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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Nom d’une rivière de la Connacie. Logka,l c a la source près de Shroule, & après avoirc °ulé quelque temps entre les Comtés de May o &c f Galloway, elle traverse les lacs de Carrib ScP Horrib , Sc peu après elle se décharge dans la"aie de ce nom. On prend cette rivière pour l’Au-soba de Ptolomée. Maty.

hOÇHOR. C’étoit anciennement une petite ville desSilures; maintenant ce n’est qu'un village du pays deGalles , cn Angleterre Longhoncum , autrefois Lcu-c urum. Il est dans le Comté de Glamorghan, furpetite rivière de Loghor , à une lieue Sc demie del'on embouchure, dans le canal de S. George, &du bourg de Lanelbie, ou Lanelli. Maty.QGICIEN. i. m. Qui políede l’art de raisonner fuiVant les règles. Logicus , dialeclus. U faut être bonlogicien, pour reconnoître le défaut des argumensj sophistiques.

°oicien j se dit austi 3 tant de celui qui fait proseshon de la Logique, que de celui qui l’étudie. Lo-§ l ca professor , vel candidatus.

On dit d’un homme qui met tout en contestation,Cl1 diípute, Sc qui veut tout réduire en argumensdans une conversation libre Sc familière 3 que c’estf Mjn Logicien perpétuel. Ce n’est qu’un Logicien.^ Et l’on dit d’un homme accoutumé à raisonner detravers, que c’est un mauvais Logicien.logicien. Nom d’une ancienne secte de Médecins.Logicus. On les nommoit ainsi parce qu’ils se ser-v °ient des règles de Logique pour traiter des mala-dies Sc de la Médecine. Les Anciens appeloient LoS l ciens , ou Rationaux,, Logici 3 ou Rationales , lesMédecins qui raifonnoient fur les maladies, en cher-ehoient les causes Sc les raisons ; par opposition auxmnpiriques ^ q U j s ’ en tenoient à la feule expérience,'“fo nommoit austi les Logiciens Dogmatiques. Voy.Cc mot : où nous avons expliqué ce que c’étoit quet-ettc secte de Médecins. Quelques-uns disent queEodalire poía les principes de cette secte, d’autresei1 font Hippocrate auteur. Ménécrate se renditcélèbre dans cette secte , sous Tibère Sc fous

„ Claude.

^sLOGIE. s- f. Mot tiré du Grec , Sc qui signifie•discours, Traité. Il entre dans la composition depluheurs mots François , comme Chronologie ,Astrologie, & c . '

Terme de Coutumes. Le droit de lofes ,e un droit que le Roi prend tous les ans fur chaqueI revote, de la Sénéchaussée & Comté de Poitou.Ce droit est de huit livres cinq fous au dessus duprix auquel les Prévôtés ont été mises, & quinzeLQp Us Pour le droit des gens de Comptes.

IQUE. f. f. Science qui enseigne à perfection-ncr le raisonnement; qui donne des règles certai^ es Pour définir , diviser & argumenter. Logica. La°gique n’est point un art de bien disputer, ni d’c-ob"P ai: un< 7 subtile distinction, ni d’opposer dessections spécieuses contre toutes sortes de vérités 3un art de raisonner juste, Sc d’expliquer nos|,. ees clairement Sc distinctement. Zénon d’Elée fut^"ventent de la Logique , Sc Aristote, ce génie^ Plein de raison Sc d’intelligence , y apporta lactnière main. Le P. R. On se figure d’ordinaire,q £ Us ta nom de Logique une science composéete rmes barbares , Sc de mots artificiels , plusP s es à exercer les esprits à chicaner , qu’à les

Pr 0

Îust,

Jsturuire à bien raisonner. Il est vrai aussi que dansc jp origine , elle n’étoit autre chose que l’art detar Ca r ei ^ disputer. Les Grecs qui aimoient à par-et ’ ‘ e faisoient un honneur de discourir sur let0 Ur f ’ ^ d òtre toujours prêts à défendre tour-à-Pour * opinions opposées. Ainsi les DialecticiensPtte armés de toutes pièces dans cette fortera i^^e , inventèrent des termes plutôt que desla v " 1S b P arce stu’ils s’étudioient moins à chercherr C) , f ni: so qu’à contester & à contredire, fans ses c j e le limais. La Logique n’étoit donc qu’uner 1Cr ' ìce de mots , qui fort souvent ne signisioient5 °u qui n’étoient inventés que pour cacher

