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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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mièredes Anséatiques, Sc le lieu où elles tiennentleurs archives. Elle est grande , bien bâtie, assezbien peuplée , & assez marchande. Elle Ta été beau-coup davantage , mais une partie de ion commercea été transporté à Wismar & à Hambourg. Ellesuit la confession d’Ausbourg depuis Tan 1450.Maty. Le siège de Lubeck a été à Adelbourg ouOldembourg , depuis le milieu du X e siècle quel’Empereur Otton le Grand le fonda , jusqu’au mi-lieu du XII e siècle que Gérold XII e . Evêque d’Al-denbourg , obtint en 1163. qu’il fût transféré à'Lubeck. Voyez fur cet Évêché, Imhost , L. III >c. 22.

L’Évêché de Lubeck. Lubecenfis Episcopatus. Petitpays de la W agrie , contrée du Holliein. Il est diviséen deux parties, dontl’uneest le long de la Trave,& l’autre autour du lac d’Eurin. Ses lieux princi-paux font Travemunde Sc Lutin, reíidence de l’É-vêque. Cet Évêque est de la Mailon de Holstein-Gottorp depuis l an 1587. quoique le Chapitre ré-sidant à Lubeck en fasse une espèce d'élection j il est dela confession d’Ausbourg , de même que les Chanoi-nes. Maty. L’Évêché de Lubeck est le seul qui soitdemeuré entre les mains des Luthériens. L'Égliíecathédrale est dans la ville de Lubeck , mais l’Évêquequi est un Prince protestant de la Maison de Hols-tem-Slestvick , fait ía résidence à Lutin , qui estun lieu fort agréable fur un lac à 4 lieues de Lubeck.Les Princes de cette Mailon le íont approprié cetÉvêché, y succédant de frère en frère , Sc d’oncleen cousin, depuis lan 1547. Lins, Hijl. del’Emp.L. FI, c. 6. Et de tous les Princes d'Allemagne quiont envahi les terres Sc les domaines de l’Église, cesont les seuls qui s’y soient conservé une espèce dejurisdiction Ecclésiastique.

Le golfe de Lubeck. LubecenjlsJlnus , anciennement,I.agnus sinus. Ce golfe est une partie de la mer Bal-tique. Il est entre File de Fémerin , la côte orientalede la Wagrie , en Holstein, Sc celle du Duché deMékel bourg. Maty.

XUBEN. Nom d’un bourg, ou petite ville de la Basse-Luíace. Luba. Ce lieu a un pont sur la Sprée , à sixlieues au-dessous de Cotbus. Maty.

Luben. Autre petite ville de la Principauté de Lignits,en Silésie. Luba. Elle est fur la rivière de Kattebach,à trois lieues de la ville de Lignits.vers le nord , elleest défendue par un bon château. Maty.LUBENCE , ou LUBENTINE. f. f. Terme de Mythologie. Nom d une déesse honorée par les Romains.Lubentìa , Lubentina. Varron croit que cette décileest celle qu’on appelle ordinairement Vénus.

Ce nom , selon Varron, vient du verbe lubet. S.Augustin le dérive du mot libido. Voy. LIBENTINE.LUBERNE. s. f. C’est le nom qu’on donne à la femelledu Léopard. Quelqûes uns l’appellent aussi Panthère.LEMANA. Foyeq LAUBACH.

LUBIE. f. f. Caprice, fantaisie qui prend à quelqu’unde faire quelque chose qu’il ne feroit pas en un autre temps. Fitiofa libido. On dit dans Virgile travesti,en parlant de la renommee :

Car il lui prit une lubie

IF aller prôner par la Libye 3 &c.

" Ce terme est familier, bon pour le style maro-tique.

LUBIEUX, EUSE. adj. A qui il prend quelquefois deslubies. Male feriatus. Ce' mot n’est plus d’ufage.LUBIN. f. m. Nom d'homme. Leobinus , Leovinus ,Leubinus , I_.eovittus , I^eulenus. Saint Lubin est unEvêque de Chartres du IV e siècle , natif de Poitiers.Saint Lubin assista au V e . Concile d’Orléans, tenuen 449. Sc au II e de Paris, vers l’an y4 J. Il signedans le premier Lubenus , 8c dans le second Leubi-nus. Il y a dans le pays Chartrain & dans le Per- ,che, des bourgs & villages qui portent le nom de Ice Saint. Saint Lubin , Sc Saint Lubin le Crevant, ffont entre Bréío Iles & Nonancour clans la Beauce.Saint Lubin , Sc Saint Lubin le Chassant font dans le >

