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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Long , se dit quelquefois des choses incorporelles.Une longue luire d’ayeux. Longa series avorum. Unlong enchaînement de paroles ; une longue kyriellede titres. Ces longs diícours laissent échapper la vé-rité 3 & sont plutôt le caractère du Sophiste que duPhilosophe. Dac.

Long , est quelquefois substantif 3 &c signifie, Lon-gueur. Longitudo 3 proceritas. Cette courtine a Gotoises de long. Le lit du Roi Og étoit de fer , & avoir9 coudées de long , & 4 de large. Deuter. IL L. 11.Cet homme étoit couché tout de son long.

Long j en termes d’Anatomie , est le nom de plusieursmuscles. Longus. Le second des muscles extenseursdu carpe est le long , ainsi nommé par comparaisonau troisième des extenseurs du carpe , qui s’appellele court, parce que celui là est plus long , & celui-ci plus court que l’autre. Le long prend son originede la partie la plus balle de Tiiumérus, & étant cou-ché le long du rayon, va palier lous le ligament an-nulaire , 8 c s’insérer à l’os du carpe , qui soutientle doigt index. Dionis.

Le second muscle des fléchisseurs du cou , s’appelleauisi le long , ou le droit. C’est celui qui prend sonorigine de la partie latérale du corps des quatre ver-tèbres supérieures du dos, & va s’insérer au corpsdes vertèbres supérieures du cou , & quelquefois àl’occiput ; il fléchit le cou conjointement avec lescalène. Id.

Le troisième des six muscles du coude, ou dubras, qui est le premier de ses extenseurs, s’appellede même le long, parce qu il est plus long que les qua-tre autres extenseurs. Il prend son origine de lacôte supérieure de l'omoplate proche du cou , & endescendant par la partie postérieure du bras, va s’in-sérer à l’olécrane par une forte aponévrose , qui luiest commune avec le second & le troisième des ex-tenseurs du bras.

Le second muscle du pouce, qui est le premierde ses extenseurs , s’appelle encore long ; parce qu’ill’est plus qu’un autre extenseur du même pouce,nommé le court. Le long part de la partie supérieure& externe de l’os du coude , monte par-deísus lerayon, & vient s’iníérer, par un tendon fourchu ,au second os du pouce qu’il étend.

Un des quatres muscles du rayon , s’appelle auisile long , c’est le premier des deux supinateurs, quia son origine trois ou quatre doigts au deíïus de l’apo-phyfe extérieure de l’humérus , & qui est couché furle radius, va s’insérer à la partie interne de sonapophyse inférieure. U s’appelle long par rapport à

I autre íupinateur, qui est & qui se nomme court.

• Ces deux muscles font tourner le rayon ; ensorte

que la paume de la main regarde en haut, ce quifait la supination.

Enfin, le premier des abducteurs de la jambe estle long, & porte ce nom à plus juste titre que tousles autres, puifqu’il est le plus long muscle qui soitau corps. On 1 appelle auisi le Couturier , parce quec’est lui qui fait plier la jambe en dedans de la ma-nière que l’ont les Couturiers, quand ils travaillent.

II prend son origine de l’épine supérieure & anté-rieure de l’os des îles, & va s’insérer obliquement

^ à la partie interne & supérieure du tibia, qu’il ureen dedans. Dionis.

On dit, Prendre le plus long ; pour dire , Alleren quelque lieu par le plus long chemin.

On dit auisi en matière d’aifaires , Prendre le pluslong; pour dire, Se servir des moyens les moins pro-pres à faire réussir promptement ce qu’on a entre-pris.

LONG, f. m. Terme des Salines & Sauneries de Sa-lins. C’est une longue auge, où la muire, c’est-à-dire , Peau salee est distribuée. Canalis 3 canalis lon-gus. Les eaux élevées du fond du puits par uneroue, iont reçues dans une auge de bois, depuislaquelle la muire est distribuée à deux autres auges,qu’ils appellent longs , soit pour leurs longueur,soir par une diction significative, & de l’árt, vu<iue la ville de Ltw^j-le-Saunier, en Latia , Ledon,

L O

en est appelée : chacun de ces longs contient vingt'quatre muids. Go llut , Mémoires de la FrancnComté, L. LL. c. 28. Percer les longs , c’est I e *lâcher , pour envoyer la muire dans les barnes q ulen ont besoin. Id. c. 3 1.

