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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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V

LOT

Gioíîaire de Da Gange , qui ne dit rien de plus. EnLadre, où le mot de lot est encore en uíage dans^ fens-là , c’est un peu plus de deux pots , me-Ure de Paris : & c’est ce que dit expressément Cot-bLve dans ion Dictionnaire François-Anglois. Bo-re i remarque dans son Trésor de Recherches . & An-nuités Gauloises , íur le mot Monnoie , secondes■additions, qu’en 1351. le lot de vin ne valoit quedeux deniers. M. Coste , Note g. sur le 2. cha-P ltr e du II. L . des Ejsais de Montagne , qui rapporteCe fait : J’ai vu un grand Seigneur de mon temps ,Personnage de hautes entreprises, & fameux iuc-ces , qui fans effort, & au train de ses repas com-muns ne beuvoit guère moins de cinq lots de

l VÌI1, • • •

n* Nom d’une rivière de France. O la , ol-c f s - Elle prend fa source dans les montagnes desdevenues, baigne Mende dans le Gévaudan, En-digue dans le Rouergue, Cahots dans le Quercy ;y- après avoir traversé l’Agennois, elle se déchargedans la Garonne. Maty.

«~ rs & VENTES. Foyer Lods.

fcnoTi

F°ye%

ZE, ou LOTTE. 1 . f. Poisson de rivière forte uiné, peu différent de la mustelle de mer. Elie? barbillon au bout de la mâchoire de destous ,ia queue en forme d’épée , le corps couvert de pe-tlte s écailles, de couleur mêlée de roux Sc de brun,avec des petites taches noires en ondes. Iota ,fluviatilis.

' *ËRlE. f.s. Jeu de hasard, où l’on met des lotsj-‘ e Marchandises, ou des sommes d’argent fpT qui^° nc distribués à ceux auxquels le hasard fait tome 5 des billets favorables. Sortitio , sortitus. Onplusieurs billets noirs Sc blancs ; fur les unsnt inscrits les lots mêmes , ou les numéros quilar qu ent un bon lot , & fur les autres rien : chacunCachette telle quantité qu’il lui plaît, à un certainË r L. Ces billets font ensuite distribues au fort ; quel-jîUes-uns tirent de bons lots, ou les bons billets, Scplupart des autres, rien du tout. Il s’est fait plu-«eurs loteries en Angleterre & en Hollande parP Cr mi(Eon du Magistrat. On en fait auffi plusieursf” France par permission du Roi, en faveur des. °pitaux, &c. Tirer une loterie , ouvrir une lote-j fermer une loterie. M. le Clerc a fait un petitj d ait d fur ce qu’il peut y avoir de louable ou dearnable dans les loteries. Le L. de Gregorio Létiur les loteries , a fait bien du bruit en Hollande,a attire bien des affaires à son Auteur. Nous avons- 11 o on ^ Traite des loteries par le Père Ménestrier ,Imprime a Lyon in-12. en 1700. Il y a parié dejj Ur origine , Sc de leur uíage parmi les Romains,•j e u a distingué plusieurs espèces , Sc par occasionsci a Parlé des forts, & traité divers cas de conp ,/ c e touchant ces loteries , dont quelques scru-p- Ux sembloient décrier l’ufage comme illicite.<y e encore sur les loteries 3 de la Mare, TraitéO °^ Ce , L. III , Tit. IF , c. 2 , p. 44g. & suiv.jeu j ^onne encore le nom de Loterie à un certainvér^-M tartes qu’on a inventé en conformité deses loteries , Sc qui est des plus amusans. U

dont

l’uú°f e avec deux jeux de cartes completsbilj e ert à faire les lots de la loterie , Sc l’a„..^tp 0 j n s ‘ On y joue jufqu’à dix ou douze , & pasce j quatre ou cinq. La partie dure jusqu’àfond S e e /onds de la loterie soit tout tiré , Sc cecj'ae c j^ COll siste en un nombre d’efpèces ou de jetonsl'on « a ^ Ue Joueur fournit également à la malle quet er > les C ' C ? ut ^usemble au milieu de la table. Foyer-1 ° Tí JAIr 1 CS âaus l’Académie des Jeux.des fj] s T‘ ^ m * Nom d’homme. Lotharius. U 11Premi er C .^Ëmpereur Louis le Débonnaire, est less trouv a * t Porté le nom de Lothaire , qui netemp s E.que dans le IX e Sc X e siècle. Dans ce%Up e r' Cln 9 ou six Princes l’ont porté. Lothaire I.CiUpe 'H fils de Louis le Débonnaire ; Lothaire II.d’Ar lls ^ Ur 3 Ouc de Saxe , sils de Gebhard, Comtedo nna f’ lothaire , Roi de Lorraine, qui fui011 nom , Sc qui étoit sils de Lothaire I. Lo-

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thaire sils de Hugues, Comte de Provence , queion père sit Roi d’Italie en 932. Sc Lothaire XXX eRoi de France , qui succéda à Louis IV. son pèreen 9/6. scion la Chronologie de Du Tillet.

