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negisdus , Lenogijilus , Lonegilus. Saint Longils ,qu’au Maine l’on prononce Longis , ôc au PercheLangis , ôc que quelques-uns de nos Ecrivains ontappelé LourgeJU , étoit originaire d’Allemagne, néde parcus nobles, mais engagés dans le Paganisme.Baillet , 2. Avril. Il vint en France, y sut instruit &baptisé vers Pan 594. Il se retira à Boisselière, dansle pays de Sonnois au Maine, en 618. ôc 625. Il ybâtit un Monastère dont il fut Abbé , Ôc qu’il gou-verna jusque vers Pan 6/3. qu’il mourut âgé'de 72ou 73 ans. Moréri Pappelle Longis ôc Longison,
LONGIMANUS. Voye p Longue-main.
LONGIMÉTRIE. s. h Art de mesurer les longueurs,tant accessibles, comme un chemin , qu’inaccelsi-bles j comme un bras de mer. Longimetria. C’estune partie de la Trigonométrie , ôc une dépen-dance de la Géométrie, de même que YAltimétrie _>la Planïmétrie , Stéréométrie , &c.
LONGIN. Voye\ Longis.
LONGIS, f. m. Nom d’homme. Longinus. Sous le. nom de S. Longin , TEglise honore la mémoire dedeux hommes, qui assistèrent à la Passion de notreSauveur, de laquelle l’unsut le ministre, &l’autre letémoin. Le dernier est S. Longin le Centenier , ôcl’autre S. Longin le Soldat, que le vulgaire appelleautrement S. Longis. Ce S. Longis est le Soldat quiouvrit d’un coup de lance le côté de J. C. déja mort,&: que la tradition dit avoir été martyrisé à Césaréede Cappadoce. Pour l’autre , les Grecs croient qu’ille fut près de Thyanes, en Cappadoce. Voye p lesBollandistes, au 1 y. de Mars, T. II, p. jyâ. &Juiv. Mais on ne corrompt point le nom de celui ci,ôc on Pappelle toujours Longin. Il n [y a qu’au Sol-dat que l'on donne le nom de Longis. Voy. encoreLongiis.
On emploie ce mot de Longis en style populaire,& il se dit des gens froids ôc paresseux, qui fontlongs à faire tout ce qu’ils entreprennent. Motallez usité, pour un homme bon à aller quérir lamort, ainsi qUe parle le peuple; c’est à-dire , hom-me mulârt , ôc qui, envoyé en quelque endroit,met un long temps à revenir, dit Trippault. Mé-
nage , Dict. Etym. C’est un vrai Longis, un SaintLongis. Cicéron diioit d’Antoine, I 'eucrifilla , len-tum negotium.
Longin , s’emploic dans la même signification en plu-sieurs Provinces, & sur-tout en Champagne.
Longis, s. m. Fils de carrer simplement étendus ,ou faisceaux de fil qui ne íont point tortillés.
Longis, si m. Terme dc Marine. Principales piè-ces de bois des barres de hune ôc de perroquet, furlesquelles s’étendent les traverses. Les longis fontchevillés fur les joutercaux , & ceux-ci fur le mât.
Le Mangeuv.
LONGíSARIA. Petite ville du Royaume de Barca,en Barbarie. Longisaria , anciennement AptuchiFanum. Elle est fur la pointe orientale du golre deSidra , ôc au nord de la ville de Tolométa.
LONGISON. Voyei Longiis.
