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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Losanges de Couverture. Ce sont des tables deplomb disposées diagonalement , 8c jointes à cou-ture j pour couvrir k flèche d’un clocher. Qua-dra tectorut plumbea.

Losange , en vieux François, fìgnifioit, tromperie :Dolus. D’où l’on prétend que les Italiens ont faitlujìngar , qui signifie flatterie , qu’on ne fait pointfans tromper ; & en ce sens ce mot vient de los ,parce que la -flatterie est une louange fauste. Loflan-gier & losangiere , qu’on a dit autrefois pour flatteur,trompeur & trompeuse , viennent austì du mot deLosange pris dans le sens qui vient d’être expliqué.Adulator. Li faux ami qui servent de losangerie enlieu de conseil. L. des Moral. Faux losangiers &deileaux. H. Plagon.

Par dons aucuns 3 ne pour losange. Guiart.

Cil appella sept de ses Pautonniers

Ne font pruedome , ainçois font losangers.

Garin.

Ce niert par bile lonzangièreMais fine & voire droitunere. Guiot,

Faux losangeour eflre eflut

Celui qui monde plaira veut. Gautier de

Metz.

Losange, est austì un terme de Blason. Tessella scu-taria , symbolica. Les filles portent leur écu en lo-sange ; il est appuyé fur la pointe. La losange diffèrede la fusée, qui est plus resserrée par le milieu, 8c•un peu en rond , & non fi aiguë par les bouts. Ellediffère des mac les & des rustres, en ce que leslosanges font pleines ; au lieu que les macles fontpercées en losange , 8c les rustres en rond. On ditaustì qu’un Ecu est losange , quand il est chargéde figures de losange , soit tout plein , soit en quel-ques unes de íes parties.

Scaliger croît que ce mot vient de Laurengia , àcause que cette figure imite en quelque façon celle■de la feuille de laurier. Il y a plus d’apparence dedire avec le Père Ménestrier , qu il vient de l’Italienlofa , ou de l'Espagnol lofas , qui est une espèce departage de pierres , d’ardoife , ou de carreaux tail-lés à angles aigus , d’où l’on a fait lofe 8c losange ,8c insensiblement losange , comme de vider on afait vidange. Il dit austì que plusieurs ont cru mal-■à-propos, que l’Ecu à losange que portent les filles ,représentoit un carreau à coudre dont elles se serventpour leurs ouvrages, parce qu’il vient d’une cou-tume du Pays-Bas , où tous les ans au mois deMai, on attache à la porte des nouveaux Consuls ,des Capitaines & des autres Officiers, des vers 8cdes louanges , qu’on appelle en Flamand losange ,c’est-à-dire , chant de louange , lesquelles s’écriventfur des planchettes en losange. Les jeunes gens enfont de même aux portes de leurs Maîtresses &des nouvelles mariées. Et cette coutume a paíîé juf-qu’aux funérailles : car loríqu’une personne de qualité est morte, on expose un an durant une grandelosange fur lii porte avec son nom , ses armoiries , 8cle jour de fr mort; 8c comme les armoiries desfemfnes ne paroi stent guère qu’à leurs noces & à leur- mort, c’est ce qui a donné occasion de représenterles Ecus de leurs armes en losange. D’autrcs fontvenir le mot de losange du Grec , oblique , 8c7 j ang'e , parce que les angles de la losange nefont point droits. Un homme d’eíprit qui a voyagéen Orient, & qui nous a envoyé quelques additionspour ce Dictionnaire , croit que losange est dérivéde T1 blo^, mot Arabe qui lignifie amande. Il dit quel’on fait au Levant une espèce de begnets <ou bignetscoupés en figure de losange , 8c farcis d’amandes,qu’on appelle Lausinag ,

Il y a auílî des losanges curvilignes. Ce font desfigures renfermées en quatre petits arcs de-cer-cle; on en volt dans certains compartimeus de mar-

LOT

bre, qu’on fait pour les pavés des Eglises, &c. LesMarbriers appellent ces fortes de losanges a P oinperdus , parce qu’ils font effectivement traces pdes points perdus. Voye £ Daviler, planche I°d-

