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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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LUC

^ , a ^ u ^ ri fi er y & les défendre contre l’acrimo-p. es socs._L’hui!e d’amande douce lubrifie ìcs ïn-j. J} s » °n en donne dans la colique pour amortirLl/RPtrí 1 ^ es tumeurs acres.

^ , "vOP. adj. m. & f. Salax impudicus. Il se ditCi.^oses , auísi bien que fCT des personnes de íexe1 Went, qui font entraînées l’une vers l’autre parpenchant violent, & se portent à des actionscontraires à la décence. Et en parlant des choies,? a ‘ e dit de celles qui portent à la lubricité. Leser n«ies Maures font fort lubriques. Joíeph fit fa for-Ulle pour avoir résidé aux désirs lubriques de la fem-me de Putiphar.

Rien ri arrête le Sexe en son ardeur lubrique ;‘■redoute moins Dieu , qu il ne craint f Authentique.

fj Sf, niot vient du Latin lubricus , glissant ; pour

Soiíier un homme qui n’a pas la force de se rete-nir. n r

B KlQUEMENT. adv. d’une manière lubrique, im-' Danser lubriquement.

. - s m. On appelle Sou s-lubs à Hambourg & en. eurs villes d’Allemagne , une monnoie de compte

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} Ui Vaut un cinquième plus que les fous tournoise fiance ; enforte qu’il ne faut que 48 fous lubsfaire l’écu de soixante sous. On dit un marc-ÍJ i un fous -lubs , un denier lubs.

LUC.

f. m. Nom d’homme. Lucas : Saint Luc, Evan-Selifle, L’Evangile de S. Luc , ou selon S. Luc. TousAnciens disent que S. Luc étoit d’Antioche. S.\ ai 4 , Co lofs. IV. 14. nous apprend qu'il étoit Me?cin. Il n a point été du nombre des Apôtres, nonU Us que S. Marc. Ainsi il nia point écrit dans sontVa ‘igile ce qu’il avoir vu lui même, mais ce qu uav °it oui de ceux mêmes qui l’avoient vu, solonUu’il i e t é m ojgne au commencement de son bvan-kde. Tertullien dit que l’Evangile de S. Luc s attn-bu »it d’ordinaire à S. Paul, cest-à-dire que cet Apo-tre lavoir dicté à 5 . Luc. S. Luc a écrit en Grec ,^ plus purement que S. Marc & S. Jean. Des ma-nuscrits Grecs de son Evangile , Sc d’anciens Au-J. eut s - disent qu’il récrivit quinze ans après l’Ascen-hon de Notre Seigneur. S. Luc est aussi sauteur duLivre des Actes des Apôtres. Quelques-uns ont cruqu’il étoit un des LXXII. Disciples de J. C. mais lecommencement de son Evangile n’est pas favorablea cette opinion. Quelques uns croient qu’il n’étoitPpint Juif, parce que S. Paul le sépare desClS; la preuve est bien foible.

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P.o~ r0tIUS C1 °^ c h ie Lucas est la corruption du nomAfso 1111 R lLC ‘R ms ' qu’il avoir pris, comme tous lesaVo ^ anc bis prenoient ceux de ieur^ Patron; qu’ilt0 « exercé la Médecine à Rome; quêtant de re-où r , en -yrie, il embrassa lc Christianisme à Antioche,O étendit S. Paul prêcher.p 0 |p 11 a Ppelle en style bas Sc populaire, un bœuf ,d’E e,3 L R uc > P arce q ue des quatres animaux

r ift 2ec h.el, qui font les figures des quatre Evangé-q u * Cs -> I e bœuf est celui qu’on attribue à S. Luc , Scà c ^/' e Peint toujours à ses côtés , comme l’aiglegr O 0' C S Jean. fÇF L’on dit aussi d’un hommeq u ’p Ie so stupide , qu’il ressemble à Toifeau de S. Luc ,q ^de l’esprit comme l’oiseau de S. Luc.

8. j - familièrement qu’une chose n’est pas selonh 0(ìl ^ ' i°rsqu’elle n’est pas dans les règles ; qu’Unìnfjj;.! c n ’est pas selon S. Luc, lorsqu’il passe pour

j ^elofj ç * , , /

B • *«c > lorsqu’elle est erronée.for t , 1 ° Ur g de la Provence, situé dans un terroir6c d’H'î^e Sc fort fertile, à sept lieues de FréjusGé 0o - r le / es - Sc à huit de Toulon. Lucus. QuelquesP 0 s a Pues prennent ce bourg pour l’ancien Forum3 °u Vocpntii, que d’autres mettent à DraG q [[ an - °u au Canet. Maty. Hadr. Valois Not.

