, ou d’un mourant, qui n’a plusde connoiíîànce , qui est à l’agonie. On dit desviolons, qu’ils ne trouvent point de pire logis quele leur.
LOGISTE. f. m. Terme d’Antiquité. Nom de Ma-gistrat à Athènes. Logista. Les Logijles étoientceux qui étoient préposés pour recevoir les comptesdes Magistrats qui íortoient de charge. Nous pour-rions les appeller Maîtres des Comptes ; mais lajurifdiction & l infpection de nos Maîtres des Com-ptes ne s’ctcnd pas à tous les Magistrats , commecelle des Logijles d’Athènes. L’Auteur de l’Etymologique Grec les confond avec ceux quson nom-moit r r y y no.' , mais Aristote les en distingue audernier chapitre de son Livre VI. des Politiques ,ôc il cn doit être cru. L’office de ces deux fortes deMagistrats étoit pourtant bien semblable. Les ans Scles autres étoient au nombre de dix. Les Logijlescroient tires au fort, Sc les autres élus. Ceux - ciétoient comme les AíTefleurs des Logijles, ou bienles Logijles étoient comme nos Maîtres des Comptes;Sc les Euthynes , comme les Auditeurs des Com-ptes. Ceux-ci faifoient rendre les comptes, ôc puisen faifoient leur rapport aux Logijles , Sc tous en-íernble jugeoient les Comptables. Les Logijles neconnoiíloient que des affaires pécuniaires; ils ren-voient les autres matières à d’autres Tribunaux. Vay.Cujas , fur le Tit. de Excusat. L. XV 3 adL. XXX.Decur. & ad L. IV, C. De Tabular. L. X. EtBullengerus , De Lmp. Rom. L. llí, c. 22.
£t? Ce mot vient du Grec toyí&íut , compter.
LOGISTILLE. f. f. Terme de Musique. C’est une piècede musique. La Logijlille de Rolland.LOGISTIQUE, f. f. Parue de {'Algèbre ; espèce d’A-rithmétique littérale qu’on appelle Logijiique spé-cieuse. Logijhca speciosa. C’est la pratique des rè-gles dc l’Algèbre , de f addition, soustraction , &c.O11 l’appelle Logiflique , parce quelle apprend àcompter; du mot Grec .vy.6*^, compter , ôc spé-cieuj'e , parce qu’elle ne se sert pas de chiffres pourcompter j mais de lettres, qu’on appelle ejpèces,species. IfT L’Art de faire un calcul avec des carac-tères représentatifs.
■LOGIEZ. Nom d’un village de la Carniole, situé àsept ou huit lieues de Laubach, du côté du midi.Logitsíum. On prend ce lieu pour 1 ancienne Lon-gaticum , ou Longanicum , petite ville du Nori-que. Mat y.
LOGNTNA STATIONE, ou , il porto di Logaines,en Latin Lognius portus. C’est un village avec unetour Sc un port. Il est fur la cote de la vallée deDémona en Sicile, entre le golfe de Catémia , &celui de Sainte Thécle, vis-à-vis des iles de Fara-gìuni. On prend Lognina pour le lieu appelé an-ciennement Ulyjjìs portus. Maty.
LOGODURO, Capo di Logoduro , ou , el Judicadodi Saíîàri. Promontorium Sajsaritanum , Logudu-rium j ou Loci aurei ; Provincia Turìtana. C’estune des deux Provinces de la Sardaigne. Elle com-prend toute la partie septentrionale de l’île. Ses villesprincipales font Saíîàri , capitale, Alghéri, Bofa,Castel Aragonèíe, Terra nova Sc Sarda ; qui adonné le nom à l’île.
LOGOGRAPHE f. m. Nom d’un Officier de l'Em-pire. Logographus. C’étoít celui qui tenoit lescomptes, qui faiíoit & gardoit les registres publics ,comme son nom le signifie. Il est parlé des Logogra-phes dans les loix de l’Empereur Arcadius. Voye rle Code Théodosien, L. VIII , ôcc.
Ce mot vient de A7«, compte , & yjtpu, j’écris.Un Logographe étoit encore la même chose qu’unNotaire, un Tabellion. Notarius , Tabellarius , Li-
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brarìus. Voyez. Cujas , ad L. I. Cod. Theod. tiecollatio.
§CF LOGOGRAPHIE. s. f. Partie de l’Ortographe quiprésent les règles pour représenter la relation desmots à l'enlemble de chaque proposition , Sc lu Jfjllation de chaque proposition à l’enlemble à u dicours. Encyc. , . .