Saint

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Perchej le premier entre Bazoches Sc Nogentle second entre Nogent Sc Illère. Il y a encore a "Lubin de Léfìgny , proche de la Loire, Saint ude Vignes 3 Sec. r

LUBLIN. Nom d’une ville de la Haute-Pologne.b linum. Elle est capitale du Palatinat de Lub :^ eSsituée fur la petite rivière de Vistricza , l eize 1 1

de la ville de Sandomir, vers l’orient tep tent11 ^ ^Lubíin est une ville allez bien bâtie, c ^k re P 1T y.Foires , Sc défendue par un bon château. » JLong. 40. d. 40'. lat. 41. d. 4T. . ,

Le Palatinat de Lublin. Lublinenfis Paint 1Ce Palatinat est une des trois Provinces de la y a - rPologne. Elle est au couchant de celle de Sando >& elle n’a rien de considérable que Lubint , 13 .pitale, & les bourgs de Kazimiers & de Pi° tr °Maty. . p

LUBLINITZ. Petite ville de Silésie dans la P rinpauté d'Opelen , vers les frontières de Pologne-LUBLO , LUBAW, LUBOULA. Petite ville du 1 "tinat de Cracovie, en la Haute-Pologne. Lubofi 1 iLubloa. Elle est fortifiée, défendue par une h 0 '^citadelle, Sc située lut le Propuci, à cinq fau dellus de Sandec , Sc vers les confins de la U°grie, dont elle dépendoit autrefois. Maty. ,EUBOEO. Pays d'Astique, dans l’Ethiopie orienta >au Royaume d’Angola. u j

LUBRICITÉ, f. f. Qualité d’une chose glisiante,

H:oule avec facilité. M. Arbuthnot, dans le deuV echapitre de son Essai lut les esters de Pair , eX P ^ fafa fluidité, fa lubricité , ía gravité, son ressort,^condenfabilité j sa dilatabilité , &c. & en déust" edifferens esters. L’Abbé des Fontaines. -

ffHL Ce mot n’est point d’usage dans le physique , ss J eque le mot de lubrifier soit employé commedidactique. '

$ 3 “ Lubricité , au moral, désigne un penchantlent dans l’homme pour ía femme , ou dans la y eme pour l’homme, un amour immodéré, q ul , £ (tfait pas respecter ía décence. Salacitas. Ce 11proprement ni la lasciveté , ni l’impudicite.bricité tient du tempéramment : elle resuite de la■ cposition des parties ; Sc íes disterens degres depen ^de la concurrence accidentelle des causes physistj?

La lasciveté tient plus aux mouvemens qu’à la 1sation.

dit

ae

$ 3 “ On nous asture dans l’Encyclopédie qu’on >■>" ,.| Scertains animaux , comme les boucs, les chats, ss^ ])£font lubriques ; mais qu’on ne dit pas qu’ibimpudiques : Il semble donc, ajoute t-on , que £pudicité soit un vice acquis, Sc la lasciveté un de •naturel.

ífT II est bien vrai que le terme à'impudique ne Fçêtre appliqué aux animaux , parce qu’étant i' e ^aux mœurs, il ne peut convenir qu’aux cires, ^fonnables qui font assujettis aux loix de la P'fi-gtéPar la même raison, quoique les termes de ^ ^^tSc de lubrique désignent un défaut naturel * ^ $aussi relatifs aux mœurs , 8c exprimant des acontraires à la décence, ils ne devroient de n ^ o)lCs’appliquer qu’aux êtres raisonnables. Jedu bouc qu’il est lascif , 8c non pas qu’il c ,f e yleTJuvénal invective fort contre la lubricité ^ fiìsaline. On doit ôter tous les objets qui P olt •lubricité. Ce n’est pas à moi à fournir de q J ; itretenir vos lubricités. Malherbe. On 11 e Pvoir sortir des chaînes du père, pourcelles du fils, fans concevoir une eípece stoua"pour fa lubricité. Critique de Télémaqf • e .mes ( il est question des esclaves que 1 ve .les Turcs) se voient destinés aux services c£ svils, Sc. les femmes à l’insatiable lubricitédémons de luxure. Du Loir, page //•

Trop heureux fi le Sexe , enfinRenfermoit tout Vexcès de fin ma

• sio-nisie

LUBRIFIER, v. a. Terme de Médecines int cstins

oindre, & rendre glillanr. La muco.

sert