• P. 28p, l’appelle Lucus Vocontiorum. Il re-1 o nie V.

fripon ; qu’Une proposition n’est pas

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marque, p. zya. que Tacite en parle au premierLivre de les Histoires comme d’une ville munici-pale , & que Pline le nomme Lucus Augusti , L. III.c. 4. Mais certainement Pline distingue fort le LucusAugusti , du Forum Vccoriú , que Bouche , Hist. deProv. Liv. III, c. 4. p. iyo. Sc après lui, le PereHardouin dans ses notes, placent au Canet.

Il y a encore Luc en Provence, proche de Bri-gnole, qui donne aujourd’hui son nom à la maisonde Ventimiglie. U est sous la latitude de 34 degrés,entre 1 © & 30 minutes. Bouche, Hist. de Prov.p. n. T. I.

Luc. Autre petit bourg du Dauphine, situé près dela Drome , à cinq lieues au-dessus de Die. LucusSaliorum. Il y a un petit lac près de ce lieu , Sc quiporte son nom. On dit qu’une montagne s’étantéboulée, & ayant fermé le lit de la Drome , seseaux ainsi retenues, sonnèrent ce lac & submer-gerent l’ancienne Lucus , ville des Salyens.

LUCAINS. Nom d’ún ancien peuple d’ítalie, habi-tant de la Lucanie. Lucanus , a. Les Lucains vinrentautrefois des Samnites. Vigénere, fur César. La ri-vière de Lave sépare les Lucains de la Calabre. Id.Les Romains eurent anciennement de grandes guer-res contre les Lucains , comme gens mal-aisés à con-quérir. Id.

Lucain. si m. Nom d’un ancien Poëte Latin , quivi-

■ voit sous Néron. Lucanus. Il a écrit èn vers la guerecivile de César Sc de Pompée. Ce Poème s’appellela Pharsale de Lucain. Brébœuf a traduit en versFrançois la Pharsale de Lucain. Le Traducteur n’estpas moins guindé que l’original. Voyeq Lucanis te.Lucain étoit de Cordoue cn Espagne ; il étoit filsd’Anna'us Mêla, & neveu de Sénéque le Philoso-phe. Voye-q la Bibliothèque Latine de Fabricius , T.I. p. yp8. & stuiv.

LUCALA. Rivière de l'Ethiopie occidentale, au paysd’Angola.

LUCANIE. Nom ancien d’une contrée d’Italie. Lu-cania. Selon Ptolomée , la Lucanie étoir la troisièmerégion d’Italie dans la première division d’Auguste.La Lucanie étoit dans la grande Grèce, que nousappelions aujourd’hui la Basilicate , Sc une partie dela Principauté citérieure dans le Royaume de Na-ples. Au Septentrion, elle étoit séparée des Picen-tins par le Sélo, ou Selle, & de la Panille par leBrandano ; au midi le Léo, ou Lave , 1 a séparoit desBrutiens. Elle avoir le golfe de Tarente au levant,& la mer de Toscane au couchant. Voyez Pompo-nius Mêla, L. II. c. 4. Il y a un grand nombre debelles médailles frappées dans les villes de ce petitpays. 1102IA0NEAT iN, ÏEAHTÍ 2 N , Bl’ETTIÍÎN , MA-MEETINHN , rariNCN, AOXPslN, ZEOTPri Í2 V . KAT-AÍ 2 NIATAM, KPÍ 2 TÍ 2 NIATAN, feOTPIstN, &C. Voyc £

Goltzius, Nonnius & le Chevalier Marsham, Ca-non. Chronol. f&cul. XVII.

LUCANISTE. f m. Partisan du Poëte Lucain. C’estun terme dont s’est servi Balzac en écrivant à Cha-pelain , Liv. 1 p. Lett. 1. Vous avez , dit-il, plaidé lacause de Virgile admirablement. Sc je ne crois pasqu’après cela il y air de Lucanifie qui ne se cache....On lit dans le I. tome des Mélanges de Vigneul Mar-ville, ce trait remarquable. M. de Brébeuf, dans fajeunesse, n’avoit d’inclinarion que pour Horace. Unde ,ses amis, nommé Gautier, qui est mort Lieute-nant Général de Clermont en Beauvoisis, avec la ré-putation de bel esprit, n’avoit au contraire d’attache-ment que pour Lucain, Sc le preferoit a tous les au-tres Poètes. Cette préférence causoit souvent des dis-putes entr’eux ; mais à la fin, fatigués de toujours dis-puter Sc de 11e rien terminer, ils convinrent que cha-cun d’eux liroit le Poëte de son compagnon, l’exa-mineroit & en jugerait avec équité. La chose sutfaite comme elle avoir été résolue, & il arriva queM. Gautier ayant lu Horace , en fut si charmé, qu’ilne le quitta jamais depuis , Sc que M. de Brébeufayant lu Lucain,-s’y abandonna de forte, qu’enivréde son génie, il devint aussi Lucain que Lucain mê-me, Sc encore plus, Lucano Lucanior , dans la Tra-

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