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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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L O U

à ce lourdaud, il le briser?.. Ce valet est bien lour-au f il ne saie pas faire un raellage. Il y a un conte.a êreable du Lourdaud de Champagne, dans les Nou-V£es qu’on attribue au Roi-Louis XI.

Ne forçons point notre talent ,

Nous ne ferions rien avec grâce.

Jamais un lourdaud , quoiqu il faffe ,

Ne sauroit passer pour galant. La Font.

. hhi Cange dérive ce mot de lurdus, qu’on a dit dansj? balle Latinité en la même signification, ou delordo.

LRDE. s. m. Terme d’Argot, qui signifie porte.

Je favois débrider la lourde fans tournante,p C’est à dire, je favois ouvrir la porte sans clef.]r\,sne de Cartouche.

ÇRDE, LORDE, Bourg de France, situé dans letíl §ore, en Gascogne, sur le Gave de Pau, à sept lieuesai1 dessus de la ville de ce nom. Il est dans le Lavédan,7 e c ’en est le lieu principal. Lorda, Lapurdum. Onqit que c’est un nom Galcon ou Biscaïen , qui a été^aeiennement donné aux habitans de ce lieu, à causee leurs vols & dc leurs brigandages. D’autres croient8 lle Lapurdum est Baronne, qui fut nommée Civitasç a otium , & ses habitans Laotes , 8c enluire Lorda }f a purdum. Car quelques-uns la prennent pour l’an-J' ei1 Lapurdum.

LOURDEMENT, adv. Dans le sens propre, pe-rurent, rudement. Au figuré, grosiìèrement. Gra-V , lter s inepte. Marcher lourdement. Se tromper lour-ç m ent. Cet homme est tombé lourdement, de tout,° n poids, fans se soutenir. J'appuyai lourdement surl ciseau. Ablanc. Cet Arithméticien s’est trompé° Ur dement dans son calcul. On s abuse lourdement,LOrrcT'^ on s’en rapporte au jugement de ses sens.LATRIE, f. f. Faute grolíière contre le bon sens,o°nti'e la civilité, contre la bienséance. Stoliditas ,l f e Ptia. Vous avez fait une étrange lourderie. Il estICin ^slc familier.

jLRDier. s. m. pour Lourdaut, étoit en usage dansí, e quinzième siècle : témoin les lourdiers de Troyes,^°nt il est parlé dans la soixante-quinzième des centNouvelles Nouvelles , & les quatre gros LourdiersIrn ai "retiers , Bouviers , de la Nouvelle 98 e .

URDISE. f. f. Action de lourdaud. Stupor, tarditas.ìruTr, 1Uot: ch peu en usage.

LoUR^^r 1 ^:’ OISE. adj. Vieux mot. Sot, désagréable.Kh. 1. f. Vieux mot, qui signifioit autrefoi smu-Jette, qui vient de lyra. On appeloit aullî Loureun«Lelui qui en jouoit.

appelle encore loure, en musique, une sortee danse qui se bat à deux temps, & d’un mouve-ment marqué. Le 1 premier temps est un peu plusparqué que le second. La Gigue est une espèce dej Ure , donc le mouvement est plus vif que celui de^° u re ordinaire.

LOURER, v. a. Terme de -musique. Lourer desm® j lourer un air, c’est lier les notes entr’ellesn Rs chantant ou en les jouant, de façon qu’onourfifi. les sons avec douceur-, 8c qu’on marque unj plus sensiblement la premiere note de chaqueLOim' 3s ’ que la seconde qui est de même valeur.Lnim?LSlL. Foy. Lo^gils.

RÏ IDON. si m. Terme de mépris.

Na fafraniére ! Ha vieille lourpidon IJJe ma franchise eft-ce là le guerdon?

M. Rousseau.

C J a

Le Est un terme emprunté de Rabelais, L. L. c. 49.Ues^p Vre Cholérique, racontant ses maies fortu-R 0 ’ UC ^visé par une vieille lourpidon, qúe song riles Urne lui feroit rendu à la venue des Coqueciq Uo - ‘ ‘ • Ce mot n’est point connu en Bourgogne,Ménage allure qu’on l’y prononce OrJ & qu’il s’y dit d’une femme mal propre. Dicl.lyj au mot Orpidon. M. le Duchat, ou plutôt

la Monnoie , Nu te 3. fur le chap. cité.

