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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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longs

étendue, qu’il en a bu toute 1 amertume à otraits-, Sc eette expreílion n’est point balle , ni proetbtale. On dit encore, que les Princes ont lesr> aiI ? s ■» l £s oreilles bien longues. An nescis longaslegibus ejse manus? Pour dire, qu’ilsatteignent, Sc9 U ils entendent de loin. On dit nuffi, Faire courteMerle, Sc long dîner. On dit auíïì, qu’un hommela fera pas longue ; pour dire, qu’il ne vivra paslongtemps.

II s’est introduit depuis peu une mauvaise façond £ parler, qui a commencé par le plus bas peuple,^ qui a fait fortune à la Cour. C’est, il en fait bien° n g ; pour dire, que quelqu’un est fin & adroit...àuite des Mots à la mode. C’est un compere, qui,fiuoique jeune, en fait long. Lettres Hist. & Gai.j Cela est du style familier.

NGANICO. C’étoit anciennement une ville de* Elide, contrée du Péloponyèse. Longanica , autre-°is Olympia , Olympia Pisa. Elle étoit fameuse parjeux Olympiques qu’on y célébroit, Sc par lee Jtiple de Jupiter Olympien, qui n’en étoit éloi-8ne que de demi lieue. Ce n’est aujourd’hui qu’unP e tit bourg, situé dans le Relvedère, en Morée, fur■J? rivière d’Alphée , à trois ou quatre lieues deLO\ n ^ussiouchure, dans le golfe d’Arcadie. Maty.NGANIME. adj. Celui qui supporte longtemps,fans s’irriter, toutes sortes d’ostenles. Longanimus.Ce mot n’est pas reçu par l’uíage. Quelques Au-te urs Pont introduit pour rendre plus à la lettre les* e rtnes de longanimis , longanimitas , dont l’Écrìtureç r ert pour exprimer la patience avec laquelle Dieuu lpend fa juste colère , & attend le pécheur à péni-n ce. Le mot Grec exprime cela plus heu-

i euíe nient, parce que en Grec signifie souventcolère. Le respect: qu’on a pour l’Écriture Sainte,, aic qu’on transporte í’es expressions d’une Languea u , n£ autre, en y faisant le moins de changement’I 11 H est possible, Sc qu’on regarde comme desternes coníacrés, des expressions qui , hors de là,Croient barbares mais il ne faut le faire que dansla nécessité ; c’est à-dire, lorsque la Langue ne peut°utnir aucun mot qui ait la même force. Longani-Ls\\ fe à plus que longanime.

NGANIMITÉ. s. f. Patience qui vient de bontéSc de grandeur d arne, & qui consiste à supporterlong temps les offenses, fans songer à les punir.Longanimitas. Ce prince n’a différé si long tempsla punition de ce rebelle , que par une longanimité.Méprises-tu les richelîes de la bénignité, de la pa-nnee , & de la longanimité de Dieu, qui te conviea repentanceï dit S. Paul , au Chap. II de son Ep.q X Rom. La longanimité est un don du S. Esprit.

terme se dit particulièrement de la clémence dele* ft* ddscre l a punition des méchans ; Sc dansV soutenu , appliqué aux Rois, il désigne cetted ç ltu qui les porte à souffrir patiemment Sc par gran-LOhjp ^ ame los injures dont ils pourroient se venger.r CAROLA. Nom d’une rivière de la Morée. Longa-da a 3 autresois Neda , Nedas. Elle prend fa source^ a bs la Zaconie , près de la pente ville de Lancia -p J traverse Relvedère, coulant íur les confins dep e ai ^ c î e t ln e Élide Sc de l’ancienne Meffénie, Sc elleLORiJp ar § e dans le golfe de Zonchio. Maty.p ar i^HAMP. L’Abbaye de Longchamp , près deIfahVl ^ôté du couchant, fut fondée par la Ry \ e î sœur unique de S. Louis. Les Religieusesl i6 trC / enten clôture la veille de la S. Jean, 23 e JuinLokj ^ °y e \ ios Antiq. de Paris , par Du Rreuil.d e c • GE. !• f- Lorum. C’est en général une lanièrediffér 115 une bande étroite & longue , servant àp ar l ai ens u ^g es - On dit la longe d’un cheval, enf 0 ' 1C , d’un morceau de cuir coupé en long, enU n l ae c °tirroie par le moyen de laquelle on mèneb an , E^al. La longe du Licou est une corde ou unejp a e de cuir attachée à une têtière , & arrêtée à ladit ' 1C 3 pont assujettir la tête du cheval. Onl a ^ au 13 e n termes de Manège , troter un cheval àdite n £ C \ 3 f n P ai 'lant de la corde d’une certaine éten-3 placée à Panneau du caveçon, servant à tenirPome /q

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un cheval que l’on trote sur des cercles. Les longesservent pour gouverner les chevaux, ou pour lesattacher à 1 écurie.