LONGITUDE. 1. m. Terme de Géographie. C’est ladistance qu’il y a du méridien d’un ceuain lieu jus-qu’au premier méridien. Longitudo. Elle se comptepar les degrés de l’Equateur d’occident en orientjusqu’à z 60 degrés ; & elle est marquée dans lesCartes par les méridiens qui coupent l’Equateur.La longitude se compte en France, depuis le pre-mier méridien qui passe en l’île de Fer, l une desCanaries. Les Espagnols Pont mis aux îles des Açores. Les Pilotes comptent depuis le méridien duPort du partement. Cette ville a tant de degrés dclatitude , & tant de longitude. On connoît fut mersi on avance vers l’orient, ou vers Toccidenr, parles degrés de longitude. La science des longitudes aété cherchée inutilement jusqu’à présent. La France,l'Angleterre & la Hollande, ont promis de gran-des récompenses à celui qui trouveroit la vraie sciencedes longitudes. Jean-Baptiste Morin , fameux Ma-thématicien, mais trop entêté de PAUrologie judi-ciaire, a prétendu lavoir trouvée, ôc en a imprimé
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les démonstrations dans un Livre qu’il en a fait 3 maiscette voie astronomique n’a pas pu être pratiquée 1 ;la mer. M. Huygens prétendoit aussi l’avoir trouvéepar les pendules, qui sonr plus justes que ss s P oU .driers , ou horloges de fable , dont on s’est s ervljusqu’à présent pour le même esset ; mais leus m 01 ^veinent ne s’est pas encore trouvé asíèz exact, ôc ^balancement d’un vaisleau en mer apporte de g ralinconveniens, auxquels on n’a pu encore bien r emédier. D’autres Astronomes avoìent écrit aupa ravant du moyen de trouver les longitudes par la L une , entr’autres Gemma Frison, Métius , Verni' 11)5 ’Nonius , Oronce Finée, &c. Deux Anglois 011prétendu les trouver par les coups de canon ; ir,aI . Sc’est une chimère à laquelle on n’a pas même Wattention. J. B. Morin imprima à Paris en 1^47*la Science des Longitudes réduite en pratique. _
Le plus sûr moyen .dont se servent aujourd’hui *Astronomes pour trouver les longitudes , est pat 1 0 .fervation des éclipses des Satellites de Jupiter, st ulfont très-fréquentes ôc très nombreuses. On fe ss r .sur-tout des émersions & immersions du pre« Ií£iSatellite, qui arrivent au moins de deux jours l’ssVôc qu’on peut observer aisément près de cent l° lSen un an. A
DLL Le mot de longitude signifie originairement la melT1chose que longueur. Les connoissances des anci £) ^Géographes ne s’étendoient pas fort loin vers le n° rils croyoient que la zone la plus proche du p°‘ *c’est à dire, la zone glaciale, ôc la zone la plus Pj°che de l'Equateur , c’est à-dire , la zone torri" >étoient’ inhabitables, l’une à cause du froid, s aU ctre à cause des chaleurs excessives. Regardant do £1la terre comme inhabitable au nord & au midi, 1 .conccvoient que la zone tempérée, ou, ce ssrevient au même dans leur système, la terre h a ^tée , étoit beaucoup plus longue que large ; ôc ^longueur devoir fe prendre d’occident en orient. Gpour cette raison que l’on compte les longitu-,d’occident en orient, & les latitudes de l’Equ^T,vers le pôle. L’habitude étoit prise de compterôc cette méthode a subsisté , quoique l’on Coijvenu de Terreur qui supposoit la zone torrideles zones glaciales inhabitables. r
DLL Comme le ciel tourne , ou plutôt semble t olJs|1 j cautour de la terre, il n’y a aucun point fixe dar> S ^ciel , d’où Ton puille commencer à comp ter j alongitude. Il faut donc prendre ce point n,
terre ; ôc ce point fixe est un premier meridi ^d’où se prennent les distances d’occident en olJ ^c’est à-dire, la longitude d u lieu que Ton eXaí ^ tì ’ilpar rapport à ce point fixe, ou la distance 9 ^y a entre le premier méridien , & le métisseslieu dont on cherche la longitude. C’estl’Equateur céleste intercepté entre ces deux(siens qui détermine ces degrés de longitude . ^
Longitude , en termes d’Astronomie , est } j,^ r jèsZodiaque compris entre le premier degi' e , 0 £tejusqu’au centre de Tétoile fixe, ou de Ij 1 g0lll ptedont on cherche la longitude ; ôc elle s e [esjusqu’à 3 60 degrés dans le Zodiaque , com pa 'longitudes terrestres fur les degrés de TEqU^^j lelongitude d’un Astre depuis le point eqnin ££plus proche , c’est Tare, ou le nombre de j'A'
de minutes qu’il y a depuis le conmienp e ; n >riès, ou de Libra, jusqu’à cet Astre, % 0 d e 'ou après. Cet arc ne peut jamais être degrés. Harris.
La longitude d’une étoile est Tare de 1 ^
compris entre la section faite au signe du j at: itU^ 6Tintersection de TEcliptique ôc du cercle ““qui passe par Tétoile. . c de !’£'
La longitude d’un lieu sur la terre, Ç çg l0 nquateur compris entre le point de Tinterle^ ^ n ti tmute de l’Equateur & dn méridien de ceautre point fixe dont 011 est convenu. dére rll si n f
M. Caflini a trouvé une méthode P° l * oll ntie ° nles longitudes par les éclipses de foleil, ‘ pjç. dfait pat celles de la lune. Voyez l WJ ■