LOsHIANE. í. f. Laudanía, Nom d’une provincede l’EcolIe méridionale , bornée au íud par la Mer-che , la Lauderdale & la Tuwedale ; au couchantpar la Cluydisdale , Sc le Comté de Sterling; aunord par le golfe d’Edimbourg, Sc au levant par lamer d’Allemagne. Ce pays peut avoir environ dix-huit lieues du couchant au levant, & cinq ou sixdu nord au íud. Il est allez fertile, & divisé en troisBailliages , qui prennent leurs noms de trois de cesvilles, qui íont Edimbourg, capitale du Royaume ;Linlitquo & Haddington ; outre. lesquelles on yremarque encore Lytk , Dalkel, Dumbar Sc Norr-Berwick. Maty.

LOTHIER. s. m. Vieux mot , qui s’est dit autrefoispour ce que nous appelons aujourd’hui Lorraine.Lotharingía. Jean, pa* la grâce de Dieu, Duc deLothier, de Braibant Sc de Lembourc. C’est le com-mencement d’une publication de paix de l’an 1300,entre le Duc de Lorraine Sc le Duc de Brabant.

LOTIDE. í. f. Terme de Mythologie. Nom d’uneNymphe. Lotis. Cette Nymphe voulant éviter laviolence que le dieu Priape lui vouloir faire , futchangée en arbre, auquel elle donna le nom Lotus.Quelques-uns, Sc Ovide même , Métamorphoses ,Z. IV , v. 348- la nomment Lotos , ou Lotus. Il11e faut point la confondre avec Dryopé , qui futaussi changée en Lotus , comme Ovide le décrit aumême endroit.

jpCF LOTIEN. Nom d’une ville de la Chine, dansla province de Huquang , département de Hoan-cheu.

LOTIER. f. m. Plante qui pousse plusieurs tiges me-nues , jettant des queues qui soutiennent chacunerrois feuilles en leur extrémité, 8c deux autresfeuilles en leur base, semblables à celles du trèfle „d’un goût astringent. Lotus. Ses fleurs font ramasséesles unes proche des autres comme en ombelle,légumineuses, jaunes, quelquefois verdâtres, sem-blables à celles du genêt, contenues dans des ca-lices dentelés faits en cornet. Lorsque ces fleurssont passées , il leur succède des gonflés qui renfer-ment des semences presque rondes, ou ayant lafigure d’un petit rein. Sa racine est ligneuse, divi-sée j longue j noire, garnie de fibres , rampante.Cette plante est détersive, apéritive, vulnéraire. EnLatin Lotus five Melilotus pentaphyllos minor gla-bra. C. Bauh. Pin. 332. Il y a plusieurs espècesde lotier. £CF La plus singulière est celle qu’on ap-pelle Trèfle musqué, ou faux baume de Pérou,plante annuelle qu’on cultive dans les jardins àcause de fa bonne odeur. Trifolium odoratum , me-lilotus major , odorata , violacea.

LOTING. Ville de la Chine , dans la province dePeking , au département de Jungping, huitièmemétropole de cette Province. Il y en a une autredans la province de Quantung, qui tient le rang degrande cité. .

LOTION, f. f. Terme de Chymie , qui signifie Ablu-tion , action de laver. C’est la c hoíe

qu’Edulcoration , qui est plus usité- C est une pré-paration de médicamens, qui se tai t en les lavantde quelque liqueur , soit e y e ae rafle legère,pour en ôter seulement les ordures , soit qu’ellesoit pénétrante, pour en emporter quelque sel, ouesprit, corrosif, comme la lotion de l’ajitimoine,des précipités , des magisteres , Src. soit pour oterquelque mauvaise qualité du remède , ou lui encommuniquer une bonne. Lotio. ffCFOn rire dessels d’un mixte pat plusieurs lotions réitérées. EnMétallurgie on dit Lavage. Foye% ce mot. On faitaussi des lotions pour déterger les plaies, fortifierquelques membres, amollir quelque tumeur , &c.

Lotion , est aussi un remède qui tient le milieu entre lafomentation Sc le bain. Lotio fomentitia. II y ena de rafraîchissantes & de somnifères pour les fc-