&P'3S4-, . . . r r.,

LOSANGE, ÉE. adj. Terme de Blason , Jp ^ £$de l’écu j quand il a la forme d’un losange , oCfigures qui font couvertes de losanges. ■ „

LOSE , ou LOZE. Nom d’une petite rivière dedu Duché de Bourgogne. Lutosa. Elle le jettela Brenne au pied de la colline fur laquelle est AHad. Valois , Not. Gallo p. 12. ,

LOSÈRÉ, ou LESÈRE. Nom d’une montagneSévennes en France. Lesera , Lesura , Lesora.n’a rien de considérable que la source du Tarn. MaC’ est une partie dts montagnes des Sévennes. oi ’nius Apollinaris dit qu’elle est plus haute q ueCaucase. Fladr. Val. Not. Gall. p. 214.

LOSSA. Nom d’une petite rivière du Comté de M uray , en Ecolíe. Loxa. Elle baigne Elgin , & P eaprès elle fe décharge dans le golfe de Mu rra /*Maty.

LOSSE. Rivière de France, en Guienne.

Elle

W * J 1^

prend fa source dans l’Estarac , aux confins d eBigorre, 8 c fe perd dans la Gelife.

LOT.

LOT. f. m. Portion d’une chose divisée en pluficU^parties , pour la partager entre plusieurs períonn eS ’ou leur en faire la distribution. Portio , pars, J, ^Quand un aîné fait les lots d’une succession, c .le cadet qui choisit. Quand c’est un étranger , ontire au sort. Les Marchands font des lots de 111 ^chandises dans le Bureau de leur communauté, P°les partager entre eux. _ r ■

On trouve dans les coutumes les expressions 1vantes. Lot 8c portion, ce font deux motssynonyn 1 ^Droits de lots 8c retenue-; ils font dûs par >< 6 .quéreur d’un héritage au Seigneur oenfuel,' lots scrit >ci pour lods. Lots 8c gets de biens, en fait ^partage , cela signifie que les lots , quand ils j°faits, font jettes au íort. Lots 8c partages, ces d ftermes signifient la même chose.

IfiT On le dit de même du partage des revenus dBénéfice entre l’Abbé & les Religieux. On faittjÇblots des terres & des revenus d’un Bénéfice : l’-pr ,a le choix des lots ; les Religieux choilîlfent cí “°

& le tiers lot , destiné à l’acquit des Charges, ^meure entre les mains de l’Abbé. Les revenusOffices conventuels n’entrent jamais dans les i° íS ' sEn termes de Loterie, on appelle lot , la pa rr ^revient à celui à qui il échet ua bon billet. On I e xaustì du billet qui porte ce lot. Il a eu un lot > e .bon lot dans telle Loterie. On appelle gros l ot slui qui est le plus considérable. Un tel a eu I e ®lot , le gros lot lui est échu. ' p f[ .

Ce mot vient du Flamand lot , qui signifie J°En haut Allemand on dit lof, 8c en Bas-B^^loden. Ménage. Paíquier le dérive de leud, vl ^mot François, qui signifiait héritage ; 8 c dit d LlCtir signifiait partager une chose qui efl en c enflas

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qu on î' r C | liriI!ncS ' un certain cens, ou tribut,fl Ja ^ les 1.°»-----.

°figuré P 1 ?" d rt“ efois dans 1111 sens burlesque 8 *

comme s m ^ er ane portion de quelque c ^° C s

w cil leu r ^A four signifier ce qn’il Y a

\ & u de P 1l,s considérable dans cette choie-

• Le don d’ennuyer est son lot.

L.e bel esprit au secle de Marot,

Des dons du Ciel pafloit pour le gros l ot -

Des

LO dêdL m L Me s Ure J es . sistotdes. Ménage fe ‘° nnrrbntrec ‘f* 5 Dictionnaire Etymologique J 5 Utînmes- signffiearions de ce mot, ,1 (c p

clioíes liquides, 8c nous, n

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une mesure d-

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