On appelle aussi longes , les petites lanières qu’onattache aux pieds des oiseaux ue proie.

I CE Longe-cul , en Fauconnerie, est la petite ficellequ’on attache aux pieds de 1 oiseau, quand il n’estpas bien assuré.

£Kr Les Carriers appellent aussi longes , de moyenscordages avec lesquels il font des anses aux paniersd'osier dont ils se servent pour vider les trous, quandils ouvrent une nouvelle carrière.

Ce mot vient de longa , eo quòd in longum exten-datur.

Longe de veau, est la partie du veau qui est depuisles côtés jusqu’à la queue , Sc où le rognon est atta-ché. Lumbus vitulinus. Au bœuf, c’est toute la par-tie qui est depuis les alloyaux jusques vers la cuiile,qu’on divise en plusieurs morceaux, où font leHanchet, la pièce parée , &c. Longe de cerf. Quandon dit seulement, Une longe , sans rien ajouter , onentend toujours une longe de veau. Manger d’unebonne longe. Ac. Fr. fìCf’ Mais on observera qu’onne se sert du mot de longe , en parlant de ces ani -maux , que quand il est question de les accommoderpour manger.

On dit proverbialement des gens dont le voisinageest mauvais , Que la longe en vaut mieux que le fran-corps.

Ce mot vient de lumbus , Ménage ; ou plutôt del’Italien lon\a. On trouve dans la relation des mi-racles de Saint Simon , Ermite de Saint Augustin ,longia , pour le dos , les reins. Et rota dieli currâssc onerati ascendit super renes & longiarn ipsus pueri.Sur qúoiles Bollandistes font une remarque qui n’estpasvraie. Longia , disent-ils , signifie 1 epine du dos del’homme ; maintenant il ne se dit que d’une partiede chair de porc. Il n’y a point de raison de pren-dre la longia pour l’épine du dos, Sc il n’est pointvrai qu’on ne dise , au moins en François, longe ,que du porc ; on le dit bien plus du veau. On ditaussi une longe de chevreuil.

LONGÉ , ÉE. adj. Terme de Rlason , qui se dit del’émail des longes de l’oiíeau de proie, ou plutôtde l’oiseau de proie qui a des longes d’un autreémail que le corps de l’animal. Longé d’azur, c’est-à dire , qui a des longes de couleur d’azur.

LONGER, v. a.'Terme de Chaise, qui íe dit des bê-tes qui mènent loin la chaste. Reclo tramite fugere.On dit aussi, qu’une bête longe un chemin, pourdire , quelle enfile un chemin. Sal. Quand-une bête va d’assurance, ou qu’elle fuit, on ditqu’elle longe le chemin ; & quand elle retournefur ses voies, cela s’appelle ruse Sc retour. Id.

En termes de Guerre , fjC? on dit longer un bois,marcher le long d’un bois : longer une rivière , pourdire , y naviger en sûreté , ou aller librement lelong de ses bords. C’est dans ce sens que les gensde guerre disent , il faut attaquer ce poste, ce pont,afin de pouvoir longer la rivière , parce qu un posteque les ennemis occupent íur une riviere, empechequ’on ne puisse aller librement fur cette rivière , oumarcher en sûreté le long de ses bords.

LONGFORD , ou LONGFORT. Petite ville de laLagénie , en Irlande. Longojordium. Elle est capi-tale du Comté qui porte son nom , Sc située sur larivière de Camelin , a deux lieues du Shannon , Sc. à huit ou neuf d Ath.one, du côté du nord. Maty.Long. 9. d. jo , lat. yz. d. 38’.

Le Comté de Longford. Longofordienss Comitatus.Contrée de la Lagénie, ou de la province deLeinster,en Irlande. Elle est entre les Comtés de Cavan,d’East-Méath, de West-Méath, & la rivière deShannon, qui la sépare de la Connacie. Ses lieuxprincipaux font Longford, qui a voix au Parlementd’Irlande, de même que les bourgs de JamestovnSc du Lanesboroug.. Ardacgh, ville Episcopale dumême Comté, est privée de ce droit. Maty.

LONGILS. f. m. Nom d’homme. Lonnogislus , Léo-

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