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j C!e ” cw j 1700. p. 10g & suiv. M. Samuel Swen-enborg donna à Upíâl en 171S , la méthode de trouer les longitudes par la lune. Voye\ les Acla Lìtt.y Uec ; 1720, p. 2j. M. Alimari , Mathématicien dec »iíe 5 a proposé en Angleterre Lan 1714, deuxpanières de trouver la longitude par la déclinaison du°Ieil, l’une pour les Savans, & 1 autre pour ceux qui°nt moins habiles. La première dépend de plusieursSures Sc de plusieurs propositions qu’il faut voira ns son Livre imprimé à Londres en 171p. Voici leJ rcc « de la féconde. Pour trouver la longitude d’unEu par le moyen du soleil, il faut avoir des Epnémé-rit sos du mouvement journalier du soleil avec ses Ion-Soudes sor le méridien de l’île de Fer , q u 1 o n suppose® premier ; des .tables exactes des ascensions droites^une étoile des plus remarquables & des plus con-IiUes ; d’autres. tables des ascensions droites du soleilP°ur tous les degrés de LEcliptique, & une pendule°ut l’exactitude soit éprouvée.
â)'ant ces quatre choses , i°. Après avoir observé lejpoment du passage du soleil par le méridien du lieu deobservation , on met dans le même moment Laiguillee E pendule fur son midi. z°. On obsorvele tems dupassage d’une étoile fixe qu’on a choisie par le mêmebieridien, & on convertit proportionnellement en^pgrés, minutes & secondes de Léquateur le tems quis e ft écoulé entre le passage du soleil & celui de l’é-r °rle fixe par le méridien du lieu de l’observation.b • En retranchant le nombre trouvé par cette con-^rsion de celui que donnoit ce jour là l’ascensions oite de Létoile sur le premier méridien , ce qui.j e après la soustraction, fait connoître l’ascension^ r °xte du soleil. Ensuite on examine à quel endroit:
0 * Ecliptique répond cette ascension droite du soleil.4 ‘ Ce point de LEcliptique étant trouvé, on le com-Pare avec la longitude que le soleil avoit le jour de| observation sous le premier méridien, 3 c on marqueE différence de cette longitude d’avec celle de Lobfer-v ation. j°. On prend sur les Ephémérides le mouve-ment journalier du soleil de ce jour là. On retranchemouvement journalier la différence trouvée entrela longitude du soleil sur le premier méridien, & salongitude fur le lieu de l’observation, le reste de lasoustraction est la véritable longitude du lieu de l’ob-íervation.
Exemple. J.ai observé, dit M. Alimari, le soleilfur le mendien de Venise, le 3 Avril 1708. Ayantmis fur le midi Laiguille de la pendule q ue j’avoispréparée, après 9 h. 4.24". 4'", j’ai observé le pas
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sage de Régulus, ou du cœur de lion par le mêmeméridien. L’asceiííîon droite de cette étoile étoit,selon les tables, 148°. 43'. 26". Par-là j’ai connu l’as-ceniìon droite du soleil qui étoit de 12" 39'. 20", àlaquelle répond dans la table des ascensions droitesdu soleil le 13 0 . 4/. 44". du signe du Bélier. Compa-rant ce nombre avec la longitude que le soleil avoitce jour-là sut le méridien dp 1 île de Fer, qui étoit de13 0 , ji' 2.8". j’ai vu que la différence de ces deuxlongitudes du soleil étoit de jsi 44". Le mouvementjournalier du soleil étoit ce jour là, suivant les Ephé-mérides, de 58'. /7". ou de 3437". Ainsi 48'. 37". =3437 : 36o° = 21 do' : : 4'. 44" =344: 2100 ^34°.longitude de Venise.
Quand on n’a point d’Ephémérides dressées fur lepremier méridien, on peut se servir de celles qui sontfaites pour tout autre lieu , .pourvu qu’on sache decombien ce lieu est éloigné du premier méridien.
Sur mer il faut estimer le chemin qu’a lait le vais-seau depuis la première observation jusqu’à la se-conde , & prendre la différence de la longitude , 8 caprès avoir réduit cette longitude en tems, selonque le vaitìeau est ou à Lorient, ou à Loccident, ilfaut ajouter ce tems à celui qui s’est écoulé entre lesdeux observations , ou l’en retrancher & continuerensuite Lopération à Lordinaire.
Outre que ces opérations sont longues,il y entre tou-jours de l’estime. Lso plus, en mer la pendule se déran-ge, non seulement par le mouvement du vaisseau, maisencore par les differens degrés de chaleur des diffe-rens parages ou climats où l’on est. Enfin, le palîagedu soleil ou d’une étoile par le méridien, ne se peutjamais savoir bien juste, à cause du roulis & du mou-vement du vaisseau. Ainsi cette méthode n’a pas faitplus de fortune que les précédentes. Pour remédieraux dérangemens de la pendule , Sully , HorlogerAnglois, établi à Paris, ayoit inventé une penduledont les vibrations se faisoient verticalement.
11 est important à plusieurs Arts de connoître leslongitudes & les latitudes de tous les lieux de la terre,où les Astronomes & les Navigateurs les ont prises'.C’est pour cela qu’on les a recueillies de tous les Au-teurs qui les ont observées, ou qui les ont recueilliesd’après ceux qui les ont déterminées. On a jugé plusà propos de mettre ici les latitudes avec les longitudes,que de les mettre au mot Latitude. On suppose lepremier méridien à Lîle de Fer, & cette île éloignéede celui de l’Observatoire de Paris, de 19 0 . 41s 30".C’est fur ce pied là qu’on les a réduites.