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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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à cause qu’il est trop sec. .Ces peaux ainsi maniéespar les sauvages, font ce qu’on appelle le castorgras. On fait de beaux manchons de la peau d’unloutre. Les loutres font de grands dégâts dans lesrivières, étangs Sc viviers. Sur les loutres 3 voyez leTraité de Police de M. de la Mate , T. II.p. 13 ,70.(Lest un manger inférieur au castor.

Ge mot vient du Latin lutra , ou du Grec ,qui signifie lavoir 3 parce qu il ne se plonge jamaisque dans Peau douce propre à faire un bain ; aulieu que le castor va dans la mer Sc dans les rivières.

Quand ce mot se prend pour un chapeau fait depoil de loutre 3 il est masculin. Pileus Lutreus. Voilà !un beau Loutre. Le loutre n’est pas si bon à l’usé quele vigogne.

LOUTRtE. M. de Laurière , qui écrit ainsi ce motdans ses additions à Ragueau, écrit Y outrée dans l’ex-plication de ce mot. Voye p Outrée.

LOUVAIN. Nom dune ville de Pays Bas. Lovonium,Lovonnium , Lovanium , Luanum , Luvanum. Elle estcapitale du Quartier de Louvain , contrée du Bra-bant, & située fur la Dyle, à cinq lieues de Bruxelles,& à quatre de Malines, vers le levant. Cette ville ;a quatre milles de circuit ; elle est fortifiée , & con-sidérable par son Université, qui est fort célèbre ,Sc qui a vingt Collèges, ou l’on enseigne toutes sortes 1de sciences. Elle a eu autrefois ses Comtes particu-liers , qui políédoient une grande partie du Brabant.Les Flamands dtíent Loeven Sc Lueven. Hadr. Va-lois , Not. Gall. p. 288. Maty. long. zz. d. 16'.l f'. lat. 50. d. 50'.

Le Quartier de Louvain. Lovanienjis Tetrarchia.C’est une des quatre contrées du Duché de Brabant.Elle a au nord le Quartier d’Anvers ; au couchantcelui de Bruxelles; au midi le Comté de Namur ; Scau levant le pays de Liège. Ses villes principales fontLouvain, Aríchot, Sichem , Dieii, Leuwe, Tilmont,Judoigne , & Gemblours.

LOUVAT, f. m. Ce mot est du style burlesque, ilsignifie la même chose que Louveteau. Lupa catulus.

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deç écoutilles dans les navires de Terre N"ttv- -•lequel pallent Sc tombent les morues, Ru N ’font habillées. Tourn. Cadus utnnque eXjU» ^

Louve, ferme de Pêcheur, botte de ulct roi-prendre du poillon. Orbiculare reu. Ce blet e ^ ^manière de petite rafle, ou plutet ce n'est st u " v£Ccotre de la rafle, qui est une eípcce de m er ^lequel on prend force poillon. Pêcher aveclouve. Rusrs innocentes. Juva-

La Louve. Nom d’une petite rivière de Fran ce * f.Elle est dans la Franche-Comté , Sc va S t0 1 ^Don an - délions de Dole. Quelques Au teluS ^moyen âge la nomment Loa. Elle coule en . U ' < r • clins Sc la Saône. La Chronique de LAbbaye deBénigne de Dijon , dit que la Louve est tres-r'ssHadr. Valois , Not. Gall. p. y08. . e

ffc? U y a une autre rivière de même nom qui a laau Béarn , & le perd dans l’Adour un peu aU 'fous de Castelnau. , , c

LOUVÉ , LE. Terme dont on se sert à l’Aiu esI t, gpour signifier un serpent plié & roulé en ipiray ,serpent étoit louve dans un coin avec la tete fLabat.

LOUVENT. adj. f. m. Nom d’homme. Lupentius-Louvent étoit Abbé de S. Privat dans l’an c1 ^ville de Javouls, au pays de Givaudan dans le VI

cle.

finit

Le Comte Innocent le persécuta 3 Sc ue > £slles indignités & les maux qu’il lui fit íoustrir,lui coupant la tête. Ce fut vers l’an 384. ou vìBaiilet , au 22 e Octobre , après Grégoire de

mji. l. n 3 c. J7 .

LOUVER. v. a. Faire un trou dans une pierre , Jpre pour y faire entrer la louve , afin de 1 élever. -Ever une pierre. Foye\ Louve. p

LOUVER C L. Luperciacum. Ce lieu est fur la Vêle rvière de Champagne , entre la Neuville Sc D v ’Hadr. Valois ,• Not. Gall. p. 6 0 3. .