* orne

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LOUS. f. m. Terme de Calendrier. Nom d’un moisdes Macédoniens & des Grecs de Pergame , d’Ephèfe,& c. Lous. Philippe , Roi de Macédoine en parledans une lettre à ceux du Péloponnèíe. Vjyeq l’Grai-íon de Démosthène pour la couronne. Plurarque,dans Alexandre , fait répondre les Lous des Macé-doniens à l'Ecatombéon des Athéniens ; c’est à dire,à peu près à notre mois de Juin. Chez les T.yriens,le mois Lous répondoit à une grande partie de notremois de Septembre ; Sc chez les Lyeiens , Sc les Si-doniens, il répondoit à peu près à notre mois d’Oc-tobre. Enfin chez les Achéens, il répondoit à notremois d’Aoúx.

LOUSCHE. Voyeç Louche.

LOUSCHER. Foyeç Loucher.

LOUSCHET. Foye\ Louchet.

LOUSES. Lutoft. Ce lieu est dans le diocèse de Tryyes,en Champagne. C’étoit autrefois une Terre du do-maine de nos Rois, dans la premiere Race. L’AbbéBerchaire y bâtit une Eglise sous le nom & 1 invo-cation de Saint Martin. Ce lieu prit ce nom, parcequ’il étoit dans un endroit marécageux, plein de Boue.in loco Lutofo. Et de Lutofœ, on a fait Lutofes,Luofes, Loufes. Voyez Hadr. Valois, No t. Gall.p . 309.

LOUTARY. f. m. Poisson de l’île de Madagascar. Ilne se prend dans un lac qui est au pied de la mon-tagne des petits hommes, que d’une forte depoiílonsemblable à la truite, Sc long d’uh pied & demi.Comme il ne se nourrit que d’une liqueur gt.aíîè quinage sur i’eau, il porte avec lui s a sauce 3 car soitqu’on le mange bouilli, frit, ou rôti-, sitôt qu’onvient à louvrir, il remplit un grand plat d’un sucdélicieux, qui lui sert d’assaisonnement. On appellece poiilon Loutary. Furetïrìana.

LOUTH. Nom d’un bourg de la Lagénie, ou provincede Leinster en Irlande. Louta , Lutum , Lugum. Ildonne son nom au Comté de Louth , dans lequel ilest situés à deux lieues de la petite ville d’Atherde,8c à deux dc celle de Dundalke. Maty.

Le Comté de Louth. Lugenfis , ou Luthenfis Co-mitatus . Contrée de la Lagénie, en Irlande. Elleest. bornée au sud par le Comté d’East-Meach 3 aucouchant par ceux de Cavan & dc Mongham ; aunord par celui d’Armagh , & par la baie de Carling-fort ; & au levant par la mer d’Irlandc. Ce Comtépeut avoir dix lieues de côtes, & quarte ou cinqdans fa profondeur moyenne. Ses lieux les plusconsidérables font, le bourg ds Louth , qui lui donnele nom, & les petites villes de Carlingfort, deDundalke , d’Atherde, & de Droghéda. Maty.

LOUTRE, f. m. 8c f. Animal amphibie comme le cas-tor , 8c qui vit de poisson. Lutra. Il a les jambescourtes , la queue longue, & est de la grosseur d’unmatou. Ses oreilles font petites comme celles ducastor , avec lequel plusieurs Auteurs le confondent.Pline & Bélon disent qu’ils ne disterent qu’en ceque la queue du castor est couverte d’ecailles, Scque celle de la loutre est fort pelue. Son poil n estpas la moitié si long; car il n’a que huit lignes, aulieu que le plus long.du castor en a jusqu à dix-huir.Les femelles ont à la matrice des nymphes, & unclitoris commes les femmes. Ses reins approchentde ceux de l’ours ; mais au lieu de cinquante-deuxpetirs reins qu’on trouve dans l’ours, la loutre en aseulement dix , séparés les uns des aucres , ayant cha-cun leur parenchyme , leur veine 8c leur attere emul-gente à part. Elien l’appelle chien de riviere, parceque les dents de l’un&de l’autreíe restemblent tout-à fait. Aristote attribue à la loutre , ce que Pline ditdu castor,- que quand il mord un homme, il nequitre jamais prise , qu’il n’en ait senti craquer lesos sous les dents. Il y a dans le Canada des loutresd’une grandeur extraordinaire. Les Sauvages font desrobes de leurs peaux, qui étant portées & engrais-sées , tant de leur lueur, que des graisses qu’ils ma-nient, servent à faire de meilleurs chapeaux queceux du seul poil de castor, parce qu’il est difficilede mettre en œuvre le poil, quand il est tout seul,

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