Long , se dit adverbialement en plusieurs phrases, avl’adjonction de quelques particules, comme u,du, &c. Toutes choses s’usent à la longue. Distj-’nìtate. A la longue on perd patience, on se » aC ., ’Au long aller 011 s’ennuie. Il a traité cette M atie afort au long. Fuji , copiosè. Un Scieur de long

est

celui qui scie des ais. On les appelle ainsi, Pj

ai' cC

qu’ils scient les arbres, dont ils font des planch eS >non pas de travers, mais de long. Il faut c0LlC se 1de long cette pièce, de peur quelle ne tombe-dit, Tirer de longue , quand on íe fauve par la fu tte ’ou quand 011 chicane, quand on distère un P a / ement dans ces deux derniers sens, on dit pl ut0t ?Tirer en longueur, que tirer de long, ou de long u ^Au Long , du Long , le Long , le mettent auisi co111me prépositions de lieux, & signifient en coto}" 1 ' 1

Ad latus. L’Acad. Au long du bois. Je m e

fui*

promené fur les bords de la rivière , & v° llS ^voyez tout du long des arbres plantés. On appe f ǰ ■des dunes qui regnent le long de la côte , & Agreprésentent dans la perspective, quelque eh/semblable à de vieux Palais ruinés. Bouh. Le ,giment des Gardes-Suiíses avoit été placé du ^ ^de la ligneKDr Bussi. ^

Du Long , & le Long , font auisi des prépositionstemps, & signifient, durant. Per. Il travaille, d ^ [jt

ro^

die tout du long de Tannée. Il jeûne exactement í0

le long du Carême. A quoi pense un îroquoisle long de sa vie ? Nie. Tout le long de PhDQuàm longa ejl hyems. (f

A la Longue, adv. Avec le temps. A la

elle espéroit de tirer de grands avantages, fl-/ g.Les amans à la longue, deviennent des mai lS ’ j cEve, Peu d’esprit avec de la droiture ,moins à la longue , que beaucoup d’esprit ave ^travers. La Roch. Il est difficile qu’une hautevation se soutienne à la longue. Boil. ^ 0 c

De Longue, adv. Il ne se dit guère qu’avec 1 £ 1tirer, ou aller , & alors il signifie avancer ,pays, Abire 3 discedere. Il tire de longue, ^ C ( jtmence à aster de longue , c’est-à-dire à ava llC ^,4faire du chemin. Vaug. Rem. Ces expreflî° llS jcmaintenant encore moins en usage que du triVaugelas. _

De Long ue-main. Phrase adverbiale. Depuis long 1 g#^ pridem , jam dudum , jam pridem ,J 1

Dudum .

tempore ; 'Dià est càm. Nous sommes amis ‘sejefdmain. siÍASCUR. On dit que des gens fes 011 ^de longue main , qu’on ménage une affiné

gue main ; pour dire, depuis longtemps- . llLong , se dit proverbialement en plusieurs P 1 Q n cistest de bonne amitié , il a le visage /^'j^aité e!Jd’un homme quia été bien battu, ou :lia . p al in c ’quelque affaire , qu’il en a eu tout du fait I e -

ou tout du long & du large. On dit st 11 £,j c td 1 'court & 1 z long d’une affaire, loríqu’on s vcS Sc k stes les particularités; qu’on en fait les Q n dst>longues , qu’on en est parfaitement inh s va il st° llCC’est un pain bien long , en parlant d nn , z joivon ne peut pas voir sitôt le profit. Von S 1 uíl lo^êné le Carême long ; pour dire, Vousp^^ a jn. 0 >lterme. Cela est long comme un jot’- 1 '^/ i 0 ng u s ’dit auisi , qu’u n homme a les dents oien ^ j h ,quand il y a longtemps qu’il n’a mange* ^4 il aqu’il tire la langue d’un pied de lo n S > f £ lof4 uiquelque grande nécessité. On dir d& étroite , c’est le chemin de Ville-/ 111 '’ 1 ' ’ s ’apP £

Ville çoto'

un viç 1 ./ pjetf

dé

C’est que le chemin de Juvity à

le long boyau. Cela est comme lt

me une flûte. On dit par maniéré dc o en

longue. Ond^^ esa ods

vous donne hon

..uuiie vie ..v - 0 _ e u -d

bauche , Boire à longs traits ; Pf ,ur /// [ > ^ui a e °coups. On dit figurément d’un

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grandes afflictions, qu’il a fouffèrtes

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