Ce nom lui vient de quelqu un nommé Lup e ’, ^Valois , Ib. ou peut-être parce qu autrefois 1 £S ^perques y faisoient leurs lacnfices, de qu il etoit

Au bout de quelque temps que mejsieurs les louvats,Se virent loups parfaits , & friands de tuerie.

La Font.

Louvat , f. m. Petite rivière du Comté de Novogo-rod Wéliki 3 en Moscovie. Luvatum. Elle fe déchargedans le lac d lime n , & elle est prise par quelquesGéographes pour l’ancienne Chersinus 3 que d’autrescroient être la rivière de Narva , qui baigne la villede ce nom , Sc fe décharge dans le golfe de Fin-lande. Maty.

LOUVE. f. f. La femelle d’un loup. Lupa. La/owveneporte que deux mois, Sc fait cinq , six Sc sept pe-tits j qui font aveugles loríqu’ils viennent au monde.La louve aime si éperduement ses louveteaux , qu ellene les quitte point juíqu’à ce qu’ils voient clair.Et pendant ce temps là , le loup qui a couvert lalouve j lui apporte à manger. D’autres disent lecontraire, (fr On dit d’une femme abandonnée à ladébauche , que c’est une louve. Pour les autres ligni-fications d,u mot louve j soit propres, soit figurées ,Voye\ Loup.

|£F Louve. Terme d’Achiteélure. Outil de fer qu’onplace dans un trou fait exprès à une pierre qu’onveut élever. Lupus tractorius. C’est une espcce decoin plus large par en-bas que par en-haut, qu’onengage dans le trou qu’on taille exprès dans la pia-re , & qui a un anneau par en haut, avec lequelon Rattache au cable. Comme il reste du vide dansle trou de la pierre au côté de la louve , parcequ elle va en érréciilant par en-haut, on y met uneespèce de com fer dc chaque côté , qu’on appelleLouveteaux , pour l a refíerrer. On prétend que c’estcc que Vitruve a appelé forcipes. Dans les grandsbâtimens il y a un ouvrier destiné à faire le trou auxpierres pour Xeslouver, c’est-à dû e , pour les élever par-le moyen de la louve. On appelle cet ouvrier Louveur.

Louve. Terme de mer. Baril défoncé, mis fur l’une

linot'

dié à Pan.

LOUVET. f. m. Loup de médiocre taille. Lupus! 7111

Il n’est d usage que dans les Campagnes.

Louvet. adj. Terme de Marécfnllerie. Ce m ot fauíìì en parlant du poil de certains chevauxN efe dic guère qu.’au masculin. Il veut dire uni’ Dde poil qui rire íur le poil de loup. PoilCté? Cheval louvet, isabelle foncé, mêlé d unbelle roux, le tout approchant de la couleurpoil d’un loup. , -sa

LOUVETEAU, s. m. Le petit d’un loup qui est 70mère. Catulus lupa. On l’appelle austi CheaU- ^Louveteau , se dir aussi des deux petits coins dqu’on met des deux côtés de lí louve , pour e ^, e rcher qu’elie re forte du trou où 011 la veut £í ^ 0 íjcïpour élever une pierre. Lupi helciarii cuneus-Louve. , e sie

L OU VETER, v. n. Qui sedit de la louve, qu 311fait des petits. Catulos lupinos edere. , i olI p.

LOUVE IERIE. í. f. Equipage de chasse peur j. lllS laInfrucîus luparius. II y a plusieurs OfficiersLouveterie. En plusieurs Provinces il y a d £Snans de Louveterie. yídf° nS

IfT On appelle au.ìî Louveterie dans quclqu eS e .

Royales , le lieu destiné pour loger cet e st l ^ u ipag eLOUVETIER. f. m. Officier qui commande a y e naW xdu Roi , entretenu pour la chaste du Lo uVe

luparius. Autrefois il- y avoir cn France 0 oiU'tiers entretenus dans routes les Forêts, c f\

Ch 4 dcus ; kz , dedeux utes

_.....

fil Charge. C’est François T. qui en 1 er '

Charge de Grand I.ouveticr de Fiance. j es3 tirre sment de fidélité entre les mains du Roi’ - nrU nS *Officiers de la Louveterie le prêtent en f C r nu vet' ers *La raison qui fit créer des Charges de ^ £ ;llI } e s ,fur que les incursions des Barbares dan-^j^g ? cesayant fait périr un. nombre infini de °

moit alors Loutiers , Louviers , &

Le Grand -Louvetier de France niesloup au délions de l’écu de les armés,