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l’ignorance. Tout ce fatras est si peu utile dans letrain de la vie 3 Sc si opposé au commun usage,que l’esprit qui ne s’y attache qu’avec peine , Sc11 ’a rien qui 1 y retienne attaché , s’en déchargebientôt j Sc perd aisément toutes les idées qu’ilen avoit conçues, parce qu’eiles ne font jamaisrenouvellées par la pratique. Mais la Logique dé-gagée dii jargon de l’Ecole 3 Sc réduite à une mé-thode claire Sc intelligible , est l’art de trouver laverite. Le Clerc. La Logique est l’art de bien con-duire fa raison dans la connoilíànce des choses ,tant pour s’en instruire foi-même , que pour euinstruire les autres. Log. Platon a enseigné uneLogique plus naturelle Sc plus utile que celle quiregnoit avant lui. Il ne la traite point en Docteurde l’école , par des syllogismes étudiés : mais enhomme du monde 3 par des exemples , & par desconversations libres. Daç. Il y a eu plusieurs Lo-giques modernes. La Logique de Port-Royal , kLogique de L’Abbé Mariette , la Logique de Crouzas.

LOGIQUE. Terme de Collège , qui so dit du lieu où

I on enseigne la partie de la Philosophie , nomméeLogique , ou plutôt où l’on sait les leçons de la pre-mière année du cours de la Philosophie, qui est dedeux ans. On k nomme ainsi 3 parce que les le-çons de Logique sont les premières que l’on y donne.

II y a dans ce College une belle Sc grande Logique.La Logique de ce Collège est voûtée.

On dit dans ce sens. Faire ía Logique , être enLogique , aller en Logique , étudier dans ía classe oùl’on enseigne la Logique.

On appelle Logique naturelle , k disposition na-turelle que l’on a à raisonner juste. Ac. Fr.

Et l’on dit qu’il n’y a point de Logique dans unOuvrage , pour dire, qu’il n’y a point de méthode,de principe.

Logique. Ce mot est quelquefois adjectif. Argumentlogique. Ce livre commence par les notions les plussimples & les plus logiques ; puisqu’on expliquel’objet, la si n, le sujet, l’origine Sc 1a division dela Médecine. Mém. de Trév.

A?LOGIS. s. m. Habitation , maison où l’on demeure.Domicilium 3 domus 3 œdes. L’appartement est lapartie du logis , que l’on occupe. On dit qu’un lo-gis est beau, grand , commode ; garder le logis ,changer d e logis.

§3* Ceux qui parlent bien, dit le P. Bouhours, disent,Il est venu au logis. U n’y a que le peuple qui diseà la maison. Quand quelqu’un monte en carrolle pours’en retourner, il dit , Cocher au logis.

Ce mot, selon DuCange , vient de logium , qu’ona dit dans 1a baste Latinité en k même lignification ;mais il ajoute, qu’il signifioit principalement unegalerie , & le plus haut étage de k maison , ainsiappelé de , discours , parce que les Ancienss’en sorvoient pour se promener, Sc y converserensemble.

Corps de Logis. C’est 1a masse, ou la principale partied’un bâtiment. Aides , adificium. Il y a un grandcorps de logis entre deux gros pavillons.

Corps de Logis , sc prend aussi pour un logementdétaché de 1a masse du bâtiment principal. Il oc-cupe un périr corps de logis fur k devant. ^

Logis garni , c’est une maison toute meubtae, oùon loge pour de l’argenr. Domus supellectili ins-tructa. Cette hôtesse tient un granc. logis garni,pour loger les étrangers. ,

Maréchal des Logis 3 est un Officier chez le Roi quia soin de marquer les logis pour la fuite de la Cour,quand le Roi fait voyage. Regii contubernii de-signator.

Maréchal des Logis, est aussi un Officier d’armée, quia soin du logement des troupes. Militaris hospitiimetator. Il y a en l’armée un Maréchal général desLogis. En chaque Compagnie de Cavalerie , enchaque Régiment d’Infanterie, il y a un Maréchaldes Logis ; les Compagnies d’Ordonnance en ontdeux , .Sc les Mousquetaires six.

On dit proverbialement, quand quelqu’un d’une