LOGQGRIPHE. si m. Sorte de symbole en paroles enig:ma tiques : |JT petite énigme qu’on propose à devi-ner , Sc qui consiste à prendre en diftérens sonles disterentes parties d’un même mot. Logogrïph uS -Il consiste en quelque allusion équivoque, ou rnU'tilatiou de mots , qui fait que le sens littéral di 'sère de la chose signifiée ; enlorte qu’il tient le^ UU'lieu entre le rébus & la vraie énigme, ou l’embleuso-Expliquer un Logogriphe. Les Logogriphes , selon &P. Kirker , sont comme les armes parlantes ; aiu' 1un homme nommé Léonard , qui mettoit dans i eSarmes un Lion Ôc du nard , faiíoit un Logogriphesdit ce Père , (Edip. AEgypt. T. II, P. I , p.
Ce même Auteur , p. 28. définit le Logogrìph eune énigme, qui dans un nom, ou quelque autremor, propose plusieurs significations , porte à Es-prit différentes idées en ajoutant’ ou retranchaisquelque partie. Il en apporte plusieurs exemple 5 »
р. s s. Les Arabes connoiísoient auilì cette fot lCd’énigmes, & d’Herbelot dit que Saad Ben Ali alVarrak, surnommé Hadhiri , a fait un traité fLogogriphes ôc d’énigmes, fous le titre de Aâs aSfl Ahàgiou alalgCL7 c fJ 3 " Le meilleur Logogr'iph ene vaut pas la peine qu’on prend à le deviner.
Ce mot vient de Asyo»- , discours , ôc de 7 pi$ el 3flet.
LOGOMACHIE, f. f. Ce terme qui est Grec, sig n1 ’fie Question de nom, dispute de mots. Logouk'chia. Samuel Werenfels donna en 1692 ôc i 7 ciune Distertation au public íur les LogomachiesSavans , où il enseigne non feulement ce que c e .jque logomachie , ôc ce qui les produit; mais 1propose encore des préceptes & des préservât*contre les nouvelles logomachies. Les DiíTertareUf 5fur les matières de Méthaphysique ôc de Bel-Llsi^font fort sujets à la logomachie. L’Aiìiìé des f Qìitaines. Ludolte soupçonne qu’il y a eu de lamachïe dans les disputes íur 1 Incarnation , ôc j• proposè des considérations qu’il croiroit pouv 0 ' 1faciliter la réunion ; mais les Ecrivains Orientaux r ' eregardent point ccs questions comme des questi 0 ' 1 *de nom, ils entrent íur ce íujet dans des dilculh°'|-fort íubnles , ôc il n’y a point de prétexte qui pu 1justifier les expressions des Monophylìtes que fgliíe a condamnées. Journ. des Say. Ce 111vient de ruy.t, Jermo , ôc de , pugna • , t
LOGOTHÈTE. í. m. Terme d’Histcire. Maître J*Comptes. Logotheta. C’étcit un des principauxliciers de 1 Empire Grec. Le Logothètc étoit le C°
'trôleur Général des finances, ôc des dépenso 5 ?bliques- Baillet. Le Logothète étoit une c ' ia ^plus considérable que celle des Maîtres des ^ o1 a ju-chez nous. J’aimerois mieux l’appeler Contro 'Général des finances, ou même Surintendant ^finances. Il íignoit ausii les Edits ôc les U"nances de 1 Empereur, comme le Chancelier 1ceux du Roi. On trouve Grand Logothète , »
thète Général. Bullenger. L. VIII. De lsP‘
с. 2. Il y avoir encore d’autres Logothetes, ^
me le Logothète , ou Surintendant des f°^ es ‘ g.gotheta Cursus. Bullengerus , de lmp et. afít fiet2
VIII , c. 2p. Le Logothète des secrets.secretorum. C etoit le Chancelier. Bulleng > •
De lmp. Rom, c. jo. Logothète des , a JLo'"culières, ou domestiques, Cornes rei P rl J' a n Jerus,gotheta privatorum , ou domesticorum. Bu * j^èteL. VIII , de Imper. Rom. c. S 1 - " cl -oit
des troupeaux , Logotheta gregum. dire ,
que c’étoit le Sitocome de la Cour , c .^ íCS- Jíoy • -celui qui avoir soin de l’annone Sc .^‘^othèt £ ì du
c. 39 -
Le
De lmp. B.om. L. VIII, ..trésor militaire, Logotheta cerarii mild alLS ’
. c’etoit